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MAYOTTE : QUAND LA FRANCE REDÉCOUVRE LE COLONIALISME

dimanche 25 janvier 2009, par Gaëlle Sartre-Doublet

J’ai cru tomber de ma chaise lorsque, tout à fait par accident, j’ai appris que la France allait s’enrichir, à partir du 29 mars, d’un 101ème département.
C’est con, 100, ça faisait un compte rond, mais bon, la France, pays d’accueil, me poussait à m’intéresser aux derniers arrivants.
Donc, je m’informe. Les Belges ? Malgré leurs démêlés politiques, raté ! Les Suisses alors ? En pleine crise financière, nous en aurions bien besoin, pourtant ce n’est toujours pas d’eux dont il s’agit.
Mais alors, qui peuvent bien être désormais nos nouveaux compatriotes ?
Tenez-vous bien : les Mahorais !


Que les choses soient claires, je n’ai rigoureusement rien contre les Mahorais. D’ailleurs, jusqu’à hier soir, je ne connaissais même pas leur petit nom. J’avais fort bien travaillé avec une habitante de Mayotte, hyper-sympa au demeurant, mais j’étais loin de me douter que c’était une Mahoraise. On nous cache tout, on ne nous dit rien !
Bref, le 29 mars prochain, un référendum va être organisé - sur volonté gouvernementale parisiano-parisianiste - pour savoir dans quelle mesure les Mahorais souhaitent devenir français.
Comme l’écrit une certaine Françoise sur le site de Bellaciao : "La France ne peut ignorer que l’île de Mayotte ne ressemble ni à Saint-Pierre et Miquelon, ni à la Réunion, ou à la nouvelle Calédonie. C’est une île à la fois comorienne, africaine, musulmane, dont le statut relève du droit public international, et non aux tripatouillages du droit français."

Un peu d’histoire



Là, mesdames et messieurs, c’est le moment fatidique où l’on passe obligatoirement par la case culturelle de cet article (désolée par avance !) : l’histoire.
Bon, pour résumer, nous avons une île. Pas isolée, notez bien : elle fait aujourd’hui partie des Comores, et comme me l’indique mon vieux Larousse de 1931 :
"Mayotte, colonisée par les Arabes, fut visitée [1] dès 1505 par les Portugais, en 1607 par les Hollandais. Le traité du 25 avril 1841 la plaça sous la domination de la France, et elle devint colonie française en 1843." [2]]
Je ne sais pas vous, mais personnellement, j’ai du rater quelques pages de mes manuels scolaires.
Les Comores, j’en ai certes entendu parler, j’ai bien une vague idée d’Océan Indien, mais de là à préciser ma foudroyante pensée...
Donc, rebelote : je cherche. Grosso modo, les Comores surfent entre Madagascar, les Seychelles, la Tanzanie et le Mozambique.

Où est le problème ?


Pour être tout à fait honnête, avant de me renseigner, je ne savais pas trop. Juste l’impression étrange de voir les colonies revenir de "Dunkerque à Tamanrasset". Flash-back un peu nauséeux, mal-à-l’aise, rien de très précis.
Et puis je suis tombée sur un article de Guy Stirbon dans Marianne [3], qui certes, ne m’expliquait pas grand chose sur l’histoire de ce pays, mais citait une fonctionnaire de Mayotte :
"Ce qui se passe ici est abominable. Notre police, la police française, se livre à des exactions quotidiennes sur la population qui vit dans l’angoisse de la déportation. Les flics cassent les portes, rentrent dans les maisons au petit matin, enlèvent les enfants au mépris des lois. C’est insoutenable. Et rien dans la presse française.".
De nouveau, mon incompréhension de la situation était totale. J’ai appelé ma copine à Mayotte : "mais que se passe-t-il chez-vous ?".
Réponse : "le référendum va être voté. Qui ici renoncerait au RSA ? Nous vivons déjà sous assistance respiratoire de la France, nous ne produisons plus rien, mais nous sommes des nantis dans cette partie du Globe. Les immigrants alentours meurent par centaines dans de nouveaux boats-people."
Ok, cette fois, je crois que j’ai compris...
Bienvenu au 101ème département français, qui ne tardera pas à rejoindre la Seine-Saint-Denis, des centaines de morts noyés en sus.
Depuis Jules Ferry, en la matière, la stupidité politique ne prendra-t-elle décidément jamais fin ?

Pour aller plus loin :
-  La géographie vivante de 1926
-  Expatriés : les nantis de la République


[1] Je cite !

[2] En 1886, la Grande Comore, Mohéli et Anjouan deviennent protectorat sous la direction du gouverneur de Mayotte 1886. Mayotte, quant à elle, garde un statut de colonie. À partir de 1908, l’ensemble des Comores est intégré sous l’autorité du gouvernement général de Madagascar et dépendances. En 1946, les Comores sont séparées de Madagascar et deviennent territoire d’outre-mer. Suite au refus en 1958 tant de l’indépendance que de la départementalisation, les Comores obtiennent le 22 décembre 1961 (loi no 1412) un statut d’autonomie interne (qui sera élargie en 1968 par la loi no 6804) ; le député Said Mohamed Cheikh devient président du conseil de gouvernement, jusqu’à sa mort le 16 mars 1970. La capitale Dzaoudzi (Mayotte) est transférée à Moroni en 1966, huit ans après la décision du transfert.

Le 25 août 1972, le Comité spécial de décolonisation de l’ONU inscrit l’archipel des Comores. Le 15 juin 1973 La France et les Comores signent des accords relatifs à l’accession à l’indépendance. En 1974, la France organise aux Comores un référendum sur l’indépendance. Le référendum concernait les Comores dans leur ensemble, mais Mayotte ayant, seule parmi les îles de l’archipel, eu une majorité se prononçant pour le maintien du lien des Comores avec la France, le gouvernement français de l’époque décida unilatéralement de séparer Mayotte du reste des Comores et de la conserver sous souveraineté française. Cette séparation arbitraire violant l’intégrité territoriale de l’archipel est le fondement sur lequel l’Union des Comores revendique Mayotte. L’Union africaine considère ce territoire comme occupé par une puissance étrangère.

Un second référendum eut lieu en 1976, qui, bien que décrié par la communauté internationale, en particulier par l’Assemblée générale des Nations-Unies, confirmera le choix de rester sous domination française. En outre, l’Assemblée générale des Nations unies a de nombreuses fois condamné la présence française à Mayotte, après que l’ONU, par son Conseil de sécurité n’eut pas adopté de résolution condamnant la France. L’ONU s’était appuyée sur la déclaration du 14 décembre 1960, « sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples colonisés », point numéro 6 sur la préservation de l’intégrité territoriale, malgré le point numéro 2 sur le droit à l’autodétermination. Depuis 1995, cependant, la question de Mayotte n’a plus été inscrite à l’ordre du jour de l’assemblée générale de l’ONU.

L’Union européenne, quant à elle, reconnaît ce territoire comme français, avec le statut de PTOM (pays et territoires d’outre-mer) mais pas comme Région ultrapériphérique. Ce qui explique que Mayotte, contrairement aux DOM, ne figure pas sur les billets en Euro.
Source : Wikipédia->http://fr.wikipedia.org/wiki/Mayotte

[3] 10 au 16 janvier 2009

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Gaëlle Sartre-Doublet]
[(Lecture philosophique des contes de fées)
Gaëlle Sartre-Doublet, 42 ans, maitrise de Philosophie. Ex-prof auprès d’un public en difficulté scolaire, ex-journaliste à "La Dépêche du Midi", actuelle fonctionnaire territoriale et modératrice du forum de Vox Populi, rédactrice en chef et directrice de publication pour notre webzine jusqu’au 1er janvier 2009, date qui a vu Laure Dupau reprendre le flambeau.

 

> MAYOTTE : QUAND LA FRANCE REDÉCOUVRE LE COLONIALISME

Je le confesse, ma fidélité à Vox populi n’est pas exemplaire. Au hasard de mes périgrinations sur le net, j’ai découvert sur votre site un article qui ne m’a pas laissé indifférent.

En effet, les questions que soulève la départementalisation de l’île de Mayotte sont nombreuses et difficiles.

Et j’ai pu m’en rendre compte, il y a un peu moins d’ un an, à l’occasion d’une émission radio (1) consacrée à cette île méconnue des métropolitains et que j’ai réalisé avec deux étudiants Mahorais qui vivent sur Toulouse.

En ce qui me concerne, je pense qu’il faut se garder de toute réduction au colonialisme. La situation et les efforts que sont en train de produire les Mahorais pour intégrer la République, notamment sur les questions religieuse et juridiques, devraient nous inviter à plus de nuance.

