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LE CABARET VERT : PROGRAMME 2007 - vox-populi.net

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Interview

LE CABARET VERT : PROGRAMME 2007

mardi 21 août 2007, par Gaëlle Sartre Doublet

L’homme est débordé. On le comprend. Pas simple de monter, en trois ans seulement, un festival qui a fait parler de lui dès sa première année d’existence et s’impose d’ores et déjà comme une référence.
Chance pour nous : Julien Sauvage est parvenu à se libérer pour une petite interview sur le grill...

GSD :
A la génèse de cette manifestation née il y a trois ans était un groupe dont vous faisiez partie, les Lads People.
Votre ancrage était alors très nettement territorial quoique déjà diversifié (arts de rue, courts-métrages, peinture, photo, bd, etc.) avec quelques grands noms de la scène nationale, tels que Mano Solo, par exemple, tendance confirmée la seconde année avec Thiefaine, Mali (de Tryo) ou les Wampas, pour ne citer qu’eux.
Comment analysez-vous cette troisième année par rapport aux deux précédentes en termes de programmation musicale ?

JS :
Pour cette nouvelle édition nous étions 3 à programmer, ce qui à mon sens a enrichi ce festival 2007.
Cependant, il n’y a pas de miracle : le budget artistique a été doublé cette année, ce qui nous a permis d’inviter beaucoup plus d’artistes, de faire partager nos découvertes, et également de travailler avec des artistes internationaux.
Nous avons dès lors pu concevoir la programmation en 3 temps : 1/3 de "régionaux", 1/3 de "découvertes" et 1/3 de "têtes d’affiche".

GSD :
Plus globalement, toutes disciplines confondues, quels sont vos critères de "sélection" des artistes qui contribuent, avec vous, à faire vivre ce festival ?

JS :
Nous cherchons à programmer des artistes régionaux car les possibilités de diffusion sont très limitées dans notre département.
Cependant, nous souhaitons également les associer à quelques noms de notoriété nationale pour obtenir l’affluence de spectateurs nécessaire au financement (partiel) du projet, mais surtout pour que ces artistes régionaux puissent profiter d’une exposition maximale.
Enfin, et c’est le critère essentiel, il nous faut être cohérents par rapport au côté alternatif et éco-citoyen du festival ... sans trop pousser non plus !
Il nous arrive même, de ce fait, de refuser des artistes trop commerciaux ou pas assez engagés.

GSD :
Le "Cabaret vert", ce n’est pas qu’une manifestation artistique, c’est également un concept : terroir, "vraie" bonne bouffe, écologie et dynamisme dans une ville en déshérence que je connais bien : Charleville-Mézières.
Vos idéaux initiaux parviennent-ils à faire face à ces contradictions que génère l’afflux croissant des festivaliers ? Quels sont les chiffres de fréquentation et comment vous organisez-vous pour respecter votre charte ?

JS :
Afin de pouvoir continuer à travailler le fond du projet, nous avons décidé de nous bloquer sur une jauge limite.
Effectivement, si plusieurs dizaines de milliers de personnes par jour venaient au Cabaret Vert, nous ne pourrions plus supporter le fond du projet (notamment l’aspect alimentaire, artisanal ou semi artisanal)
Concernant les chiffres, nous avons accueilli un peu plus de 10.000 personnes pour la 1ère édition, et 18.000 pour la deuxième...
On a prévu de stopper à 30 000 ... si on y arrive un jour !
Enfin, concernant notre charte de l’environnement, grâce à l’aide de plus en plus de structures partenaires sur ce sujet, et grâce à une relative bonne implication des spectateurs, notre équipe (le GIs qui est entièrement dédié à cette tâche et sillonne le site en permanence) ne semble pas dépassée, aux dires de son responsable.

GSD :
Qui a eu l’idée de ce nom, le "Cabaret vert", en hommage à Rimbaud ?
Pouvez-vous nous décrire ce que, pour vous, il évoque ?

JS :
C’est une idée de ma mère, qui, considérant que nous voulions un festival pluriculturel, a trouvé intéressant d’y associer de manière détournée (car notre objectif n’est pas d’instrumentaliser Arthur Rimbaud pour notre fond de commerce) l’ombre de ce poète "maudit", né à Charleville...
De surcroît, nous avions un véritable concept derrière cette appellation : un côté festival à taille humaine, empreint d’une bonne ambiance (cabaret) et un côté environnement et citoyenneté (vert).

GSD :
Quelle est la question que vous auriez aimé que je vous pose et qui n’a pas eu lieu ?

JS :
J’aurais bien aimé avoir un peu plus d’humour et trouver quelque chose de bien à offrir à vos lecteurs, mais à deux semaines du festival et qui plus est à 3 heures du matin, vous me trouvez... désolé ! :-(

Demandez le programme !


Cette année, du 31 août au 2 septembre, le Cabaret vert vous propose : Archive, Asian Dub Foundation, No one is innocent, Nosfell, Arno, Matmatah, Les Hurlements d’Leo, The Gladiators, Lofofora, Hugues Aufray, Punish Yourself, Rachid Taha, Eté 67, Simeo, Lulu, Dj Zebra, Galaxie...
Pour 30 euros les 3 jours (Pass 3 jours uniquement en prévente), un festival à ne pas rater !

Pour aller plus loin :
- www.cabaretvert.com
- www.myspace.com/festivalcabaretvert
- www.associationflap.com

- Le programme 2008
- Le programme 2009

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