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ÊTRE JUIF...

dimanche 12 mars 2006, par Jean Christophe Grellety

Etre juif - ou ne pas l’être - être japonais, papou, inca, musulman, catholique, bouddhiste, extra-terrestre...
To be, or not to be, that is a question ?

Avec l’assassinat d’Ilan Halimi, la « question juive » (si tant est qu’elle existe) est posée avec acuité à tout être humain, qu’il soit ou non de confession juive.
Car les kidnappeurs d’Ilan pensaient que, grâce à son rapt, ils obtiendraient le jackpot, en raison d’une formule magique : "Tous les juifs sont riches. Or, la famille d’Ilan est juive. Donc, nous serons riches à notre tour."
Le syllogisme-sophisme s’est fracassé contre la réalité, mais Ilan en est mort...

De Terre et de sang


Chacun de nous est ce qu’il est, de naissance - ce n’est pas un choix...
Pour les Juifs, la « judéïté » est nécessairement donnée par la mère, qui transmet un « sang », une identité culturelle étrangement biologisée.
Et être juif, ce n’est pas nécessairement être israélite...
Est-ce une identité complexe par rapport à des identités simples (et parfois simplistes) ? Cette étrange confusion des genres, concernant un peuple d’errance, a la vie, et la dent, dure. De peuple(s), les Juifs ont acquis une nation, et une nationalité, à partir de 1947 [ 29 novembre, résolution 181 de l’Assemblée générale des Nations Unies ].
Faut-il insister pour que nous nous souvenions que les Juifs qui l’ont voulu ont pu retrouver cette terre mythique à la suite de la Seconde Guerre Mondiale, des crimes nazis actés par les témoignages, les preuves, les ossements...
Mais il y a tant de Juifs dans le monde qui ne sont pas israëliens, qui ne veulent pas accomplir le retour à la terre des ancêtres, qui ne veulent pas que leur identité se résume à celle de "descendants des victimes de la Shoah", car ils sont cela et plus encore...
En somme, qui sont les Juifs ?

Naître ou ne pas être


Est-on français de sang ? Le code de la nationalité prévoit que l’identité française est conditionnée à la transmission par les parents ou par le fait de naître sur le sol français. Etre français est certes un fait de nationalité, mais il ne s’y résume pas, comme le prouvent les débats passionnés et parfois délirants autour de cette identité. Etre français, c’est être l’un des membres d’un peuple de l’Ouest de l’Europe, un continent occupé par des individus de couleur blanche, c’est aussi parler une langue (dont le rayonnement s’est constitué dans l’effacement ou la destruction de langues "régionales"...).
Il y a donc une part biologisée, mais la République a été fondée dans une logique culturelle pour que la "fraternité" puisse dépasser les particularismes. L’acquisition de la judéïté minimale est un héritage biologique, et il en va de même dans l’ensemble des autres peuples. Mais à peine est-il né que l’enfant juif est l’objet d’une polémique dans laquelle il vit, écartelé entre ceux qui conditionnent son identité aux pratiques et aux devoirs religieux et les autres, appelés « laïcs », qui la conditionnent à la mémoire de son Histoire, à la connaissance de la langue hébraïque et à la terre d’Israël... sans parler de la multitude, qui a mille idées sur les conditions et les limites de la judéïté. Être juif, ce n’est donc pas de tout repos : cette identité revient à porter le fardeau, dès la naissance, d’un étrange héritage.
Certes, les Français ne sont pas semblables en tout aux Allemands ni aux Anglais - et réciproquement. Ils ne sont d’ailleurs même pas semblables au sein de leur propre communauté : l’identité est un chapelet de différences, qui se décline à l’infini à l’intérieur même de « La nation ».
Or, quand on naît juif,et même si on ne prête aucune importance aux affirmations de "la religion", même si l’on n’a jamais mis les pieds en Israël, on reste juif, en tant qu’héritier involontaire de cette histoire...
Pourtant, en Israël, à Tel-Aviv, il y a des juifs laïques et homosexuels ( exécrés par les « religieux » ), qui vivent autant que possible sans nourrir cet héritage ; comme il existe des arabo-musulmans qui soutiennent les caricatures de Mahomet, des arabes qui sont toujours arabes après avoir renié l’Islam (l’apostasie, souvent punie de mort, des musulmanes homosexuelles qui seraient immédiatement décapitées par les extrémistes bien connus).
Et il y a même des juifs qui sont suffisamment modestes pour ne pas pouvoir payer la rançon de leur fils, même en l’entendant gémir sous la torture... Youssouf Fofana ne le savait pas.