Bien que le contexte se prête aux raccourcis, il faut éviter de se laisser tenter par des anachronismes faciles qui nous prive de la justesse nécéssaire à la compréhension des faits.

C’est d’ailleurs un regret pour moi, de ne pas avoir eu au téléphone, à l’occasion de l’enregistrement de cette émission, un membre du collectif Comorien, et ce malgré mes nombreuses sollicitations. Le débat aurait gagné de la hauteur et nous aurions évité un trop plein de subjectivité.

Pour en revenir à la situation actuelle, le gouvernement est devant une contradiction effarante.

Comment vont-ils parvenir à conjuguer la volonté tenace de sarkosy d’éliminer les départements, et la promesse d’un changement de statut administratif faite aux Mahorais ?.

Bon vent à Vox.

Amitiées

(1) Pour écouter l’émission consacrée à Mayotte :

1- Mayotte : Des sultans batailleurs aux chatouilleuses http://luette.free.fr/spip/spip.php ?article198

2- Mayotte : Une souveraineté contestée. http://luette.free.fr/spip/spip.php ?article199


> MAYOTTE : QUAND LA FRANCE REDÉCOUVRE LE COLONIALISME


Cher ami de la Luette,

Confidence pour confidence, je pense partager votre point de vue. Cet article avait avant tout pour vocation de mettre un coup de pied dans la fourmilière et, si j’en juge par les réactions provoquées, de ce point de vue au moins, ce fut réussi ;-).
Deux choses ne cessent de me surprendre : le peu de médiatisation accordée à cette information et, en dehors de votre post, le fait que seuls des Mahorais se soient exprimés, comme si la nouvelle laissait les métropolitains de marbre.
Merci en tout cas de vos liens, qui compte tenu de la qualité habituelle de vos reportages, ne manqueront certainement pas de nous éclairer (là, je ne peux pas, je suis au boulot. Chut ! ;-)).
Au plaisir toujours renouvelé de vous lire et de vous entendre, je vous remercie très cordialement de votre post.
Gaëlle
> MAYOTTE : QUAND LA FRANCE REDÉCOUVRE LE COLONIALISME
29 janvier 2009   [retour au début des forums]

Chère Madame Sartre-Doublet,

A Mayotte il y a des sujets qui sont bannis du débat politique. Il ne faut jamais aller contre la pensée unique à savoir le fameux "choix des Mahorais". Tout bon Mahorais doit penser "département", "Mayotte française"", sinon gare à lui. C’est ce qui s’est passé en 1974 lorsque tous ceux qui faisaient campagne pour l’indépendance de l’archipel, ont été bannis,battus et déportés vers les autres îles ! Ce qui a permi de bourrer les urnes.

Ne vous étonnez donc pas si les Mahorais qui ont lu votre article (et qui n’y ont rien compris en vérité), vous traitent de tous les noms.

Vous ferez mieux d’écrire un article qui loue "le sypathique acharnement des Mahorais à démeurer français". Je pense que ça leur fera vraiment plaisir.

Ph. Hoarau


> MAYOTTE : QUAND LA FRANCE REDÉCOUVRE LE COLONIALISME

29 janvier 2009, par ANNH   [retour au début des forums]

Vous suggérez à Mme Sartre-Doublet d’écrire un article sur "le sympathique acharnement des Mahorais à demeurer français". Tout le monde a le droit d’écrire ce qu’il veut du moment que les faits sont bien étayés. C’est votre droit aussi de dire cela, mais avant de la conseiller, il faut que vous sachiez qu’il y a des gens qui ne pensent pas toujours "département" à Mayotte et ils le disent moi le premier ; et avec d’autre on le dit publiquement ; et on n’est pas persécuté pour autant. Vous savez il y a une justice à Mayotte, vous l’oubliez je présume ! Donc faut arrêter un peu ce blabla qui ne mène nul part. Le fameux "choix des Mahorais" peut parfaitement être critiqué, c’est d’ailleurs une obligation parce que nous ne sommes pas des moutons de panurge. Cependant, cette critique ne doit pas se faire sur le ton du dénigrement, du reniement et du mensonge, il n’est pas en effet acceptable que des gens insultent, et je pèse mes mots, les mahorais sur le fait d’avoir fait un autre choix. Deuxième chose, ou bien vous n’y connaissait rein à l’histoire, ou bien vous écrivez que ce qui vous arrange. Vous dites : "tous ceux qui faisaient campagne pour l’indépendance de l’archipel, ont été bannis,battus et déportés vers les autres îles ! Ce qui a permi de bourrer les urnes". Bourrer les urnes, jusqu’ici personne n’a réussi à prouver vos dire, et des recherches sérieuses vont à l’encontre de vos dire, à un moment donné il faut se renseigner un peu !

Qu’est-ce qui a réveillé les femmes mahoraises en 1975 ? Franchement, essayez de répondre juste à cette question en étant le plus honnête possible et vous verrez de quel camp venait les brimades. Qu’est-il arrivé aux français qui se trouvaient aux comores (dans les autres îles)et aux mahorais qui possédaient des propriétés là-bas ? Qu’a fait Ali Soilihi durant cette période ? Le comportement de SAID MOHAMED CHEICK ? Répondez franchement à ces questions ! Les mahorais ne se sont pas réveillés du jour au lendemain en disant nous voulons rester avec la France, il y a bien eu quelque chose , bon sang ! Ce n’est pas un processus qui se fait en un claquement de doigt !

Dernière question : comment expliquez-vous les velléités des anjouanais et des mohéliens à reprendre leur indépendance par rapport à la grande comore ? ça a bien eu lieu ces faits, non ?

Si vraiment vous n’avez aucune réponse à ces questions, dites le moi, alors je prendrai le temps de vous les détailler sur le fond.


> MAYOTTE : QUAND LA FRANCE REDÉCOUVRE LE COLONIALISME

30 janvier 2009   [retour au début des forums]

Cher frère,

si on devait chercher qui a fait quoi, quand et où, alors là je ne sais pas jusqu’où on ira. Tout le monde peut se poser un tas de questions, à commencer par exemple par celle-ci : "pourquoi lorsqu’un roi malgache pourchassé chez lui, a "cédé" (c’est le terme consacré) Mayotte, les femmes mahoraises n’ont pas levé le petit doigt ?". Le roi en question est aujourd’hui vénéré et érigé en Héro !On sait combien la résistance a été rude dans les autres îles, face aux razzias et invasions malgaches.

Quand à ceux qui "osent" (à Mayotte soit dit en passant), dire NON à la départementalisation, à quelques semaines de la consultation je n’en ai pas encore vus ni à la télé, ni dans la presse locale, hexagonale, internationale ou de autres îles comoriennes, ni dans une manifesttion de rue à Mayotte ou ailleurs. On peut admettre que dans la démocratie mahoraise, la consigne ait été donnée aux médias d’Etat et autres organes de presse privés allignés sur la bonne cause, de censurer tout avis qui irait contre le OUI.

Quant à ce qui s’est passé en 1974 (j’avais 12 ans), ce sont les aînés mahorais eux-mêmes qui le disent.

Je voudrais vous rappeler également que le séparatisme Mahorais ne date pas du temps de Cheikh, qui il est vrai a une grande responsabilité dans ce qui est devenu depuis 40 ans "le problème de Mayotte". Si les élus mahorais parlent avec un brein de fierté d’un "rêve vieux de 150 ans", que veulent-ils dire ? Quelle est aussi la responsabilité des riches familles venues de Sainte-Marie (l’île malgache restée telle après l’indépendance de la grande île, malgré de timides velléités séparatistes entretenues par certains "créoles" ou "métisses" de l’île) ?

Les derniers évènements survenus à Anjouan prouvent si besoin était, le danger que représente pour les autres îles, la présence française à Mayotte. Le crash à Anjouan d’un hélico mahorais, la découverte à Anjouan de caisses de munitions estampiés "Ambassade de France à Moroni" et la fuite organisée de Mohamed Bacar vers Mayotte, La Réunion puis le Bénin, aux soins et aux frais de la France SVP, ne vont pas me contredire.

Je ne nie pas la responsabilité d’Ali Soilih (qui fût aussi manipulé par les Henry, Giraud et consort pour faire son coup d’Etat en 1975) dans la séparation de Mayotte de ses îles soeurs.

Quant à Anjouan et Mohéli, je ne vois pas comment une île faisant partie d’un Etat appelé "Comores" peut se séparer d’une île appelée "Ngazidja" ? Que je sache, ces îles comme Mayotte d’ailleurs, ne sont ni des provinces ni des dépendances de la Grande Comore ! Elles font juste partie d’un seul ensemble. Les erreurs, les errements et les statuts des uns et des autres ne doivent pas nous faire oublier, faire nier ou renier cette réalité.

