Un rapport de la mission de l’ONU en Irak l’affirme : l’usage de la torture par les forces de l’ordre, les incarcérations arbitraires, les rafles menées de main de maître par les "soldats de la paix", le règne de la terreur alimenté par le ministère de l’Intérieur et les exécutions sommaires sont quantitativement dignes de Saddam à son apogée... l’insécurité et le terrorisme religieux en sus !
Colin Powell bat sa coulpe
Par ailleurs, d’après L’INRA (Agence de presse de la république islamique) du 9 septembre dernier, relayée par Europe 1 le même jour :
“Colin Powell a déclaré jeudi, en entrevue à CNN, que son discours devant l’ONU sur la présence d’armes de destruction massives en Irak était une « tache » sur sa réputation. « C’est une tache parce que je suis celui qui a fait cette présentation au nom des États-Unis devant le monde, et cela fera toujours partie de mon bilan », a dit l’ancien secrétaire d’État américain.
Le 5 février 2003, M. Powell a fait devant le Conseil de sécurité de l’ONU, une longue présentation du dossier à charge des États-Unis concernant les armes de destruction massive supposées du régime de Saddam Hussein.
Ces arguments ont servi à justifier l’invasion de l’Irak quelques semaines plus tard, mais aucune de ces armes n’a été retrouvée.
Colin Powell affirme que le souvenir de cet épisode est douloureux. Il se dit par ailleurs consterné que des personnes dans son entourage ne lui aient pas dit que certaines sources utilisées dans son discours n’étaient pas fiables.”
Bref, les principaux responsables [1] du conflit Irakien reconnaissent aujourd’hui leur épouvantable méprise. En revanche, on attend toujours en France le mea culpa de certains intellectuels "bien de chez nous", tels Romain Goupil, [2] qui avaient stigmatisé l’hexagone via des qualificatifs aussi valorisants que "moisi" et "poltron".
Que ceux qui se reconnaissent n’hésitent pas à nous adresser leurs plus plates excuses...
Merci encore, la France "d’en haut" ! :-)
Vincent Bouba illustre désormais Vox pop’ ! Les dessins sont la propriété de l’auteur. Toute reproduction, même partielle, est interdite, sauf accord exprès du créateur. Le site de Vincent Bouba : http://vincentbouba.free.fr
Gaëlle Sartre-Doublet] [(Lecture philosophique des contes de fées) Gaëlle Sartre-Doublet, 37 ans, maitrise de Philosophie.
Ex-prof auprès d’un public en difficulté scolaire, ex-journaliste à "La Dépêche du Midi", actuelle fonctionnaire territoriale et modératrice du forum de Vox Populi, rédactrice en chef et directrice de publication pour notre webzine jusqu’au 1er janvier 2009, date qui a vu Laure Dupau reprendre le flambeau.
Vincent Bouba] [(http://www.vincentbouba.com) Entre images et Musique, le coeur de Vincent Bouba balance, de la nostalgie
Pop Rock à la volonté de se créer un univers original, curieux et ludique qui lui ressemble.
Essayiste, expérimentateur, Bouba dessine et chante l’époque, la société de consommation, la guerre à la télé, les média, usant d’un ton désabusé comme d’une extraordinaire énergie pour demain.
Bien dans ses baskets, Bouba s’amuse de tout et de lui-même, même s’il n’hésite pas à dénoncer la gravité du monde et les aberrations du système.
Un artiste en devenir, en phase avec ses trente ans.
La simplification n’est-elle pas tout le temps l’ennemi de l’intelligence ? Je suis désolé de constater que tu interprètes les évènements irakiens à partir de ton opinion sur cette guerre - tu étais opposée... Du coup, tu prends en compte seulement les problèmes ou pire que connait "l’Irak". Je place ce nom entre guillemets car l’unité géographique a peut-être encore un sens, mais l’unité sociale et politique, c’est autre chose... Les Sunnites de Saddam Hussein ont imposé pendant trente ans une unité factice et criminelle (les Chiites étant largement victimes du régime). Aujourd’hui, et ce A CAUSE DES SUNNITES, cette unité est menacée. Les Chiites et les Kurdes n’ont aucun intérêt à accepter une unité alors même que beaucoup, trop, de sunnites approuvent, tacitement ou non, les attentats contre les chiites qu’ils qualifient injurieusement de "raffidahs". Depuis le début de l’insurrection, les chiites ont été pris pour cibles et ont perdu des centaines de personnes, femmes, enfants, assassinés par des sunnites ou des étrangers à la solde d’Al-Qaeda. Jusqu’ici, les vengeances étaient rares, car les religieux chiites réussissaient à contenir leurs fidèles. Recemment, des sunnites ont été retrouvés assassinés... et leurs représentants ont accusés les Chiites de conduire le pays à la guerre civile ! Quelle atroce plaisanterie ! Alors qu’ils ne font rien pour empêcher la guérilla, quel que soit le nom que tu veuilles lui donner, d’assassiner des chiites et des kurdes.