Judéité dans les tempêtes de l’histoire


Mais que nous dit « la raison » sur cette identité ?
Son message est-il pertinent lorsqu’il s’agit de passions et d’émotions ?
Il faut entendre et répondre à cette antienne qui veut que les Juifs ne soient pas comme les autres - et lui dire : en un sens, oui, c’est vrai...
Nous sommes tous différents - par conséquent uniques.
Néanmoins, les Juifs, ou plutôt les Hébreux pour utiliser le terme historique, ne constituent pas un peuple comme les autres, parce que des circonstances historiques exceptionnelles et rarissimes les ont conduit à devenir le plus grand peuple nomade du monde, à se « disperser », avec la fameuse diaspora, après les déportations de Nabuchodonosor II, les exodes commerciaux qui ont suivi le règne d’Alexandre le Grand avec la chute, aussi, symbolique mais décisive, de la forteresse de Massada en 74 après notre ère avant de terminer cette ère de résistance militaire par la défaite de Bar Kocheba en 135. Les Juifs ne sont pas un peuple comme les autres, parce qu’après la destruction romaine de la Judée, ce peuple aurait pu disparaître et se déliter. Or, il a survécu pendant deux millénaires, jusqu’à retrouver ce sol de la Palestine pour y fonder l’Etat d’Israël. Une telle résistance face à un destin contraire, un tel attachement à une terre et à une mémoire (et ici, nous ne qualifions pas le contenu et la valeur de cette mémoire), une telle organisation neuro-ethologique autour d’un livre unique, censé condenser toute l’histoire et toute la science possible, devrait susciter, si ce n’est l’admiration, au moins l’étude raisonnée de ceux qui sont attachés à la durée...

Il ne s’agit pas de valider les contenus des croyances juives dans « la Bible », mais d’étudier les moyens de la réussite rabbinique dans l’établissement et la consolidation d’une identité et d’une mémoire juives, fidèles à des racines si éloignées et en quelque sorte « abstraites ». Car ce sont ces croyances, relayées à travers toute l’organisation sociale des communautés juives de la diaspora, qui ont permis cette durée, et ce succès final dans le retour à une terre mythique. Moment paradoxal : les Juifs n’avaient vécu à travers les siècles que pour ce retour, mais à travers les siècles, ils étaient devenus français, allemands, italiens, polonais, américains, etc...
Il n’est pas rare d’entendre des Juifs français dire, comme et après le capitaine Alfred Dreyfus, qu’ils sont d’abord français, avant d’être juifs...
Pour les peuples sédentaires, souvent paysans, c’est-à-dire rustres, et pas aidés pour un sou par l’Eglise qui les enfonçait dans les superstitions, les croyances délirantes, les Juifs sont énigmatiques, et surtout mal connus.

Qui est riche dans ce bas monde ?


« Petit » peuple par la quantité de ses membres, il étonne par sa vitalité, et le succès des uns est attribué aux autres pour aboutir à ce principe délirant, qui a joué un rôle central dans le drame d’Ilan : tous les Juifs sont riches. Il est désormais avéré, par ce drame, qu’il faut absolument répondre à cette antienne. Oui ou non, tous les Juifs sont-ils riches ? La réponse est évidente, apodictique, incontestable : non ! Le magazine international Forbes établit la liste des grandes fortunes internationales. Chacun sait que l’homme-le-plus-riche est l’américain et chrétien Bill Gates, suivi d’un autre américain, Warren Buffett, l’indien Lakshmi Mittal...
Mais il y a être riches et riches : ceux qui sont en tête du classement Forbes ne sont, nécessairement, que les premiers - et parmi les suivants ? L’étude de la liste des personnalités les plus riches permet de constater que le capitalisme est désormais international, comme un célèbre juif allemand l’a dit et expliqué : Karl Marx.
Cependant, il est vrai que beaucoup de juifs travaillent dans des activités commerciales ou de services. En tant que nomades, ils n’étaient pas des propriétaires terriens nés (il y a en Israël). Par contre, provenant de pays lointains, ayant des relations avec des cousins ou d’autres Juifs à travers le monde, ils pouvaient et peuvent plus facilement commercer, c’est-à-dire faire circuler les marchandises - puisqu’ils ont été les premiers à circuler...
La monnaie est par essence également mobile. Les juifs connaissent bien les mécanismes de sa génèse et de la valorisation monétaire, Karl Marx en est la preuve. Mais, aujourd’hui, ce sont l’ensemble des peuples et des individus qui y sont soumis et qui en même temps profitent de cette puissance. Par exemple, des Arabes sont, grâce à la manne pétrolière, richissimes ; mais pas seulement par la manne pétrolière, par toutes les activités commerciales qu’ils affectionnent, et il suffit pour le savoir d’aller visiter le Liban...