On oublie souvent qu’entre 1975 et 1999, il y a eu un Président Anjouanis pendant 11 ans (Abdallah), un Président grd-comorien mais anjouanais d’adoption (Djoahar) et un autre Président de transition anjouanis (Tadjiddine). Mais c’est toujours facile de faire porter le chapeau aux "méchants Gd-Comoriens".

Pendant 10 ans (1997-2007), Anjouan s’est auto-géré et on connait les résultats aujourd’hui.

Moi je suis de Grande Comore et j’y vie. J’ai de la famille et beaucoup d’amis à Mayotte (pas forcement anti-département ou "pro-comorien"), ma femme est de Grande Comore avec des ancestres anjouanais du côté de sa mère, elle a aussi des neveux et nièces mahorais. Comment dans ces conditions je ne peux pas me considérer de toutes ces îles ? Au lieu de nous enfermer dans les erreurs et les manipulations de nos aînés ou de nous en approprier, nous avons le devoir de préserver la paix dans nos îles et regarder vers l’avenir ensemble. Toutes les formes d’unité sont possibles. Le cas d’un pays comme l’Afrique du Sud, avec des peuples aux races et langues différentes devrait nous inspirer. Mais cela suppose que nous laissons de côté les préjugés, les prcès d’intention et les prétendus complexes de supériorité ou d’infériorité des uns ou des autres.

Fraternellement


> MAYOTTE : QUAND LA FRANCE REDÉCOUVRE LE COLONIALISME


Sois honnête Ph Hoareau Mayotte département risque de partager le tourisme avec La Réunion, la réputation, les mannes financières de l’Europe, (entre autre...) Vous vous rappelez de vos " Té Comores"
> MAYOTTE : QUAND LA FRANCE REDÉCOUVRE LE COLONIALISME
Ma foi, quelles colères ! On dirait que le débat est ouvert...
Ce qui est amusant (dans un sens), c’est que les propos que vous me prêtez (analphabète) ne m’appartiennent pas et sont ceux de commentateurs, comme vous. Idem pour les copiés/collés.
Certains sites comoriens ont repris cet article, sûrement parce qu’il est totalement idiot et mal informé. http://comores4.skyrock.com/1.html
Par ailleurs, vous ne répondez pas sur les exactions de la police française, information qui ne vient pas de moi mais comme je le précise dans mon article du journal "Marianne", lui aussi sans doute extrêmement mal informé...
Gaëlle Sartre-Doublet


> MAYOTTE : QUAND LA FRANCE REDÉCOUVRE LE COLONIALISME

26 janvier 2009, par ANNH   [retour au début des forums]

C’est pour cela que je vous dis que vous ne maîtrisez pas tous les enjeux qu’il y a derrière tout ça. Si votre seule source ce sont les blogs comoriens qui ont repris votre article et le fameux "comité maore" alors là ce n’est même pas la peine qu’on se lance dans des discussions stériles. Mettez en parallèle la singularité Mayotte, par rapport à la situation et à l’histoire des comores, alors je vous garanti qu’aucun blog comorien ne reprendra votre article. Quant "aux exactions", je te rassure, je ne suis pas quelqu’un qui hésite à utiliser les mots, mais il y en a certains qui sont lourds de sens et il faut les utiliser en ayant tous les éléments pour étayer son argumentation. Il y a une politique de chiffre qui est pratiqué à Mayotte, d’ailleurs la moitié des chiffres publiés par BRICE ont été réalisés à Mayotte et en Guyane étant donné l’environnement de ces deux territoires. Vous voyez, je ne le nie pas, mais parler "d’exactions", de "déportation", là il y a quelque chose qui m’insupporte. Le site Mariane n’est pas la bible, je n’ai jamais pris un article d’un journal pour argent comptant, je le prend pour information, puis je vais voir plus loin pour me faire une opinion. C’est ce que tu aurais du faire. Le monde publie régulièrement des articles non moins intransigeants sur la politique de l’immigration à Mayotte, mais donne aussi d’autres visions de la situation de Mayotte, parce que lui au moins possède un correspondant sur place, tout le contraire des autres journaux de la place parisienne. Mais, connaissez-vous la bulle médiatique, lorsqu’elle obtient un fait croquant, le travail internet fonctionne à plein régime... Je te conseille de lire aussi certains articles de Ouest France.

"Qui ici renoncerait au RSA" : quel mépris, comme je vous l’ai indiqué dans ma première réponse, les minimas sociaux qu’on trouve ici en métropole sont inexistant à Mayotte. Et leur établissement ne sera pas automatique si les mahorais se prononcent pour la départementalisation. Tout ça est très complexe, essayez de vous procurez la feuille de route qui dresse le processus de départementalisation et vous commencerez à comprendre bien des choses. Et je peux te dire que si les mahorais courraient seulement pour profiter de l’argent de la France, il y a belle lurette que tout cela aurait explosé.

Moi, je te dis de faire tout simplement un travail d’information, et fait attention entre site et comité de propagande, parce que sur ce point on est vite largué surtout si on vient juste de s’y mettre. Et les comores ne sont surement pas la démocratie la plus envié du monde. Ecris aussi un sujet là dessus et comme par magie tu verras qu’aucun de tes mots apparaitra sur un site comorien. La guerre de l’information, je ne t’apprend rien, mais tu connais ?


> MAYOTTE : QUAND LA FRANCE REDÉCOUVRE LE COLONIALISME


Je ne vois pas très bien ce qui vous autorise à me tutoyer et vous ne démontrez rien : vous aboyez. Quant au RSA, c’est vous qui êtes méprisant si vous le considérez comme méprisable. Quant au fait de savoir si les mahorais pourront le toucher ou non, il existe un principe assez simple en France : l’égalité des droits (et des devoirs) des citoyens devant la loi. Or, si vous devenez un département français, vous aurez les mêmes droits que n’importe quel département dès 2011, de manière progressive certes, mais bien réelle :. A moins que ce site gouvernemental ne mente lui aussi ?
Je pense assez bien voir de quel côté est la désinformation...
Gaëlle Sartre-Doublet


> MAYOTTE : QUAND LA FRANCE REDÉCOUVRE LE COLONIALISME

26 janvier 2009, par ANNH   [retour au début des forums]

Moi, j’aboie, vous pas ! Le tutoiement, c’était pour aller vite, on ne se connait pas, c’était une maladresse. Je ne vais pas m’étaler su l’histoire, ça serait très fastidieux et je n’ai pas le temps... je vais rester sur le présent et sur l’avenir de Mayotte par rapport aux Comores et à la France. Et te répondre sur quelques points. Chacun avec ses recherches se fera son opinion !

Tous les français que ça soit en outre mer ou en métropole doivent jouir des mêmes droits, mais aussi des devoirs qui vont avec : oui, je signe tout de suite, même si ce n’est pas toujours le cas partout dans le territoire national. Alors, oui, à l’horizon 2011(si les mahorais le confirment en mars prochain), après renouvellement complet du conseil général, Mayotte deviendra département/région d’outre mer. Pour ne pas vous donnez l’impression d’aboyer, je vous fais une confidence : personnellement, je suis contre la départementalisation de Mayotte : pourquoi ?

