"Wahou con !" comme on dit de par chez nous (version Sud-Ouest) : cette année, la 4ème édition des journées mondiales des jeunes solidaires, organisée par l’Association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV), "déchire" sur la scène Toulousaine.
Au menu, que je vous livre "de suite" (pour les non-initiés, apprenez d’urgence le langage local, il ne vous reste que quelques jours), que du talent !
Les têtes raides, Java, No relax, Juliette, Les bijoux de famille, Philippe Respaud, Claude Sicre (des Fabulous trobadors), Magid Cherfi (ex de Zebda), Lo-Jo, ils seront tous là pour faire gambader vos guibolles ankylosées.
Hip-hop, slam, krump, rock, swing, bamboche, valse, rythmes africains, berbères ou tziganes, sans oublier les sets musicaux mixés par Dj Kaldoshe, il y en aura pour tous les goûts, le tout pour la modique somme de 8 euros en prévente et de 10 euros sur place !
Ce concert militant, qui se tiendra sous le signe de la campagne "Pas de quartier pour les inégalités", se déroulera au Zenith de Toulouse de 18h à 1h du matin et transformera la scène en un quartier évolutif, dont la vocation est d’illustrer les différentes thématiques abordées (logement, santé, chômage, éducation, inégalités...) et de marquer les temps forts de la soirée.
Outre ce prestigieux concert, cette manifestation propose pour les lève-tôt d’autres réflexions et réjouissances tout au long de la journée.
Ainsi, à 10h30, un débat, organisé sur le thème : "Quelles politiques euro-régionales pour faciliter l’engagement des jeunes ?" se tiendra à la Faculté des sciences sociales, suivi par un repas de quartier place Arnaud Bernard (chorales civiques, musiques du monde et langues régionales y trouveront leur place).
Pour digérer, à 16h, "Le passe-rue de la solidarité" entraînera "boustiffailleurs" [1] et passants au son des fanfares et d’une batuccada [2] jusqu’à la Daurade.
Bref, une journée de solidarité placée sous le signe de la musique et de la bonne humeur, en faveur d’une association qui mérite vraiment le détour.
L’AFEV, fondée en 1991, c’est 5000 étudiants volontaires et 9000 adolescents répartis sur 160 villes, qui, travaillant en partenariat avec des collectivités locales, des équipes pédagogiques, des associations ou des universités, luttent contre un fléau majeur en France : tous les ans, 150.000 jeunes quittent le système scolaire sans aucune qualification, soit 20% d’une génération, chiffre qui atteint 40% dans les quartiers sensibles.
[1] Boustiffaille : en patois, la nourriture, vocable d’où est issu le mot "bouffe"
[2] La Batuccada est un ensemble de percussions, d’instruments différents, qui jouent un rythme traditionnel, la Samba. En fait, l’ensemble est composé de grosses caisses que l’on nomme des "surdos", de caisses claires qu’on appelle les "maracachites", d’un autre tambour au doux nom de "répinique" et de divers instruments comme les "maraccas", les "chucayos", la "cuica"ou encore les "agogôs".
Ces sortes de fanfares défilent pour le Carnaval ; cette tradition est née dans les écoles de Samba où les gens chaque année font un concours à cette occasion.
La Batuccada est à la fois incarnée par des artistes qui jouent des instruments de percussion et ceux qui animent les chars ou créent des costumes sur un thème choisi comme thème de l’année (par exemple, une année, ce fut "le Brésil").
Source : http://www2.ac-lyon.fr/etab/ecoles/ec-01/romans-ferrari/journal/numero8.htm
Gaëlle Sartre-Doublet] [(Lecture philosophique des contes de fées) Gaëlle Sartre-Doublet, 40 ans, maitrise de Philosophie.
Ex-prof auprès d’un public en difficulté scolaire, ex-journaliste à "La Dépêche du Midi", actuelle fonctionnaire territoriale et modératrice du forum de Vox Populi, rédactrice en chef et directrice de publication pour notre webzine jusqu’au 1er janvier 2009, date qui a vu Laure Dupau reprendre le flambeau.
Que serait la France sans ce Sud qui lui donne tant de vie, d’énergie, de créations, de mobilisations populaires, et son peuple de gauche ? ! Merci, ô Toulousains !