Sémites au pluriel


Peuple spécial, parce que remarquable, et remarqué, avec une diversité interne également remarquable (les Sépharades, les Askhénazes, les Juifs noirs d’Ethiopie, les Juifs d’Inde, etc...), peuple spécial parce que présent sur l’ensemble des continents, suite à la diaspora, il, et ils, sont l’objet de sentiments négatifs que la langue française qualifie désormais abusivement d’antisémites. Car ils sont aussi l’objet de tels sentiments (mépris, haine, volonté de nuire) de la part de Sémites, comme avec Ben Laden, Al Zarkaoui, des membres du Hamas...
Si l’on part du principe que des Sémites ne peuvent être antisémites, les Juifs sont donc l’objet d’un antijudaïsme.
Il faudrait donc cesser de parler à tort et à travers d’antisémitisme dans des affaires où des Juifs sont visés, mais d’antijudaïsme. Cette opposition, nourrie par l’un ou par les sentiments déjà évoquée, vise donc un "genre" : les Juifs. Or, comme nous l’avons démontré, les Juifs sont, comme les autres peuples et peut-être plus encore, divers : bruns ou blonds, religieux ou laïcs, etc...
Cette haine d’un genre est, comme toutes les autres, par essence, débile - au sens psychophilosophique. De même, le racisme hitlérien qui prétendait rencontrer dans le "capitalisme international" les Juifs et rien que les Juifs relevait d’une dénégation de la réalité internationale du capitalisme, dans laquelle aucune nationalité n’a une prépondérance particulière. Lui qui accusait les Juifs de vouloir prendre le contrôle du monde (en citant des extraits du "Protocole des Sages de Sion", un vrai-faux document rédigé par un Russe antijuif) a préparé une machine de guerre pour réaliser ce fantasme, ce projet qu’il attribuait à d’autres : devenir le maître du monde.
Faut-il donc penser que des Allemands auraient écrit un "Protocole des Sages de..." Nuremberg ou de Berlin ? Si les Juifs ne peuvent et ne sont tous détestables, sont-ils tous aimables, automatiquement et nécessairement ? Pour ne pas être antisémites, en fait antijuifs, faut-il être pour autant philojuifs ? Ce serait reconduire, dans le sens inverse, le sophisme de la confusion des individus avec un genre - et chacun a le droit de ne pas apprécier tel ou tel homme, telle ou telle femme, juive, dans leur manière d’être homme, dans leur "humanité", mais non dans leur judéïté... Car il y a des Juifs peu admirables et sympathiques, en tant que personnes et de par leur personnalité : celles et ceux qui, comme certains Arabes, certains Européens, etc..., fonctionnent dans la logique communautariste, et tissent leurs relations humaines, personnelles et professionnelles, en fonction de l’identité de leurs interlocuteurs. Mais si certains en viennent à éprouver des sentiments troubles, parce que négatifs, à l’égard des Juifs en général, en raison de cette perception d’une logique communautariste parfois à l’oeuvre dans certains quartiers ou chez certains individus éminents, il ne faut jamais oublier que cette logique a été, parfois, favorisée par celles et ceux qui stigmatisaient les Juifs, comme avec le cas célèbre de ces Vénitiens qui ont inventé pour eux les premiers "ghettos" ; parce que cette solidarité entre Juifs a, parfois, été la condition sine qua non de leur survie ; parce que, dans ce narcissisme projeté dans une Histoire passée et légendaire, les Juifs ont trouvé une compensation aux difficultés rencontrées dans leur vie quotidienne, dans leurs périples où si souvent leur survie fut en jeu et fut souvent difficile, âpre.

L’évolution anthropologique ?


Etre juif - c’est être comme les autres, c’est être ce que l’on est, de naissance, sans que nous ayons décidé d’être et d’être seulement ce que nous sommes. Un dressage international entend enfoncer les individus et les peuples dans la préférence incestueuse, selon la célèbre formule de Jean-Marie Le Pen (je préfère mes cousines à mes voisines ...).
Alors que nous devrions regretter de n’être QUE français, QUE juif, seulement ce que nous sommes. Faire de la partie le Tout est un moyen de préserver une forme simpliste et dangereuse du narcissisme - dont Sigmund Freud disait que les sciences européennes lui avaient infligé quelques vérités douloureuses, avec une Terre perdue dans l’immensité de l’Infini, une fraternité avec les primates...
Ce contentement-de-soi, illustré par les images du chef présumé du gang qui a kidnappé Ilan Halimi, Youssouf Fofana, conduit les civilisations et les individus droit dans le mur - de la honte - puisque nous tuons, ou méprisons, ou rejettons, pour la Gloire de notre Identité.
Nous pouvons sortir de ce piège, mais il serait surprenant que nous puissions être aidés par les "religions", les "partis politiques" qui alimentent les nationalismes. Les habitants de ce monde sont, face à leur miroir et leur conscience, seuls, seuls responsables, pour qu’un autre Ilan Halimi ne vive pas cette mise à mort, pour qu’un autre Youssouf Fofana ne croit pas réussir en usant de telles méthodes, et en fait, ne détruisent, à des degrés divers, plusieurs vies, celle d’Ilan, la sienne, et celle de ses complices