Si je me réfère à ce qui se passe aujourd’hui, et à mes connaissances des institutions, je suis pour une collectivité unique, ça figure dans la question qui sera posé aux mahorais. N’en déplaise à certains élus mahorais. J’ai le respect pour nos aïeux et surtout le combat des femmes mahoraises pour garantir la liberté à leurs enfants. Et pour elles, cela passait par le maintien de Mayotte au sein de la république française, avec comme clé de voûte la départementalisation. Mais comme elles nous ont permis de faire des études, c’est aussi pour pouvoir réfléchir par nous-mêmes. Je suis donc contre le statut de département, car je souhaite que Mayotte garde ses spécificités en matière legislative. Ne vous m’éprenez pas, je ne suis pas pour l’inégalité. Paris est une spécificité au plan législative en France, la corse, l’Alsace, la Lorraine, tous les départements français d’outre mer le sont encore plus étant donné leur histoire, leur environnement, les traditions etc. c’est une richesse. Moi, je veux que Mayotte puisse rester dans son contexte spécifique, avec un statut interne "taillé sur mesure" au sein de la République française. Par conséquent, ma préférence va pour les statuts de Collectivités territoriales ou TOM, mais renforcés, avec à coup sur une certaine autonomie dans la prise de décision (douanes, prises d’initiatives etc...). Pour les esprits tordus, autonomie ne veut pas dire indépendance. Moi, je veux en quelque sorte un statut équivalent à la Polynésie. Mais, vu l’histoire de Mayotte sur cette question de département, sauf une grosse surprise de dernière seconde le « oui » va surement l’emporter. Partant de là, il faut être responsable. Donc, étant minoritaire au sein de la population mahoraise et par le jeux de la démocratie, je souhaite un statut départemental à l’image de ce que veut faire la Guadeloupe et la Martinique. La progressivité ainsi préconisée par la feuille de route du gouvernement me convient parfaitement. Progressivité législative, sauf pour les lois régaliennes ça va de soi (le droit commun, la justice etc.), progressivité des minimas sociaux... Je ne méprise donc pas le RSA, son instauration prendra d’ailleurs des années, pour tout simplement ne pas déstabiliser l’économie locale. Pour infos, même La Réunion, pour prendre plus proche de nous, n’est pas au même niveau que la métropole sur ce domaine. Donc, ce que je méprise, c’est le fait de décrire le choix des mahorais que sur l’opportunité de bénéficier des avantages sociaux. Dans la vie, il y a plus décisif : la liberté, la justice, le respect de la loi, la loi appliquée à tous même au dirigeants etc. Vous me comprenez un peu ? J’ai réagi vigoureusement à vos interventions, car j’en ai par dessus la tête des approches généralisantes, monographiques et superficielles de certains articles, aveugles aux singularités d’une île, d’une géographie et de son histoire, mais surtout de ses choix.

Alors, j’en conviens, la mer est ici devenue un véritable cimetière marin. Je pense malheureusement que la situation ne fera qu’empirer. Parce qu’il y a des gens qui meurent de faim de l’autre côté, moi-même j’aurais fait pareil, mais leurs dirigeants sont infoutus de réagir malgré les milliards de dollars et d’euros déversés chaque année par la Banque mondiale, le FMI voire par la France, pays présenté toujours comme le protagoniste de tout ce qui se passe aux Comores, de la pauvreté de ces îles etc.. A écoutez les dirigeants comoriens, et certains propagandistes, qui bénéficient des mêmes largesses, la France est responsable de tout. Il faut en finir avec cette chanson... Bref, à mon sens, seule une politique de co-développement, une coopération renforcée et équitable entre Paris, Moroni et Mayotte permettrait de s’en sortir un peu, ça a commencé avec la coopération agricole. Mais je reste septique une éventuelle pérennisation. La corruption généralisée conjuguée au manque d’intérêt des dirigeants comorien quant au développement de leur pays n’augure rien de bon. Qu’ils comprennent enfin que les deniers de l’État sont faits pour servir la population et non pour se remplir les poches, et abattre ce système consanguin de castes qui met sur un pied d’estale les soi-disant dignitaires, qui se goinfrent à souhait entre eux pendant que la population meurt de faim. C’est donc à la jeunesse comorienne de tirer la sonnette d’alarme, de rabâcher à leurs gouvernants qu’ils doivent impérativement se consacrer à un développement plus harmonieux de leurs pays. Ainsi, ils pourront également tenir la population et les acteurs du développement en éveil, pour accepter les mains tendues pour permettre les Comores de sortir de l’agonie dans laquelle ils se trouvent actuellement.


> MAYOTTE : QUAND LA FRANCE REDÉCOUVRE LE COLONIALISME

26 janvier 2009, par Laure Dupau   [retour au début des forums]

Bonjour à tous, Je trouve important et sain que tout le monde puisse réagir au contenu d’un article. Tous les commentaires intelligents et pertinents auront leur place sur ce site. Malheureusement, je constate que certaines règles de courtoisie commencent à être dépassées. Encore une fois, je répète que les éclairages pertinents seront les bienvenus. Quant aux attaques personnelles et aux familiarités totalement déplacées envers les auteurs, elles ne seront plus acceptées ici.


> MAYOTTE : QUAND LA FRANCE REDÉCOUVRE LE COLONIALISME

29 janvier 2009   [retour au début des forums]

Outre l’ignorance de l’histoire, cet individu n’a aucune notion de savoir vivre. J’espère qu’en devanant habitant d’un département, il évoluera !

Certains disent que si Andriantsoly, un roi malgache poursuivi chez lui, a pu vendre Mayotte à la France comme une vulgaire marchandise, pourquoi les Mahorais ne le feraient pas par les urnes ?

Quant on voit qu’aujourd’hui ce roi usurpateur est érigé en héro et modèle, on comprend mieux l’état d’esprit des Mahorais !

> MAYOTTE : QUAND LA FRANCE REDÉCOUVRE LE COLONIALISME

Bon !!!!! Misère !!! Je vais vous aiguiller un peu pour que vous puissiez aller vous renseigner un peu. Alors : "Madagascar et dépendances" : ça veut dire quoi ce terme, qu’est-ce qu’elle renferme ? Aller chercher un peu !

"le député Said Mohamed Cheikh" : Qui est ce funeste personnage ? Par la même occasion vous verrez à travers ce saltimbanque l’importance de la femme mahoraise sur tout le processus qui a conduit jusqu’aujourd’hui.

"La capitale Dzaoudzi (Mayotte) est transférée à Moroni en 1966, huit ans après la décision du transfert". Décision de transfert, mon oeil ! Je veux dire est-ce que vous savez ce que vous écrivez et les enjeux de ce soi-disant transfert (qui a bien eu lieu) ?

"Cette séparation arbitraire violant l’intégrité territoriale de l’archipel est le fondement sur lequel l’Union des Comores revendique Mayotte". C’est quoi le territoire comorien avant "Madagascar et Dépendances" ? Aller chercher un peu !

"L’Union européenne, quant à elle, reconnaît ce territoire comme français, avec le statut de PTOM (pays et territoires d’outre-mer) mais pas comme Région ultrapériphérique. Ce qui explique que Mayotte, contrairement aux DOM, ne figure pas sur les billets en Euro". Mais au fait, comment devient-on "Région ultrapériphérique" de l’union européenne ? Pour votre gouverne, tous les autres territoires français d’outre mer ne sont pas tous des Régions ultrapériphériques et tous ne figurent pas sur la monnaie, d’ailleurs je ne pense même pas que les 4 DOM y figurent, mais je vais vérifier une deuxième.

Vos arguments ne sont pas assez solides, mais j’ai pas le temps de tout vous expliquer. Si au moins vous aviez pris la peine de vous renseigner au lieu de faire du copier-coller, j’aurai certainement fait un petit effort, c’est la vox populi qui veut ça !

Un journaliste à le devoir et l’obligation de vérifier ses sources, la pertinence de son discours avant de le publier. C’est un minimum de déontologie. Et c’est un colonisé qui vous dit cela. Un colonisé qui a sa libre arbitre, qui réfléchit avant de voter, qui est content de payer des impôts plus élevés qu’en métropole pour permettre le développement de son île au sein de la république française. Un colonisé qui est content de ne pas vivre dans un pays qui est miné par la corruption, un pays qui vote démocratiquement, qui n’appauvrit pas sa population et qui ne connait pas le népotisme, et qui n’a jamais connu la guerre tout le contraire de ce qui s’est toujours passé aux Comores. Un colonisé qui a un regard très critique sur la politique d’immigration qui est pratiquée ici, sur le plan national et et sur le plan européen, un colonisé qui prône le co-développement et la coopération, deux bons mots, mais jamais mis en oeuvre. Un colonisé qui ne vit pas que pour l’argent de la France comme une grande majorité d’autres colonisés mahorais, mais qui vit sous le régime de la liberté, du libre arbitre et de la compréhension des autres. Un colonisé qui connait son histoire et qui est parfaitement lucide quant aux évolutions du monde. Bref, un colonisé qui sait parfaitement où il vit et ce qu’il veut pour son avenir, celui de ses enfants, de son île et de la république française. Un colonisé qui a des parents analphabètes (comme vous dites), mais qui ont su me donner une éducation, qui m’ont permis de faire des études comme bon nombre de mahorais comme moi et cela aussi grâce à l’école de la république. Un colonisé qui s’assume, et qui en a mare de voir des gens balancer sur la place publique des choses qu’ils ne maîtrisent à peine et qu’ils ne prennent même pas la peine de se renseigner un minimum.

Parole de colonisé !

> MAYOTTE : QUAND LA FRANCE REDÉCOUVRE LE COLONIALISME

Et voilà encore une !