La situation de l’Irak est donc difficile, parce que les Etats-Unis ont des dirigeants incompétents (cela date d’août 2001...), politiques et officiers militaires, incapables de prendre des mesures adaptées à la situation. Par exemple, la circulation des voitures est totalement anarchique ; il n’y aucun plan d’immatriculation des véhicules, ...
Que je sache, les islamistes fondamentalistes proches d’Al Zarkaoui et consorts n’ont aucune solution digne de ce nom à proposer aux Irakiens si ce n’est une dictature religieuse, sous contrôle sunnite.
Les sunnites, qui ont profité du système Saddam pendant trente ans, ont la haine : ils ont tout perdu avec l’effondrement de ce régime. Mais ils devraient comprendre, le plus vite possible, qu’ils ne parviendront pas à imposer leur loi aux Kurdes et aux Chiites.
Est-ce que la communauté internationale devrait agir ? Proposer aux partis en présence des Etats nouveaux ? au nombre de trois ? Dans ce cas là, les sunnites comprendront leur douleur ; ils n’ont pas de pétrole dans leur zone. S’ils veulent éviter ce scénario, les responsables sunnites devraient comprendre qu’ils doivent, tout de suite, cesser de jouer aux c..., en soutenant une guérilla criminelle.
Je suis fier, pour l’essentiel, de ce que représente la Résistance Française au nazisme ; mais que je sache, celle-ci n’a pas commis des crimes de masse contre des Français. Là, en Irak, les Irakiens, et le monde, ont à faire à des fous, à des assassins qui usent de "la religion" et de la "cause de la résistance" pour assouvir leurs instincts.
Il faudrait oublier Georges W. Bush... Pourquoi ? Parce qu’il est en train d’accomplir et de terminer son deuxième mandat ; et qu’il ne peut plus être réélu. Il faut surtout que le prochain Président des Etats-Unis soit un type intelligent, qui déteste le golf et les activités pré-Alzheimer, qui préfère s’occuper des dossiers, rencontrer et discuter avec les personnes compétentes sur tel ou tel sujet (c’est un peu le profil Clinton, même si je desapprouve totalement le choix du profil esthétique et intellectuel de ses stagiaires). Georges W. Bush était inapte à cette fonction. Mais Saddam Hussein était un dirigeant criminel, et dangereux pour la région (qui est une poudrière, je vous le rappelle, très chère). Son procès qui s’annonce est historique. Les centaines de milliers de victimes de son régime existent bel et bien, il ne faudrait pas que votre anti-Bushisme vous les fasse oublier. Pour leurs familles, la "vengeance" par l’intermédiaire de la justice irakienne arrive enfin, et on peut comprendre leur joie. Je regrette que la peine de mort, en vigueur, soit évidemment promise à Saddam ; je préfère qu’il soit emprisonné à vie. Mais après le cas Milosevic, l’arrestation et le procès de Saddam Hussein me réjouissent car les puissants se trouvent soumis au droit international, comme n’importe qui. Dans l’Histoire, c’est une nouvelle...
Pour terminer sur la situation en Irak, il me semble qu’une réunion exceptionnelle de l’ONU serait justifiée pour étudier un plan inter-irakien de sortie de crise - avec des mesures de niveaux différents, mesures pratiques, mais aussi pression sur les "autorités religieuses" de ce pays, et musulmanes en général, qui parlent souvent de paix et soutiennent souvent en fait la guerre.
Ben Laden et Zarkaoui peuvent dire ce qu’ils veulent. Ils peuvent affirmer qu’ils luttent contre le "grand satan", l’ordre mondial, ..., prétendre être les héritiers de ceux qui ont combattu l’ordre mondial dans le passé. Ils sont des MENTEURS, car ils tuent seulement les plus faibles, les civils, des êtres sans défense, hommes, femmes, enfants. Ce sont des lâches (ils endoctrinent des hommes qu’ils envoient à la mort, mais eux-mêmes, comme Saddam, seraient incapables de ces actes) et des fous (ils assassinent plus de musulmans que de "mécréants" !).
La critique de Georges W. Bush -et du "management" des Etats démocratico-totalitaires- doit être donc plus précise et constructive - à mon sens..., c’est dit.
