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Concernant le financement des programmes, il ne faut pas rester hypnotisé par la dette. Car, un, les milliards que la France doit rembourser, elle doit le faire sur des décennies. La maison France n’est pas comparable avec celle de Monsieur et Madame Tout le monde. Un jour, monsieur et madame tout le monde meurent, et leurs créanciers veulent avoir été remboursés avant leur décès. La France, elle, n’est pas prête de disparaître. La Grande-Bretagne a fini de rembouser le dernier crédit qu’elle avait engagé pendant la Seconde Guerre Mondiale pour sa lutte contre l’Allemagne nazie, il y a deux mois à peine. La durée des peuples et des Etats n’est pas comparable avec celles des individus.
Deuxièmement, il y a deux théories économiques divergentes concernant le remboursement de la dette : une théorie de la réduction des investissements publics, sur un mode de calcul simple, avec toujours moins, de fonctionnaires, de salaires, etc. Cette théorie est appliquée depuis 2002, avec les résultats que l’on connaît, à savoir une augmentation de la dette de 300 milliards d’euros. Cette même dette avait été réduite entre 97 et 2002, parce que Lionel Jospin avait considéré que des investissements publics, et notamment et principalement des emplois, profitaient à tous, et par retour au Trésor Public, par la perception de la TVA, sur la consommation, les impôts. C’est pourquoi il faut, face à un programme qui prévoit des coûts, penser aux bénéfices de ces investissements, ce que ce débit va susciter comme crédit. C’est le point et le problème centraux de cette perspective de la dépense publique.
Enfin, une part de la rhétorique de droite consiste à laisser penser et croire qu’il n’y pas d’argent, en somme qu’on ne peut expliquer pourquoi la France est la 6ème puissance économique mondiale, la 3ème pour le nombre de millionnaires, etc... Il y a un choix à faire, et il semble bien que les Français ne doutent pas de son importance.
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