Moi, ça m’énerve toujours quand je lis des âneries pareilles ! Des gens qui ne savent rien à rien, qui n’ont pas le recul nécessaire et qui ne prennent même pas la peine de lire des vrais travaux, le travail parlementaire et d’essayer de voir ce qu’en pensent les mahorais pour bien comprendre tous les tenants et les aboutissants de cette histoire. En plus, on se dit journaliste ! Je reprend quelques citations pour vous inciter à aller fouiller un peu :

"En 1946, les Comores sont séparées de Madagascar et deviennent territoire d’outre-mer" : essayez de comprendre ce qui étaient les Comores et Mayotte avant cette date ; ce qui était Madagascar, ce qui avait conduit à ce rattachement, puis au détachement !

"Suite au refus en 1958 tant de l’indépendance que de la départementalisation, les Comores obtiennent le 22 décembre 1961 (loi no 1412) un statut d’autonomie interne (qui sera élargie en 1968 par la loi no 6804)" : là aussi faites pareil, mais essayez de voir ce qui était Mayotte par rapport à la France et par rapport aux îles comores !

"le député Said Mohamed Cheikh devient président du conseil de gouvernement, jusqu’à sa mort le 16 mars 1970" : essayez là aussi de savoir qui était vraiment cet homme, son comportement par rapport aux femmes mahoraises et vous comprendrez le combat des femmes mahoraises et son importance dans toute cette histoire.

"La capitale Dzaoudzi (Mayotte) est transférée à Moroni en 1966, huit ans après la décision du transfert" : essayez de comprendre pourquoi la décision de transfert a été prise, sous quel format, les conséquences, la situation de Mayotte, et la singularité de cette île par rapport aux autres îles !

"Le 25 août 1972, le Comité spécial de décolonisation de l’ONU inscrit l’archipel des Comores. Le 15 juin 1973 La France et les Comores signent des accords relatifs à l’accession à l’indépendance" : essayez de comprendre pourquoi les Comores se sont PRÉCIPITES dans cette affaire, la situation de Mayotte par rapport aux dirigeants des Comores !

"En 1974, la France organise aux Comores un référendum sur l’indépendance. Le référendum concernait les Comores dans leur ensemble, mais Mayotte ayant, seule parmi les îles de l’archipel, eu une majorité se prononçant pour le maintien du lien des Comores avec la France" : Pas "pour maintien du lien des comores avec la France", mais que Mayotte reste français, nuance !!! Dans la même veine, essayez de réfléchir sur le pourquoi les habitants de Mayotte ont procédé ainsi. Ils ne se sont quand même pas réveillés du jour au lendemain pour dire "nous voulons rester français" !

"le gouvernement français de l’époque décida unilatéralement de séparer Mayotte du reste des Comores et de la conserver sous souveraineté française". Qui dit unilatéralement ? Qu’est-ce qui s’est passé avant ? Qu’est-ce qui s’est passé entre temps ?

Bref, ne vous fiez pas à Wikipédia ! Si j’étais journaliste comme vous, je ne m’aurais pas permis de prendre comme source Wikipédia. Et même si je l’aurais fait, j’aurais pris la peine de regarder sur ce même site, d’autres versions qui sont en même temps complémentaires et contradictoires sur l’histoire de Mayotte. Toute histoire est complexe, et il faut se renseigner sérieusement avant de publier pareil article.

La "colonisation", "déportation", mais c’est insultant, comment peut-on soutenir des choses pareilles sans rien connaitre de la réalité de la situation ? Sortez un peu de votre bulle et découvrez la complexité du monde.

Vous ramenez tout à l’argent : les mahorais viennent auprès de la France n’est-ce pas ? Ayez un peu de bon sens, et vous comprendrez que les choses sont plus complexe que cela.

Mayotte est majoritairement musulaman, oui, avec d’autre religion aussi, comme l’est La réunion (si vous y avait déjà mis le pied, c’est à deux heures d’avion de Mayotte), avec une particularité, l’existence d’une multitude de religion qui va l’hindouisme et au catholicisme (une mosaïque de religion). Où est donc le problème ?

Le cheminement que connais Mayotte, c’est ce qu’a connu les quatre départements d’outre mer actuel ! Arrêter de nous parler de colonialisme !


> MAYOTTE : QUAND LA FRANCE REDÉCOUVRE LE COLONIALISME

29 janvier 2009   [retour au début des forums]

Cher Monsieur,

Ne poussez pas votre ignorance jusqu’à modifier la géographie car il n’y a jamais eu "Mayotte et les Comores", les Comores, quelque soient les status successifs des îles, individuellemement ou collectivement, forment un archipel d’origine volcanique, avec le même peuplement. Vous pouvez avoir vos opinions politiques, mais de grâce, laissez la géographie tranquille ! Si vous y comprenez quelque chose.

> MAYOTTE : QUAND LA FRANCE REDÉCOUVRE LE COLONIALISME

En plus vous vous dites journalistes !

Vous découvrez comme par magie une île que vous ne connaissez pas, que vous n’essayez même pas de comprendre, que vous n’essayez guerre de connaitre son histoire, mais que vous dénoncez son cheminement institutionnel. Pour votre gouverne (à G Françoise), Mayotte n’a jamais été un département (actuellement c’est une collectivité départemental, statut transitoire comme on en a connu d’autre avant). Quant au vote sauvage, tu me fais rire !!! Mais j’ai pas le temps de rentrer dans les détails vu que vous même vous n’avez même pas pris la peine de potasser un peu votre affaire. Quant à la philosophe : je croyais qu’un philosophe, avant de publier des écrits publics essaie un peu de réfléchir d’abord, de peser les pour et les contre, de regarder l’histoire, de comprendre le cheminement d’une population... Bref, de faire en sorte d’avoir des arguments solides avant de dire tout et n’importe quoi. Tu dis toi même que tu ne connaissais même pas l’existence de l’île de Mayotte (pour un enseignant et/ou un journaliste / philosophe qui se dit connait son pays c’est grave), mais tu te permets d’écrire des choses qui n’ont aucun fondement. Le droit international, reconnait peut-être - qui sait ? - le principe de liberté d’un peuple, Le "droit des peuples à disposer d’eux-mêmes", n’est-ce pas un principe fondamental du droit ? Vous dites aussi, c’est où vous démontez toute votre mépris : "la majorité de la population est analphabète". L’analphabétisme ne signifie pas manque d’intelligence, ou dites moi si vous déniez à cette population toute conscience humaine, et là j’arrêterais toute de suite toute discussion avec vous. D’ailleurs quand vous dites analphabétisme, beaucoup de linguistes vous dirons d’aller revoir votre copie. Car, il y a une langue à Mayotte (le maoré ou shimaore), comme La Réunion, les Antilles et les guyanais avec le créole, comme les calédoniens avec les langues Kanaks etc. Après, il y a le français, la langue officielle. Donc, lors des campagnes électorales, il y a des procédures et des transcriptions qui permettent de palier cet analphabétisme que vous dénoncez. Vous vous prétendez journaliste, il faut vous renseigner un peu ! Il n’y a jamais eu de dictature à Mayotte, sauf lorsque l’île était sous le giron comorien justement, c’est d’ailleurs l’un des déterminants qui a conduit les habitants de Mayotte à se soulever, surtout les femmes qui ont toujours en avant de ce combat car elles voulaient que leurs enfants soient libres ; mais ça vous ne le savez pas puisque vous n’avez pas pris la peine de potasser un peu. Il y a des problèmes à Mayotte, comme partout ailleurs, mais quand vous parlez de "déportation", je vous en conjure, arrêter quoi ! Un peu de recule !

Si Mayotte était sous occupation et dans le joug de la colonisation, je n’aurais même pas eu la chance de vous écrire ces quelques lignes. Alors un peu de considération et de réalisme !

C’est "l’argent de la métropole qui nous attire", mais ayez un peu de considération bon sang, il y a des gens qui bossent comme vous, qui payent des impôts, qui sont d’ailleurs, à salaire égale plus élevés qu’en métropole, qui pensent comme vous, et qui sont loin d’attendre le RMI à la fin du mois. D’ailleurs pour votre gouverne, le RMI n’existe pas à Mayotte. La plupart des minimas sociaux de la métropole sont inexistant à Mayotte. Et si vous prenez la peine de potasser la feuille de route qui conduit vers le référendum et éventuellement la départementalisation, vous verrez la complexité de la chose et comprendriez que leur établissement n’est pas pour demain. Pour terminer, je vous inviterai tout simplement à bien faire attention aux sources que vous donnez ci-dessous parce que, avant même de lire votre prose, et pour ceux qui connaissent les enjeux de tout ça, elles ne donnent pas vraiment envie de vous lire après.