"Israël et les Arabes : une paix insaisissable
Arte (12, 22 et 29 mars 2006, à partir de 20h45)

"Le Pari(s) du vivre ensemble, d’Estelle Benbassa et de Jean-Christophe Attias, du 19 au 26 mars 2006

Portfolio

  • Love Parade en Israël

Messages

  • Etre juif c’est dans les gênes, dans chaque cellule humaine. Cela est de l’ordre du grand Mystère. Cela dépasse la raison, comme D’ieu d’ailleurs. On ne peut comprendre ou expliquer. Cela est un fait, se vit comme tel. Mais cette réalité là dérange "l’autre" par le fait même. C’est une proximité avec D’ieu par l’Alliance. Je ne suis pas un juif religieux. Je suis un juif spirituel et dans cette dimension je rejoins les autres êtres spirituels de quelques réalités qu’ils soient, juifs, arabes, chrétiens... Mais le fait juif est une héritage qui échappe à notre compréhension humaine, comme le Mystère divin. Ce sont les personnes qui ont perdu ou n’ont jamais trouvé cette communion spirituelle avec tous les hommes de la terre qui sont frères auprès du Père qui sont les ennemis par nature et potentiel du juif. C’est D’ieu en fait qu’ils attaquent, c’est la proximité de D’ieu par l’Alliance du juif que l’antisémite ne supporte pas. C’est un conflit avec D’ieu que l’antisémite vit qui est la source de souffrance du juif. C’est le juif qui est en première ligne face à l’idolêtre car par l’Alliance dans "la maison de D’ieu". C’est sa proximité de D’ieu qu’on lui repproche et que l’on veut réduire et qui est insupportable au mécréant, à l’antisémite. C’est là que se situe pour moi la racine de l’antisémitisme. C’est D’ieu proche par l’Alliance que l’antisémite ne peut supporter. L’antisémitisme n’est donc pas racial, culturel, religieux...mais spirituel. C’est D’ieu dont le juif est très proche qui est intolérable à l’homme qui ne vit que lui, sa supériorité, sa domination... Hitler avait bien compris le juif. Le juif faisait barrage à sa folie totalitaire parce qu’il est tellement proche de D’ieu par la volonté de D’ieu en l’Alliance. C’est là la source de la douleur juive, de l’antisémitisme... C’est tellement vrai que l’assassin de ce jeune homme torturé est allé plus loin que tout pour justement réduire, détruire, anéantir cette particularité juive de l’Alliance, de la proximité de Dieu. C’est cette proximité de D’ieu du juif que l’assassin a voulu réduire par sa barbarie. C’est pour cela que ce crime est antisémite. Il n’y avait pas à discuter sur ce sujet là comme je l’ai entendu... Et cette discussion dans la société française, politisée même reflète l’état de la société française par rapport à ses juifs. Il y a eu l’acte barbare et la discussion dans les mass-médias sur antisémitisme ou pas. La question même posée est déjà un signe très inquiétant.

    • De sa propre identité, est-on, individuellement, le meilleur connaisseur ? Vous dites, "être juif, c’est dans les gênes". Et c’est ce que j’ai dis lorsque j’ai parlé d’identité biologisée - mais l’identité d’un japonais, d’un papou, ... l’est aussi ! "Cela est de l’ordre du grand Mystère" ? si vous voulez, mais cela l’est autant concernant les Juifs que les Japonais et les Papous ! Cette réalité-là dérange "l’autre" par le fait même ? Non, je ne crois pas. "L’autre", c’est aussi moi, et l’identité juive ne me dérange pas, pas plus que l’identité japonaise... elle a autant de sens, de valeur, que les autres. Le problème, c’est que vous dites n’être pas un juif religieux, mais spirituel, et vous affirmez que cette réalité qui dérangerait l’autre tient à "la proximité avec Dieu par l’alliance". Sachez que, pour cela, il s’agit là d’un mythe, je vais l’écrire clairement, d’une FABULATION, certes, d’une extraordinaire puissance dynamisante dans l’histoire des Hébreux, mais extrêmement dangereuse, pernicieuse, par la prétendue distinction qu’elle attribuerait aux Juifs, le fait d’être un peuple élu.

      Que les choses soient claires : comme les Allemands n’étaient pas un peuple élu, même si les Nationaux-socialistes l’avaient décrété, dans un sens divino-naturel, "la phusis" aryenne, les Juifs ne sont pas un peuplé élu par un principe. Il s’agit d’une affirmation et d’une conviction irrationnelles, je le répète, extrêmement dangereuse, car elle nourrit l’excitation de quelques antijuifs.

