Les fans avaient réservé depuis longtemps déjà. Un retour de Polnareff parmi nous, ça ne se rate pas.
Au départ, 5 jours de concerts prévus à Bercy, aussitôt à guichets fermés. Depuis, vu le succès, d’autres représentations sont programmées sur Paris et toute la France... et c’est tant mieux !
Groupies des sixties, enfants et petits enfants, toutes les générations étaient réunies pour ce concert du mardi 13 mars à Bercy.
17000 personnes dans la fièvre de voir ou revoir la comète Polnareff, après une longue absence de 34 ans sur la scène française, vous ne pouviez pas manquer ça.
Vox Populi non plus : pour ceux qui se seraient pointés trop tard pour acheter leur billet, petit compte rendu d’un spectacle hors-normes...
UN COME BACK RÉUSSI
Opération-marketing un peu agaçante à l’entrée : vente de perruques frisées et blondes, de lunettes extravagantes - signes distinctifs de l’idole - et de... boules quiès (sécurité oblige) !
Dans la foulée, retard de 3/4 d’heure bien tassés : on tournait ce soir-là le DVD du spectacle. Bref, une once d’impatience passée, les lumières éteintes, la magie peut enfin commencer...
Première surprise et idée assez géniale, des lunettes géantes au dessus de la scène projettent le spectacle en grand écran.
Là, peu à peu, après la première chanson de référence (
La poupée qui fait non), le public est totalement rassuré. Ouf, il n’a pas perdu sa voix, son look - en nettement plus musclé tout de même - ni sa musicalité. Toutes les émotions sont revenues crescendo au fil du spectacle, magnifié par des musiciens hors pair, 4 choristes, une technicité haut de gamme, un décor et des faisceaux lumineux féeriques, sous la voûte d’une nuit étoilée, constellée de planètes bleues.
Mais d’où vient ce mutant extrêmement doué, qui nous avait déjà fait rêver dans notre jeunesse par sa musique et sa voix intergalactique et qui nous ravit de nouveau, réveillant notre nostalgie et ravivant l’émotion, toujours intacte ?
Souvenez-vous :
Le bal des Laze,
L’amour avec toi,
Love me please love me,
Âme câline,
Marylou, tous les tubes étaient là, légèrement modernisés, juste ce qu’il faut.
La salle bien chauffée, Polnareff lance un karaoké géant sur la « chanson culte »
On ira tous au Paradis, ses 17000 « choristes » (dixit l’idole) allumant les petites bougies et entonnant la chanson, dans une communion parfaite et quelque peu émouvante, un peu comme si l’on assistait à un rendez-vous d’amour avec une vieille connaissance qu’on n’aurait pas revue depuis très longtemps.
Juste le moment choisi pour qu’une pluie de lunettes aussi rectangulaires qu’argentées tombe du ciel. La mise en scène et la technique 2007 au service du vrai talent, toujours intact, sur des accents rappelant parfois Gainsbourg, forment un cocktail très réussi : 2h d’enchantement.
Ce n’est pas si souvent que les mains n’en puissent plus d’applaudir.
Il ne reste que quelques places ici ou là.
Alors, un conseil : ne tardez pas, courez-y !
Pour aller plus loin :

Le
site officiel du chanteur

Sa
bio sur Wikipédia

Un
très bel article, un brin nostalgique, d’Agoravox (mais bon sang ! Où est donc mentionné l’auteur ?)

Sans occulter l’inoubliable
Lettre à France...