> MAYOTTE : QUAND LA FRANCE REDÉCOUVRE LE COLONIALISME
Chèr ami, Jusqu’ici tu ne connaissais rien de Mayotte (ce qui est gravissime si tu es un journaliste), alors je te dirais de te renseigner encore un peu pour pouvoir donner réellement ton opinion sur la question. En faisant le tri entre la propagande comorienne, les vrais intentions des mahorais et l’histoire de Mayotte par rapport à la France et aux Comores. Les mahorais ne sont pas des sauvages, le RMI et bon nombre de minima sociaux sont inexistant à Mayotte. Renseignes toi sur l’établissement de ces derniers au vu de la départementalisation, après tu reviendra me dire des nouvelles. Tu glanes des écrits ici et là et tu publies un article sans rien connaitre et sans réel fondements, et tu te permets de donner un opinion et dénoncer la colonisation. C’est ce qu’on appelle de la désinformation.
> MAYOTTE : QUAND LA FRANCE REDÉCOUVRE LE COLONIALISME
25 janvier 2009, par J.A.A.   [retour au début des forums]

UNION DES COMORES


COMORES/ POLITIQUE QUI doivent donner les leçons aux autres ?
Un éminent politicien Anjouanais disait : « on peut se prétendre si fort mais pas devant le verdict de l’histoire, un verdict sans appel car c’est du vécu ». Voyons le fil des évènements depuis l’Indépendance des Comores en 1975 jusqu’à nos jours : 1/ De 1975 à 1978, le Président ALI SOILIHI arrive avec sa jeunesse révolutionnaire ; DOSSAR, l’actuel Directeur de Cabinet de SAMBI et DHOIFFIR BOUMOU, Président de l’actuelle Assemblée de l’Union connaissent quelque chose. Ils ont dirigé les Comores avec des militaires étrangers, des Tanzaniens. Ils se réclamaient des nationalistes. Ça n’a pas empêché leur déchéance et l’assassinat d’ALI SOILIHI. 2/ De 1978 à 1989, le Président AHMED ABDALLAH arrive avec ses Dinosaures ; Messieurs MROUDJAE, ALI MLAHAILI, OMAR TAMOU, SAÏD HASSANE SAÏD HACHIM, Colonel ABDOURAZAC, AHMED ABDOU MOUHADJI.... Connaissent quelque chose ; ils ont dirigé les Comores avec les mercenaires de BOB DENARD. Ils revendiquent la paternité de l’Indépendance, bœuf à trois pattes, et se présument des nationalistes. Néanmoins, ça n’a pas empêché leur déchéance et l’assassinat du Président AHMED ABDALLAH. MOUSTOIFA SAÏD CHEIK doit quand même se rappeler des sacs plastics de farine avec les cadavres des militants du FD jetés devant la mosquée de MAGOUDJOU. 3/ De 1989 à 1995, le Président DJOHAR arrive avec les Dinosaures d’AHMED ABDALLAH, puis avec ses bandits ; MCHANGAMA, MOHAMED ABDOU MADI, OUKACHA, MSAÏDIE, SAGAF connaissent quelque chose. Ils ont fait diriger les Comores par des Comoriens. Ils ont au moins institué le multipartisme, enterrant le parti unique d’AHMED ABDALLAH (UDZIMA). Les bandits de DJOHAR se revendiquent réformistes et revendiquent la paternité du pluralisme politique aux Comores. Néanmoins ça n’a pas empêché leur déchéance mais avec une différence : leur Président DJOHAR est déposé, déporté et non assassiné. 4/ De 1996 à 1998, le Président TAKI arrive avec ses UNDC ; Dr MOUHOUTARD, AHMED ABDOU MOUHADJI, HILAL... connaissent quelque chose. Les Comores restent entre les mains d’opérateurs douteux, les BOSONS de HILAL et les Arabes jamais apparus. Néanmoins ça n’a pas empêché leur déchéance, mais une nouveauté : le Président TAKI disparaît par une mort au lit avec un doute d’empoisonnement. Le refus d’une autopsie par la famille de TAKI laisse planer le doute. 5/ De 1999 à 2006, le Colonel AZALI arrive avec ses militaires de la FCD. Le Colonel AZALI passe d’un régime putschiste à une Démocratie du style de l’Union Africaine. Il se dispute la paternité de la réconciliation Nationale avec l’UA. Néanmoins ça n’a pas empêché son départ avec une autre version : un départ imposé et diligenté par des soldats étrangers sous drapeau de l’UA. 6/ 2006 à ce jour : SAMBI arrive, débarque à ANJOUAN avec des militaires étrangers et dépose MOHAMED BACAR qui arrive à échapper aux coups de feu mortellement prémédités. Synthèse Revenons en arrière : de 1997 à 2008, les Anjouanais se sont révoltés et se sont soustraits pour un moment de la République. Néanmoins, durant toute cette période, l’Ile d’ANJOUAN a appartenu aux Anjouanais. Il n’y a eu, ni secours Tanzaniens, ni Soudanais, ni mercenariat de quelque nature que ce soit. Le 25 mars 2008, les AND et les Tanzaniens et Soudanais n’ont trouvé aucun soldat étranger. Ils ont procédé à la tuerie de compatriotes anjouanais comoriens. Ils n’ont trouvé aucun expatrié. Une Ile d’ANJOUAN aux anjouanais, et c’est ça le vrai nationalisme. Une question aux Comoriens : Le séparatisme est-il celui « d’ANJOUAN aux ANJOUANAIS » ou « les Comores aux mercenaires étrangers » ?

Remarque : SAMBI a coalisé avec les Dinosaures d’AHMED ABDALLAH et les jeunes révolutionnaires d’ALI SOILIHI pour bâtir une stratégie militaire destinée à démolir ANJOUAN et tuer les Anjouanais. Les deux générations ont un point commun : la violence mercenariale.
-  l’une s’était confiée aux mercenaires de BOB DANARD et l’autre aux dictateurs Tanzaniens. Les Comoriens jugeront un jour prochain. Jeunesse Anjouanaise Avertie UNION DES COMORES


COMORES / UA / Référendum Constitutionnel : l’UA change de casquette- les Comores à la traîne
L’UA a bâillonné les anjouanais hier, elle inquiète tous les Comoriens aujourd’hui. En 2001, l’UA conseille et préside à la paix aux Comores pour faire taire les armes, et mettre fin au séparatisme en offrant des garanties aux anjouanais. En 2009, les anjouanais se rendent comptent que c’était de la ruse, de la tromperie. La même UA est derrière SAMBI aujourd’hui pour faire revenir les Comores dans ses anciens statuts objets de la révolte de 1997 à savoir la centralisation du pouvoir à Moroni. C’est ce qui a fait fuir Mayotte, c’est ce qui a provoqué les anjouanais en 1997 et leur fuite n’est pas écartée. A ANJOUAN, avec l’aide et la complicité de l’UA, les militaires de l’AND, de la Tanzanie et du Soudan ont impunément mutilé, handicapé, déporté les anjouanais avec tous les dégâts dans les foyers : adultères, viols et on ne citera jamais assez... Assise à BANDJANANI - Moroni dans leur palabres, la classe politique de Ngazidja s’en réjouissait ; elle réclamait même qu’on fasse traverser à pieds la ville de Moroni les déportés d’ANJOUAN. Que DIEU leur prête bon cœur pour la suite des événements. La classe politique de l’autre côté retiendra Il a été vérifié que les Responsable anjouanais se seraient accaparés de l’Ile mais jamais ils ne l’ont vendue à des riches pour avoir des dividendes, jamais « l’anjouanneté » n’est vendue à aucun apatride friqué soit-il, n’est ce pas Monsieur le Député CRC Nationaliste, Président du groupe parlementaire de l’opposition et vice- Président de l’Assemblée de l’Union ? Actuel Projet de Constitution de SAMBI et de l’UA La nouvelle Constitution de SAMBI et de l’UA se résume en trois Institutions : un ¨Président à vie (SAMBI) , un Gouvernement de l’Union (de SAMBI) et une Assemblée de l’Union (de SAMBI à mettre en place avec l’aide des militaires arabes déguisés en Apatrides très milliardaires mais qui fuient leur pays respectifs et qui renoncent à leur propre nationalité). Pour SAMBI, la récréation pour la classe politique est terminée : elle se soumet, ou elle choisit entre la mort et l’exil. Qui vivra verra, n’est ce pas Messieurs MLAHAILI, MROUDJAE, Dr MOUHTAR, Patron du FD !!! Jeunesse Anjouanaise Avertie UNION DES COMORES
COMORES / un pays record en Constitutions Classe politique comorienne interpellée
Depuis l’Indépendance des Comores en 1975, les Comores sont passés de : Etat Comorien (ALI SOILIHI) à République Fédérale Islamique des Comores (AHMED ABDALLAH avec deux révisions 1982 et 1989), République Islamique des Comores (MOHAMED TAKI), République des Comores (Colonel AZALI et sa Charte), Union des Comores (Constitution de l’UA). Au total, les Comores ont déjà vécus sept Constitutions y comprises les révisions. SAMBI s’enflamme encore et progresse vers la huitième Constitution. Il est surprenant que la Classe Politique Comorienne croit encore que les Comores deviendront riches et que les Comoriens s’aimeront beaucoup plus à travers un type de Constitution qu’on cherche toujours depuis plus trente ans. Message honnête aux Comoriens- Politique politicienne en récréation Il y a toujours eu une ruse toujours développée par la classe politique Comorienne. Il faut changer. Les politiciens comoriens ont toujours pris en otage le vocabulaire « nationalisme » en otage. Aux Comores, tout repose sur la définition des vocabulaires : Unité nationale, nationalisme. Unité nationale et nationalisme ne sont pas conditionnés à un système politique totalitaire, avec la centralisation du pouvoir entre les mains d’un seul homme. Les Fédérations, les Confédérations, les Organisations Régionales ont bien montré leur preuve d’Unité, que ce soit en politique ou en matière de Développement Economique. La première puissance politique et Economique mondiale n’est autre qu’une Union d’Etats, (Etats Unis d’Amérique). L’autonomie des régions en Afrique du sud, au Nigéria, en Suisse... n’ont jamais été un handicap pour un Développement économique et un rôle de premier plan politiquement. Arrêtons de tromper les Comoriens en leur disant que les autonomistes sont des séparatistes et que les unionistes associés à des mercenaires sont les vrais nationalistes qui s’inspirent pour tout décollage économique du pays. Voyons ailleurs : à l’est de l’Europe, on avait commencé par URSS (Union des Républiques Soviétiques Socialistes) pour revenir à un système d’Etats éclatés en Etats Indépendants qui se développe encore mieux.- A l’ouest : on avait commencé par le renforcement de l’éclatement avec des Etats Indépendants et rivaux (Allemagne - France) pour atterrir sur l’Union Européenne. Jeunesse Anjouanaise Avertie