      Lorsque vous écrivez, "c’est dieu en fait qu’ils attaquent", cette affirmation est extrêmement grave, car elle est tout à fait semblable à celle que professent certains islamistes fondamentalistes qui prétendent, eux aussi, à une "proximité" élective avec "Dieu". Et ce alors que ce n’est ni crédible, ni censé. "Dieu", créateur d’une humanité par essence DIVERSE, n’a pas pu contredire son choix de soutenir une variété biologique par un choix préférentiel au profit d’un peuple !

      Lorsque vous écrivez que "c’est sa proximité de Dieu qu’on lui reproche et que l’on veut détruire et qui est insupportable au mécréant, à l’antisémite", vous osez une affirmation gravissime, la répétition de la prétention à l’élection, et en sus, par le terme de "mécréant", vous visez tous ceux qui n’y croient pas.

      Je ne vois pas ce qui distingue votre prétention à être un "juif spirituel" d’un "juif religieux".

      Le lien entre DIEU et les Hébreux relève d’une prétention, mais de laquelle vous n’avez aucune preuve ; l’Histoire des Hebreux, faite de difficultés et de souffrances, est inintelligible si vous croyez à ce lien entre DIEU et les Hébreux, car cela voudrait signifier qu’un Dieu tout-puissant aurait élu un peuple et en même temps abandonné à son sort. Je sais que des Juifs religieux expliquent cet "abandon" par le non-respect des commandements, l’idolâtrie, mais il s’agit là de fabulation. Car il faut le dire et répéter : "Dieu", dans son infini silence et distance, se tait depuis les siècles des siècles, sans qu’aucune "révélation" autre que l’Univers lui-même ne nous donne d’indications sur ce qu’il peut et veut.

      Je sais que de nombreux juifs, LAICS, authentiquement laïcs, ne se reconnaîtront pas dans votre definition subjective mais totalisante de l’être-juif. Que vous compreniez votre identité de cette manière, soit ; mais que vous en énonciez une explication historique et anthropologique pour l’ensemble des Juifs, c’est une faute parce qu’un mensonge. Dangereux, je le répète, car cette attitude de narcissisme "hystérique" (parce que je veux le relier, d’une manière psychanalytique, à la mère), nourrit des sentiments troubles de la part de ceux que vous persistez à qualifier d’antisémites alors qu’il faut parler d’antijuifs pour être dans une cohérence sans faille.

