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CHARLIE BLASPHÈME, NOM DE... !


EN KIOSQUE, "LA CHASSE AUX MÉCRÉANTS, DE L’INQUISITION À L’AFFAIRE DES CARICATURES"

samedi 10 juin 2006, par Jean Christophe Grellety

Re-présenter un homme, qui - au nom de quelle re-connaissance, nous l’ignorons encore - ressemblait vaguement au Prophète, sous la forme d’un cerveau enturbanné et explosif, telle était cette caricature qui a conduit des milliers de prétendus musulmans à se réunir dans les rues, y compris de France. La mise en cause de Charlie-Hebdo avait même obtenu un inattendu et inquiétant soutien présidentiel - un comble pour une "démocratie laïque".
Entendre les "fous de Dieu" vitupérer, maudire, récriminer, promettre maux et morts aux dessinateurs danois était, sur les terres d’Europe, héritières des Lumières, proprement indécent.
En France, Charlie-Hebdo, déjà fer de lance de ce combat, enfonce le clou cette semaine, avec un "Hors-série" du tonnerre...


Parce que "Charlie-Hebdo" a publié les fameux douze dessins qui ont suscité cette ire de foules fanatiques, la rédaction devait confirmer, par un numéro spécial, sa position.
La rédaction de Charlie a donc décidé de faire le point - via un numéro spécial - sur l’histoire, passée et présente, de la violence sectaire comme "monothéiste".
Son but ? Mettre tout le monde sur le même pied d’égalité, musulmans, chrétiens, juifs, orthodoxes, raëliens, etc.
En 80 pages, ce magazine traite plusieurs dossiers. Après l’éditorial de Philippe Val, "Je blasphème donc je suis", la rédaction revient sur l’histoire des martyrs de la laïcité et de la science, dans le chapitre "De l’Inquisition aux années 70", avec un article consacré à chaque héros de ces progrès dans les libertés et les connaissances : Copernic, Galilée , Giordano Bruno [1], le Chevalier de la Barre.

A la queue...barbus !



Pour la rédaction, l’année 1979 fut, internationalement, le début d’un cauchemar. Car "aux Etats-Unis, les fondamentalistes s’allient aux durs du Parti Républicain pour fonder une droite religieuse qui va bientôt porter au pouvoir Reagan, tandis que l’islamisme décroche enfin sa première victoire en Iran (...)".



Mais au cours de la décennie qui suit, ce sont des chrétiens qui s’illustrent par leurs mobilisations délirantes, que ce soit contre "La dernière tentation du Christ" de Scorcese ou "Larry Flint" de Milos Forman, avant que les islamistes ne s’illustrent dramatiquement avec l’appel à l’assassinat lancé par le chef d’Etat religieux iranien, contre l’écrivain Salman Rushdie.
L’histoire récente prouve que les croyances sectaires continuent de jouer un rôle déterminant, en Occident et en Orient, et que les "progrès démocratiques" sont très relatifs, puisque l’obscurantisme parvient à trouver un relais et un soutien, jusqu’au sein des élites, à la tête des Etats.

Le court chapitre suivant rappelle que, dans les pays musulmans, c’est-à-dire là où l’Islam est la seule secte autorisée, le choix, la décision et la volonté d’abandonner "la communauté des croyants" - l’apostasie - sont proscrits et que les courageux ou les suicidaires qui manifestent publiquement ce type d’intentions et les réalisent le payent souvent de leur vie.

De quoi être goguenard...



"Après le 11 septembre 2001, à l’assaut des démocraties" est l’occasion de rappeler que, après cette date emblématique de la mise à mort de civils par des guerriers fanatisés, la chasse aux civils s’est poursuivie et intensifiée, comme l’a illustré dramatiquement l’assassinat aux Pays-Bas de Théo Van Gogh, à propos duquel la rédaction a trouvé le titre, empreint d’un humour remarquable - quoique noir - "Dans les rues d’Amsterdam, y’a des barbus qui tuent".

Ce numéro spécial se termine par trois chapitres : « la sémantique divine", qui a pour objet d’analyser comment "faire passer la critique du religieux pour du "racisme" » ; un retour rapide mais indispensable sur cette "affaire des caricatures" ; enfin, un chapitre d’alerte qui s’interroge sur "la fin du droit de blasphème en France", suite aux initiatives de deux députés de droite, Jean-Marc Roubaud et Eric Raoult.


"Allo Ratzinger, c’est Wojtyla :"



Mais il faut aussi conseiller la lecture de ce numéro spécial pour la double page, dessinée, titrée : "Un SMS du Seigneur".
A suivre, les aventures du téléphone portable du cardinal Ratzinger, devenu souverain pontife, qui se met à vibrer alors que la voix de Dieu se fait entendre à l’autre bout de la ligne...



Il y a de quoi rire, mais aussi de quoi se mettre en colère.
Les individus cités - ou évoqués - sont soit des assassins, soit des inspirateurs de criminels partout dans le monde.
Il faut se demander jusqu’à quand les civils, ici, en Irak, aux Etats-Unis, vont continuer à accepter d’être des moutons que ces sacrificateurs égorgent.



Car le blasphème n’est pas le fait de ceux qui, soi-disant, ne croient pas, mais le fait de ceux qui, prétendument, évoquent leur foi, en affirmant parler et agir "au nom de Dieu" .


Pour aller plus loin :

-  "Licencié pour ne pas offenser les adorateurs de Mahomet"
-  "Saint Valentin, offrez Charlie Hebdo"


[1] NB : à propos duquel le magazine indique que "le cardinal Poupard, qui a longtemps présidé le Conseil Pontifical pour la Culture, ayant innocenté Galilée, a tout juste émis des "regrets" pour l’usage de la force contre (Bruno), tout en ajoutant : "La condamnation pour hérésie de Bruno (...) se présente comme pleinement motivée"

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Jean Christophe Grellety]
[(L’action littéraire)
Auteur de "Dieu sans religions, suivi d’une Lettre à Oussama Ben Laden" (aux Editions La Part Commune, 2005) et de "11 Septembre 2001, comme si Dieu n’existait pas ?" (Editions l’Harmattan), des nouvelles, "Sans anges gardiens", "Le Mur du Son", "BecBD" (Manuscrit.com) http://jeanchristophegrellety.typepad.com

 

> CHARLIE BLASPHÈME, NOM DE... !

charlie hebdo a bien raison et peut continuer , c’est une façon de dire la vérité en rigolant ,,,,tu secous les consciences /c’est ce qui dérange c’est tjrs les memes qui utilisent dieu pour faire la guerre et pleins d’horreurs sur cette planète c’est tellement facile et déculpapilisant de tuer au nom d’un dieu par opposition" cher charlie" tu pourrais aussi parler des personnes qui preche la paix,l’amour des droits de l’homme, la liberté et le respect des différences , il y a ailleurs des planètes ou vivent des hommes en paix pour l’instant c’est pas ici !!!!!

cherche tu vas trouver !!!! il y en a

(1/1) 25 juin 2006
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