UNION DES COMORES ---------------------- Comores/Autonomie des Iles Quelle formule pour une efficacité dans le temps.


Il est question de s’y adapter. Les Comores sont un Pays- archipel, des frontières inter-Iles naturellement imposées par l’Océan. Il faudrait y tenir compte et tout serait facile. Quant les comoriens se rencontrent, à travers l’expression, l’Ile de provenance s’affiche sans pour autant qu’on invoque la notion d’ethnie. Les secteurs économiques promettant varient d’une Ile à une autre avec un peu de commun. La compétition économique positive inter-Iles peut bien constituer un vecteur d’engagement de nos populations. En regroupant tous ces éléments, le centralisme administratif et politique ne peut avoir de place. L’Autonomie des Iles s’impose ; il sera question d’éviter toute orientation négative de l’Autonomie. Que faut-il éviter pour renforcer l’Autonomie ? Regardons- nous en face : on ne peut parler d’Autonomie des Iles, de Tournante, d’équité politique sans parler d’équité économique et financière : 1-Tournante : équitablement chaque Ile occupe la Présidence à tour de rôle et pour la même durée. 2-Autonomie des Iles : chaque Ile gère librement ses propres affaires. Il reste deux aspects à clarifie, et tout sera sur rails : le financement des Institutions et le partage de l’Aide Internationale. 3-justice : Cour Constitutionnelle 4-Armée : Forces de Sécurité Intérieure dans les Iles. Pour ce qui est de la Tournante, Autonomie des Iles et Justice, le financement du fonctionnement se ferait dans l’équité : les membres du cabinet Présidentiel de l’Union et ceux de la Cour Constitutionnelle et de l’Assemblée de l’Union relèveraient financièrement de leur Ile respective. D’ailleurs il serait conseillé que les délibérations des dispositions législatives relevant de l’Union puissent se prendre à travers une Assemblée Nationale qui ne serait autre que des Congrès des Assemblées des Iles convoqués pour la circonstance par le Président de l’Union en exercice. Il serait trop illogique de revendiquer la parité au niveau des compositions des superstructures sans parité au niveau des prises en charge sur le fonctionnement. Aides Internationales Les aides Internationales doivent être reparties proportionnellement aux destinataires qui ne sont autres que les Comoriens. Il est entendu que si on parle parité politique, ça ne peut aucunement concerner une parité pour les Comoriens. Quand il s’agit des aides Internationales, elles sont destinées aux populations donc il doit y avoir parité mais au niveau des destinataires des aides, d’où un des quotas proportionnels au nombre d’habitant de chaque Ile. Armée -Sécurité Il n’y a plus de guerre en ces temps. De plus, les Comores ne peuvent se doter de moyens exclusifs pour se défendre en cas d’attaque étrangère. Avec un pays- archipel, seule la responsabilisation des Iles en matière de sécurité pourrait être efficace. La Force de Sécurité Intérieure peut être dotée de compagnies spécialisées pour les domaines Jugés plausibles. Une AND stationnée à Moroni sans transall, sans sous-marins, sans bateaux de guerre, sans même centrale de Télécommunications, on ne voit du tout pas son utilité si ce n’est « naïlé- yilalé », manger et dormir, et éventuellement la guerre contre ses propres citoyens dont ils ont la charge de défendre. Sinon se livrer au contrôle routier pour des rançons etc. Au fait, l’attribution de la Défense Extérieure des Comores à la France comme jadis reste une des Solutions les plus pragmatiques. On peut évoluer un jour vers une force Régionale de l’Océan Indien qui inclurait toujours la France par rapport à Mayotte et la Réunion. Jeunesse Anjouanaise Avertie

UNION DES COMORES


COMORES /MAYOTTE- département français Pour SAMBI : l’argent du beurre et non le beurre.
J.A.A se sent à l’aise d’avoir opté pour le respect du choix mahorais de rester française ; même en politique il faut connaître dire tout haut ce qu’on pense et surtout ce qu’on ne peut s’y opposer. Un adage ridiculisant « détester le beurre tout en aimant l’argent du beurre ». J.A.A interpelle SAMBI 1- Si Mayotte n’était pas restée française, que seraient devenus les centaines d’anjouanais pourchassés par votre armée alliée aux mercenaires tanzaniens ? ils auraient succombés sous les coups des tortures, des séquestrations et des balles des kalaches-Nikov des assassins de l’AND, tanzaniens et soudanais. Mayotte avec son statut, ça a volé au secours de milliers de vies anjouanaises. Merci la France, merci Mayotte 2- En décembre 2008, sans avoir eu froid aux yeux, SAMBI vous avez réceptionné du matériel à l’hôpital El Maarouf de Moroni, matériel payé et convoyé à Moroni par le Conseil Général de Mayotte. Les arabes tant loués demeurent toujours à la pose des premières pierres de leurs investissements ; ils continuent à s’approprier ce qui existe déjà acquis par la Coopération Internationale transparente pendant que les comoriens crèvent de faim et de maladie. SAMBI, tu dois dire merci à la France, merci à Mayotte française. 3-SAMBI, tu dois avoir honte. L’épouse de ton chouchou Président d’ANJOUAN MOUSSA TOYBOU, a pris l’avion à ANJOUAN vers l’hôpital de Mamoudzou pour son accouchement la semaine dernière sous les yeux moqueurs des anjouanais présents à l’aéroport d’OUANI. MOUSSA TOYBOU lutte pour la Nationalité Française à son futur enfant en application du principe du droit de sol. SAMBI ! Tu dois dire merci à la France et aux mahorais. 4-SAMBI, tu as payé quatre mois d’arriérés de salaire avec l’argent du FMI dirigé par le français D.S.K. et de l’Union Européenne. Dis merci à la France. SAMBI où sont les dollars de tes apatrides arabes ? 5- SAMBI ! Un hôpital de référence est en projet pour ANJOUAN par des crédits du Conseil Général de Mayotte. SAMBI, tu dois dire merci à la France et aux mahorais. Aux mahorais qui hésiteraient encore pour un oui au référendum, réfléchissez plus d’une fois. Les anjouanais se battent pour être là où vous êtes aujourd’hui, ils n’y arrivent pas. En Union des Comores c’est le vrai désastre ; ce sont les comoro-français qui posent de problèmes sinon chez nous : privation de liberté, de grève ; la faim et la maladie sont les règles ; les détournements de deniers publics font rage ; les terroristes arabes deviennent maîtres du pays ; la Comorienneté est mise en vente, le territoire, les hommes, les femmes, les filles... J.A.A souhaite beaucoup de réussite aux mahorais au Référendum Départemental pour qu’ils puissent nous venir en aide à ANJOUAN. Que de bons vœux à Mayotte pour son admission comme 101 ème Département Français. Jeunesse Anjouanaise Avertie

> MAYOTTE : QUAND LA FRANCE REDÉCOUVRE LE COLONIALISME

Le but de la consultation du 29 mars 2009 ne serait-il pas de connaitre l’opinion des français non mahorais quant à la départementalisation de Mayotte ? Ce n’est pas impossible.