      Voir en ligne : L’action littéraire

    • Cher monsieur.
      Je ne sais pourquoi je prends la peine d’insister en vous répondant, mais je vais tout de même donner encore quelques arguments.
      Pour comprendre la proximité avec D’ieu il faut tout d’abords la vivre, ce qui ne semble pas votre cas.
      Vous dites que cela est une fabulation, qu’en savez-vous. Cela est une affirmation de mécréant, cela j’en suis sur.
      En plus, cela n’est pas pernicieux pour autant.
      C’est frustrant pour les mécréants que d’entendre parler de niveau spirituel. Il y a des peuples de mécréants et des peuples d’élites spirituels comme les Tibétains et tant d’autres. Cela ne retire rien aux personnes qui vivent l’esprit, que d’entendre parler d’un peuple doué pour aimer D’ieu. Il faut tout de même oser dire les réalités qu’il y a en Occident un culte matérialiste qui s’oppose aux hauts niveaux spirituels de certains peuples actuels ou du passé. Cet Occident, cette Amérique matérialiste c’est un fait. Et la spiritualité de certains est contrastante. Que cela dérange lorsque l’on parle de spiritualité, c’est un fait. Et cela dépasse bien les clivages juifs, arabes ou chrétiens.
      Parler d’hystérie lorsque l’on ose parler de sa foi, et des valeurs transcendantes de la foi est affaire de mécréants également. Il faut vivre dans la Vérité pour savoir en juger et il faut être près de D’ieu pour savoir en parler. Parler des religions sous l’angle laïc n’est pas la bonne mesure. Un peuple gérant sans la dimension au sacré est un peuple sans boussole. La gestion de la cité par la laïcité pour échapper aux problèmes religieux, c’est une gestion par le bas, une fuite en avant. Gérer le groupe humain en relation avec cette dimension transcendantale qui nous habite et qui nous inspire, cela est une gestion par le haut. Quoique vous en pensiez. Les juifs ne sont pas les seuls élus. Il y a eu par le passé et il y a encore aujourd’hui d’autres peuples rayonnants. Mais ils sont souvent victimes des puissances, comme le Tibet avec la Chine ; je peux parler de ces grands peuples chamanistes et de haute spiritualité qu’on été les indiens d’Amérique, sacrifiés par les mêmes mécréants matérialistes adorateur du « veau d’or ». Parler de D’ieu en tant que Juif n’exclut pas les autres. Tout le monde est prétendant à l’amour de D’ieu. Il n’y a pas que les Juifs. C’est une forme d’antisémitisme également que de penser cela et de soulever ce point là, alors que dans mon exposé, je parlais et je cite : Je suis un juif spirituel et dans cette dimension je rejoins les autres êtres spirituels de quelques réalités qu’ils soient, juifs, arabes, chrétiens…
      Ce n’est pas être fondamentaliste juif ou similaire au intégriste arabe ou autres que d’affirmer sa foi et que D’ieu est terrible. Cela est expérience personnelle et je peux le crier sans être hystérique pour autant mais seulement cela dérange de parler de D’ieu. On n’est pas fondamentaliste parce que l’on parle de D’ieu et de sa force terrible. C’est justement ce qui manque à cette époque chez les fondamentalistes de tout poil d’ailleurs. Entre parenthèse parler de D’ieu n’est pas encore un délit. On n’est pas fondamentaliste parce que l’on crie sa foi, juive ou arabe. C’est l’expérience de Dieu qui éclaire tout et cela est hors de portée de ceux qui ne la font pas. Parler de D’ieu que l’on soit juif ou arabe on n’est pas pour autant intégriste et ce n’est pas mon cas. Mais ce politiquement bien pensant laïcisant européen est dérangé par cette dimension spirituelle qui éclaire tous les peuples qui prennent la peine de la rechercher. C’est justement là que cela fait mal. Juif ou arabe dans la dimension d’Amour et dans l’expérience de D’ieu sont des frères. Ce sont les autres les dangereux. Et cette Europe qui fuit le problème religieux par une laïcisation comme solution gère par le bas. C’est dans une relation au sacré qui transcende tout que se trouve la solution de la gestion de la cité. Toutes les sociétés par le passé se sont inspirées d’une façon ou d’une autre de la dimension spirituelle pour éclairer leur vie et celle des autres. Et nous nous croyons pouvoir faire l’impasse sur D’ieu pour gérer notre vie. Nous voyons ce que cela donne. La barbarie n’est pas loin et pour cause est existe à nouveau en France, dans ses banlieues.
      C’est par l’élévation spirituelle que l’on peut échapper aux conflits religieux. Ce n’est pas en fuyant le problème par une gestion laïque que l’on y arrivera. On voit les problèmes éthiques jaïrent de toutes parts.
      Ce n’est pas de l’intégrisme que de parler de D’ieu. Maintenant cela est affaire personnelle. Si je n’ai pas la preuve à ce sujet, vous n’en avez pas d’avantage sur le mot « fabulation » que vous utilisez lorsque je parle d’Alliance.
      La laïcité est une autre religion, nouvelle de laquelle on a retiré la dimension sacrée, qui est une fuite en avant, pour échapper aux guerres de religion.
      La solution se fait par le haut pour moi en recherchant D’ieu que l’on soit juif, arabe, bouddhiste, ou chamaniste. Là se trouve la fusion, et là seulement tous les hommes sont frères. Cela est la marche vers haut. Cela n’est pas de la réflexion historique vide laïcisant qui sauvera l’humanité. Seulement il faut s’élever spirituellement, se servir des religions comme véhicules mais pas comme but. C’est là que se trouve la solution. Tous les hommes sont enfants de D’ieu dans la Vérité. Tous les peuples tendent à s’approcher de D’ieu, mais il faut bien reconnaître que tous les peuples ne sont pas au même niveau d’évolution, ne vous en déplaise. C’est une évidence. Et le peuple juif est un peuple qui travaille pour aller vers D’ieu par tradition, par culture, et par relation spirituelle. C’est en ce sens là peut-être que l’on peut parler « d’élection », qu’est cette tendance juive à vivre D’ieu dans toute sa vie. Mais d’autres peuples le font autrement, avec d’autres mots, d’autres concepts. Cela n’exclut personne. D’ieu aime tous ses enfants. Mais il faut reconnaître qu’il y a de ses enfants qui sont de mauvais élèves. Mais il est vrai maintenant que tout le monde est beau et intelligent et que tout le monde est censé avoir le même niveau intellectuel, social, spirituel… C’est du nivellement, c’est ce qui donne des sociétés de consommateurs dociles. L’uniformisation du monde. Ce que vous me dites procède de cette logique laminante.
      Moi j’affirme que des gens vivent une vie hautement spirituel qu’ils soient juifs ou arabes ou chamane ou bouddhistes…. Que ces gens sont le plus souvent victimes des mécréants, des matérialistes, des chercheurs d’or… On peut citer les indiens d’Amérique latine victimes des espagnols, des indiens d’Amérique du nord victimes des européens, des Tibétains victimes des Chinois, des Juifs victimes en Europe et ailleurs des mêmes tirants, des mêmes tortionnaires…. Nous ne parlerons pas de l’Afrique et de la colonisation européenne qui a pillé et disséminé des peuples de culture et de spiritualité extraordinaires….
      Tous ces peuples de D’ieu sont victimes des mêmes prédateurs qui ont un trait commun, c’est le mépris de Dieu, des valeurs essentielles, qui font que l’homme est sacré. Ils méprisent D’ieu dans la création, la nature, l’autre. C’est D’ieu dont l’homme spirituel témoigne qui dérange. Hitler dans sa folie totalitaire, avait sur son chemin le peuple juif témoin de D’ieu, qui était le témoin de sa forfaiture, de sa folie, de son mensonge, de son leurre, de ce qu’il était. C’est cela dont sont victimes les peuples qui portent D’ieu et notamment et surtout les juifs. Et tout le monde n’est pas au même stade dans l’expérience spirituelle. Cela est chose intime et personnelle et libre à vous de croire ou de ne pas croire. Mais des gens sachez le font l’expérience vivante du Mystère divin. Ne croyez pas que la laïcité qui est une religion vidée de D’ieu soit la panacée. Et ne croyez pas que parler de D’ieu soit du fondamentaliste. Ne faites pas trop vite des procès aux personnes qui osent parler de leur foi avec des mots toujours difficiles à manier dans un sujet aussi chaud, aussi brûlant où les prédateurs de toutes natures sont à l’affut.
      Salutations cordiales.

