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SOHANE : BRULÉE VIVE CAR IL VOULAIT "LUI FAIRE PEUR" - vox-populi.net

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SOHANE : BRULÉE VIVE CAR IL VOULAIT "LUI FAIRE PEUR"SOHANE : BRULÉE VIVE CAR IL VOULAIT "LUI FAIRE PEUR"

dimanche 9 avril 2006, par Nathalie Mauerhofer

Jamal Derrar, 22 ans, vient d’être condamné à 25 ans de réclusion pour la mort de Sohane Benziane qu’il avait brûlée vive en 2002 alors qu’elle n’avait que 17 ans. La thèse de l’accident avec souffrance intense mais rapide a été plaidée hier par l’avocat du meurtrier. La mère de l’assassin, elle-même, n’arrive pas à comprendre comment son fils a pu en arriver là.

Sa mère... Elle n’a pas pu assister au procès car il lui était impossible d’imaginer son fils dans le box des accusés. Elle ne tolère pas qu’on parle de Jamal comme d’un barbare, car elle lui a toujours enseigné "le respect de l’autrui" selon ses propres termes, diffusés au journal de 20 heures. Mais elle compatit toutefois à la douleur du père de la victime.
Malheureusement, apprendre à ses enfants le respect de l’autre est une nécessité plus qu’absolue à l’heure actuelle. Encore faut-il ne pas toujours prendre la défense de sa progéniture face aux impératifs du "savoir-vivre ensemble" sans lesquels nulle société ne saurait perdurer.
Jamal a commis l’irréparable.
Et quand bien même le sentiment d’amour maternel serait plus fort que tout, rien ne peut excuser son geste, sinon sa génèse...

Combien de fois assistons-nous, dans l’éducation nationale, au spectacle affligeant de parents prêts "à tout casser" - y compris la gueule des professeurs - pour prendre la défense de leur rejeton, responsable de faits relativement graves dans un cadre scolaire ?
Ce phénomène, aux proportions inquiétantes, est souvent attisé par la "fracture sociale" (divorces, chômage).
Néanmoins, ayons le courage d’avouer que celle-ci n’explique pas tout et qu’il y a des parents faibles, lâches, pleutres, face à leurs enfants.
Quand bien même penseraient-ils, en leur âme et conscience, les avoir bien éduqués dans le "respect d’autrui", ils doivent pouvoir répondre de leurs actes (c’est le sens premier de la responsabilité) sur un point crucial : L’AUTORITÉ, à laquelle tout enfant a DROIT.
Sans ce repère, l’enfant a de grandes chances de devenir roi, maître absolu et tyran. Il instaure alors une véritable dictature vis-à-vis de son environnement immédiat : camarades, parents, école, relations amoureuses...
Ne voyant rien venir, ces pères absents et ces mères effacées tombent tout à coup des nues lorsque leurs petits "virent mal".

Sohane a été doublement victime : victime de la violence exponentiellement sexiste de ces jeunes petits despotes qui se permettent de faire régner la terreur partout (pas seulement dans les banlieues) ; victime aussi du politiquement correct de la société bien-pensante qui souffle depuis au moins deux décennies sur la France.
Cet esprit démagogique, ce vent piteusement doucereux dont nous sommes tous imprégnés nous a totalement bâillonnés : quand oserons-nous enfin dire à ces parents qu’ils manquent cruellement à leurs responsabilités ?
Combien faudra-t-il de "Sohane" pour réagir ?

Dernière heure :
D’autres jeunes femmes, défigurées mais vivantes, continuent de subir, aujourd’hui en France, la loi de ces petites frappes qui veulent anéantir leur liberté et leur féminité.
Chahrazad, qui a eu le courage de témoigner, en fait partie.
Ne les oublions pas...

NB : Rappelons que l’association "Ni putes ni soumises" a été créée à la suite de la mort atroce de Sohane, afin de dénoncer la condition de certaines jeunes filles dans les cités.

A lire aussi :
Le combat pour défendre la mémoire de Ghofrane Haddaoui, 23 ans, lapidée à Marseille.

Photo de l’article : Sipa


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