Selon le décret n° 2009-67 du 20 janvier 2009 décidant de consulter les électeurs de Mayotte en application des articles 72-4 et 73 de la Constitution, ces derniers auront à répondre par « oui » ou par « non » à la question suivante : « Approuvez-vous la transformation de Mayotte en une collectivité unique appelée "Département”, régie par l’article 73 de la Constitution, exerçant les compétences dévolues aux départements et aux régions d’outre-mer ? ».

Les résultats de cette consultation sont d’ores et déjà connus d’avance. En effet, le 11 avril 1976, à la question « Souhaitez-vous que Mayotte conserve ou abandonne le statut de territoire d’outre-mer ? », les Mahorais avaient « sauvagement » voté à 79% pour le département. Le Mouvement Mahorais avait fait imprimer un troisième bulletin préconisant le statut de département et avait demandé aux mahorais dont la plus grande majorité est analphabète de choisir le troisième bulletin. Les résultats furent sans appel : Sur 17 384 votants, on a compté 13 837 bulletins nuls, 3457 pour l’abandon du statut et 90 pour le maintien. Malgré ce bulletin « parasite », le scrutin a été validé par Paris. En Afrique, un tel comportement serait qualifié par les médias occidentaux de : « mascarade électorale », « magouille électorale », « élection sauvage ». Pour dissimuler cette mascarade, le Figaro s’empressa de titrer ridiculement : « consultation électorale à Mayotte : 79% de bulletins nuls... pour s’affirmer français à part entière. » et Ouest France de renchérir en titrant « referendum Mayotte : favorable à la départementalisation ». Mayotte devient ainsi : DEPARTEMENT SAUVAGE FRANÇAIS. La prochaine consultation n’a aucun intérêt sauf celui de connaitre le souhait des français non mahorais résidant à Mayotte. Contrairement au scrutin du 11 avril 1976, où la participation était exclusivement mahoraise, la consultation du 29 mars 2009 est ouverte à tous les électeurs de Mayotte (cf. décret n° 2009-67 du 20 janvier 2009). En comparant les résultats de ces deux consultations, on aura sûrement une idée de l’opinion de ces derniers. Sont-ils favorables à la départementalisation de Mayotte ? La réponse dans quelques semaines, en attendant le vote des bêtes sauvages.

G. FRANÇOISE


> MAYOTTE : QUAND LA FRANCE REDÉCOUVRE LE COLONIALISME

28 janvier 2009   [retour au début des forums]

Bonjour,

J’ai lu avec beaucoup d’attention vos articles sur Mayotte et sur sa départementalisation. Je vis à Mayotte depuis quelques mois et la question du département est sur toutes les lèvres. Les mahorais auraient tendance à voter "oui" pour le département pour marquer un peu plus leur indépendance par rapport aux Comores. Dans mes fréquentations, quelques personnes parlent des avantages sociaux mais beaucoup ont peur des impôts (taxe foncière, taxe d’habitation) qui vont leur tomber dessus. Les mahorais craignent la départementalisation car beaucoup ont des biens, que ce soit dans l’habitat ou dans l’agriculture, biens qu’ils font construire ou cultiver par des clandestins, qu’ils payent un salaire de misère pour de nombreuses heures de travail. Les clandestins ne viennent pas à Mayotte pour rien, ils peuvent trouver du travail, gagner un "peu" d’argent, trouver un système de santé performant... Après la départementalisation, est-ce que le regroupement familial pourra se faire ? tous les mahorais ont de la famille plus ou moins éloigné dans les autres îles de l’archipel des Comores. Je vis à côté d’un banga (bidonville de Mayotte), je côtoie la misère des personnes qui y habitent et qui sont exploités. De nombreux enfants sont abandonnés et livrés à eux-mêmes, de plus en plus, que vont devenir ces enfants dans 10 ans ? Il ne faut pas oublier non plus, le pouvoir du Cadi et de la religion musulmane qui appelle à voter "non" à la départementalisation. Toutefois, les musulmans à Mayotte sont modérés et sont très respectables si l’on respecte leur croyance. Enfin, il y a la barrière de la langue, le français n’est pas du tout la langue principale, les mahorais parlent essentiellement la langue des Comores (le shimaoré). Les enfants parlent essentiellement shimaoré. Il faudra plusieurs générations pour que le français soit la langue principale et je pense que c’est un vrai handicap pour le développement de Mayotte.


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Décidément les Mahorais ne seront jamais capables de comprendre ce qu’il leur arrive. Malgré plus de 150 ans de présence française sur cette île perdue au sens propre du termes Mayotte n’arrive toujours pas à sortir de l’ignorance endémique qui touche sa population depuis belles lurettes. A l’heure où la jeunesse commence à prendre le devant de la scène mondiale à l’instar d’Obama et de Sarkozy, la jeunesse mahoraise est incapable de prendre sa destiné en main soutenant massivement l’assistanat de la France. Une jeunesse qui, malheureusement, ne pense qu’à l’alcool et dont sa fierté mise en évidence aujourd’hui est le combat des femmes mahoraises. A quand vous allez vous réveiller ? N’avez-vous pas honte de ne voir que des profs français (Blancs), comoriens et malgaches assurer l’enseignement à Mayotte ? L’exemple le plus frappant est de lire le texte de ce jeunes mahorais qui prétend être instruit alors qu’il ignore complètement l’histoire de son pays. Vous allez beau vouloir rester français et européen de surcroît mais votre ignorance ne pourra que s’amplifier de plus en plus. Un petit conseil à cet internaute qui tutoie tout le monde, on balaye d’abord devant sa porte avant de critiquer les autres. Une chose est sûr, la jeunesse comorienne préfère vivre dignement dans la pauvreté que d’être assisté par ceux qui travaillent et produisent la richesse de la France. Réfléchissez bien chers cousins.


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12 mars 2009, par toto   [retour au début des forums]

Tu te gourres et nous ne sommes pas tes cousins. la jeuneusse comorienne ne travaille pas du tout. d’ailleurs il n’y a pas de travail aux comores. c’est le néant total. on vit garnce à l’aide de la diaspora installée en FRANCE(mayotte, marseille, paris etc...). tu es très mal placé pour nous donner des leçons. la jeunesse comorienne ne vit pas du tout dignement. ils vivent très mal la misère qui sevit chez vous. je n’ai mêmepas envie de continuer.


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Je suis Mahorais et je suis titulaire d’un doctorat en médecine, je ne suis pas alcoolique, ni délinquant je suis peut - être même plus intélligent que vous, parler ainsi de la jeunesse Mahoraise c’est insulter tout un peuple. Vous devriez avoir honte de vous.Je gagne ma vie par mon travail et mon intéligence , aucun Mahorais n’est venu mendier devant chez vous alors vos commentaires vous pouvez vous les garder. Nous ne sommes pas ignorants méfiez - vous, chez nous un proverbe dit que derrière un corps il y’ a toujours de l’ombre.Je parie que vous êtes du genre à sourire quand des personnes se trouvent en difficulté ,l’alcool à Mayotte qui le vend ?, ce sont des bars tenus par des Métropolitains, ceux qui s’enrichissent pendant que le Mahorais se détruit. Apparemment insulter des gens ça vous savez faire,je ne suis pas blanc, et je gagne plus qu’un simple professeur de lycée ou de collège ou encore un gendarme muté au soleil pour espèrer gagner un prime de chaleur de 35% de vie cher,et en France Métropolitaine , il n’ ya pas d’ Africains ,Américains ou chinois qui enseignent ?L’ histoire de son pays, qui peut bien la connaître à part le Mahorais lui même. Vous tenez à tout prix à vous donner raison,celui qui connaît l’histoire qui le lui a raconté ? Oui je comprends mieux maintenant vous êtes jaloux du Mahorais et je veux vous dire une chose , nous ne sommes pas vos cousins.
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