    • Cher Monsieur.
      Sur l’argument que D’ieu aurait abandonné le peuple juif :
      Sachez aussi que D’ieu n’abandonne personne et même pas le peuple juif. En D’ieu et j’en témoigne c’est la Liberté. Aucun tirant, aucun assassin ne prend cette liberté à sa victime. En D’ieu qui transcende cette réalité, en dehors du temps et de l’espace, rien d’essentiel n’est perturbé par celui qui prend la vie à l’autre. Face à toutes les horreurs que je vois à la télévision ou ailleurs, la force de l’Amour de D’ieu est plus forte encore. Nos souffrances, nos morts qui viennent pour chacun ne représentent rien par rapport à la grandeur vécue du Mystère divin. Cela ne sont pas des mots. Cela est expérience. Allez questionner les êtres importants sur le plan spirituel et leur rapport à la vie et à la mort, vous allez voir que la réalité humaine est secondaire, dérisoire par rapport à l’Amour de D’ieu. Mais ce qui transcende toute chose, c’est justement l’expérience de D’ieu. Et là nous sommes en pleine Liberté, en plein Amour et là aucun tirant, aucun tortionnaire n’a prise. Et là, l’homme reste libre et dans l’Amour de D’ieu. D’ieu n’abandonne pas les gens, ce sont les gens qui l’abandonnent. Mais il est là et il transcende tout ce que l’on est, toutes nos souffrances et nos morts. Car nos vies sont expériences, chemins vers Lui. La vie ce n’est pas des vacances… C’est un moment d’évoluer, d’avancer en soi pour mieux vivre cet Amour divin, faire évoluer l’humanité, le Mystère sans nom. C’est aussi une vision occidentale étriquée qui voit l’abandon de D’ieu dans les épreuves des hommes. C’est justement en Lui que l’épreuve terrestre est ce qu’elle est, un moyen d’aller sur la voie de l’expérience avec comme finalité la mort… Mais c’est justement à partir de l’expérience spirituelle, que la mort est transcendée. Dans votre approche laïcisante, le désespoir n’est pas loin. Et c’est bien ce qui est la souffrance même des « bolots occidentaux ». Le peuple juif n’a pas été abandonné. Chacun est mort libre, car l’assassin ne prend pas la liberté à sa victime et surtout par l’Amour divin. Chacun dans l’intimité de sa mort, comme nous l’aurons tous d’ailleurs peut rencontrer la Liberté de mourir et la dimension dérisoire de nos vies d’homme, sans la dimension spirituelle en nous, vécue.
      Pour ce qui est des assassins, je ne voudrais pas être à leur place face à ce D’ieu, qui est Amour mais aussi qui est terrible… Croyez-moi.
      Cela peut-être du blabla pour vous, de l’intégrisme. Pour moi, c’est expérience vécue ici et maintenant. Car de cette expérience spirituelle naît une source de vie, qui transcende toutes choses. Cette source de vie qui est plus faite d’ondes que de mots est tout à la fois et la raison qui est votre outil est n’est qu’un outil. Il n’est pas non plus possible de le prouver, car cela réside au profond de chacun.
      C’est là que se situe l’Alliance dont je parlais et chacun y a accès à cette Alliance, juif ou pas. Mais il faut « travailler », il faut la rechercher, la trouver… Elle se trouve parfois dans la médiation d’un moine zen….
      Et tout être humain a droit à cette rencontre là avec le Mystère sans nom. Il n’y a pas un seul homme sur terre qui soit privé de D’ieu, mais nombreux ceux qui s’en privent par leurs actes… et leur vie matérialiste, égoïste, égotique, et autres perturbations psychiatriques issues d’une vie sans la « boussole »intérieure qu’est cette relation spirituelle.
      Voilà, je voulais donner mon avis sur « l’abandon »de D’ieu du peuple juif.
      Je vais maintenant vous lâcher les baquettes….
      Bien cordialement et dans le projet le plus constructif possible…