Bien noté, cher ami.
Il n’empêche que ce n’est pas moi qui ai inventé le rapport Onusien susmentionné, et que les forces "libératrices" usent de la torture et du mensonge. C’est un fait.
Un fait ? Un rapport ? C’est un fait. Mais ce qui m’intéresse plus qu’un rapport, ce sont les faits ! Et je ne doute pas que les forces américaines oublient de respecter les règles qui encadrent pourtant leurs interventions ; et ce quel que soit le facteur dominant dans cet oubli. Mais les faits sont aussi que l’ennemi auquel ils ont à faire ne respectent aucune règle ; qu’une majorité d’Irakiens vit aujourd’hui sans avoir peur de Saddam... et ce même s’ils vivent dans un pays dangereux. Dont je n’approuve ni la politique des nouveaux dirigeants irakiens, ni celle des responsables américains sur le terrain. Mais entre l’époque de Saddam et aujourd’hui, il y a les libertés, menacées par ces Sunnites qui voudraient ramener tout le monde à la dictature. La guerre a eu lieu, on n’y reviendra pas. Il s’agit donc d’aider les Irakiens à sortir du cauchemar, comme il s’agit d’aider les Français à passer à une nouvelle étape de leur organisation socio-économico-politique.
Pour l’Irak, il est temps que ceux qui peuvent faire quelque chose de bien le fassent. A Vox Populi, nous pourrions chercher à avoir un ou plusieurs correspondants ou rédacteurs irakiens (je dirais aussi rédactrices). Et bien entendu, des rédacteurs ou des rédactrices qui ne soient pas membres ou sympathisants d’Al-Qaeda et de Zarkaoui, car entre ceux-là, et les Etas-Unis de l’autre côté, il y a une marge, pour une résistance irakienne sensée, juste et humaine. A mon sens, cette "résistance" est d’ailleurs politique, car les Irakiens ont les moyens, par le nombre et la détermination, d’obtenir des Américains un départ prochain et constructif. Reste que les criminels à la solde de Zarkaoui et Ben Laden seront toujours là après ce départ, et qu’il faudra bien voir que les pays arabes et musulmans connaissent une guerre civile de grande ampleur, et que les gentils ont intérêt à devenir un peu méchants face aux méchants, sinon...
.. pour ma part, je trouve l’analyse de M Grellety tout à fait pertinente, lucide et surtout "salvatrice" face à un anti-bushisme de bon aloi mais se fourvoyant par sa cécité.
Au fait, ce handicap est-il de droite ou de gauche ???? Pas plus de privilège d’acuité que du coeur, il me semble...
Cecité ? La revue médicale The Lancet dénombre à environ 100.000 le nombre de civils irakiens tués depuis le début de la guerre et dénonce les brutalités quotidiennes, des viols systématiques, l’utilisation de gazs et d’armes diverses, ce à quoi répond, superbement, le général Tommy Franks, chef de l’Etat major américain : "nous ne prenons pas la peine de les dénombrer". Georges Bush peut se permettre d’asséner : "Nous ne pouvons pas accréditer l’idée que des élections démocratiques soient possibles dans un pays sous occupation étrangère" en parlant de la Syrie et du Liban, et nos élites ne trouvent rien à redire de sa vision "démocratique" du monde. Cécité ? Alors que les contrôleurs irakiens reconnaissent eux-mêmes l’ampleur des trucages et des manipulations, Douste se félicite des "conditions idéales" du scrutin. Cette guerre, personne, pas même les irakiens, n’en voulait. Les américains eux-mêmes ne veulent plus la faire. Mais Bush, ce grand "démocrate", vient de remédier à ce manque d’enthousiasme : confronté à des difficultés de recrutement, le Pentagone "fiche" les lycéens et leurs... mères, pour mieux cibler les soldats sur-mesure potentiels. Une centaine d’associations américaines ont protesté, mais qu’importe ! Bush organise une vidéoconférence très médiatisée avec les soldats américains en Irak qui se réjouissent de leur mission ? Les militaires interrogés avaient répété leurs réponses sous dictée avec des professionnels de la communication. Démocratie ou propagande ? Cette semaine, on a découvert que "90 insurgés", tués à l’Ouest de Bagdad dans la province d’Al-Anbar, étaient des civils, dont beaucoup d’enfants bombardés "par erreur". Des "erreurs" comme celle-là, il y en a toutes les semaines. Démocratie, vraiment ? Mais quel poids faut-il donner aux mots pour oser affirmer que la démocratie se fait aujourd’hui contre l’opinion et l’intérêt des peuples ?