    • "Pour comprendre la proximité avec Dieu il faut tout d’abord la vivre"

      Est-ce que cette relation est possible ? Elle l’est - si "Dieu" existe. Mais comment celui que vous êtes peut dire "je suis certain d’avoir une relation avec Dieu" ? Des PREUVES. Car :

      - vous pouvez mentir ;
      - vous pouvez vous tromper ;
      - vous pouvez être trompé.

      "ce qui ne semble pas votre cas"

      Etant donné que je ne sais pas ce que vous indiquez par "Dieu" lorsque vous écrivez que vous avez une relation avec Dieu, je suis incapable de savoir si j’ai une relation avec "lui" ou non ! Ceci dit, sur un plan personnel, je peux affirmer que j’ai une relation intéressante avec l’Inconnu...

      "Vous dites que cela est une fabulation, qu’en savez-vous."

      Dans votre cas personnel, cela peut être une fabulation, c’est une question. Dans le cas d’une relation privilégiée des Hebreux avec "Dieu", c’est effectivement une fabulation, comme le prouve les textes bibliques, incohérents :

      - qui font parler "Dieu" à la troisième personne du singulier, "il a dit, fait..."
      - qui font de Dieu un esprit humain, trop humain, colérique, ayant des préférences arbitraires injustifiables...

      C’est une fabulation d’enfants du désert.

      "Cela est une affirmation de mécréant, cela j’en suis sur."

      Vous l’avez écrit, tant pis pour vous !

      "En plus, cela n’est pas pernicieux pour autant. C’est frustrant pour les mécréants que d’entendre parler de niveau spirituel. "

      Non, c’est amusant ! Surtout quand on voit les têtes de ces "gens spirituels" ! Je ne veux pas parler pour vous en particulier, puisque je ne vous connais pas, mais quand je vois des clones barbus, juifs ou musulmans, qui prétendent à une "vie spirituelle" parce qu’ils respectent bêtement des règles humaines, trop humaines...

      "Il y a des peuples de mécréants et des peuples d’élites spirituels comme les Tibétains et tant d’autres."

      "Elite spirituelle" ? Un concept intéressant mais très problématique !

      "Cela ne retire rien aux personnes qui vivent l’esprit, que d’entendre parler d’un peuple doué pour aimer Dieu."

      Doué ? Il faudrait savoir. Les Hebreux ont été souvent les premières victimes d’autres Hébreux qui les déclaraient idolâtres, oublieux de Dieu, etc... Ce n’est pas ma définition de "doué", étant donné ce que j’entends et comprends dans votre discours sur "l’amour pour Dieu".

      "Il faut tout de même oser dire les réalités qu’il y a en Occident un culte matérialiste qui s’oppose aux hauts niveaux spirituels de certains peuples actuels ou du passé. "

      Oui, et qui provient en droite ligne de la pensée manichéenne, gnostique et "monothéiste" (alors qu’elle est dualiste), moyen-oriental, que son rameau soit chrétien, musulman ou juif : par l’opposition de l’esprit et de la matière. La "haine" du monde a rendu possible son exploitation indifférente.

      "Cet Occident, cette Amérique matérialiste c’est un fait."

      Et non, ce n’est pas si simple. Car l’Occident, par son souci de la découverte, de la "révélation" du donné, des connaissances cachées, du "sens" de l’Univers, cet Occident n’est pas du tout matérialiste, j’ai lu cette brillante analyse sous la plume d’un grand intellectuel européen juif, Edmund Husser, dans "La Crise ..."

      "Et la spiritualité de certains est contrastante. Que cela dérange lorsque l’on parle de spiritualité, c’est un fait."

      Spiritualité dans des traditions dualistes figées ; où il suffit d’être un hypocrite, un Tartuffe revêtu des "signes de la foi" ?

      "Et cela dépasse bien les clivages juifs, arabes ou chrétiens. Parler d’hystérie lorsque l’on ose parler de sa foi, et des valeurs transcendantes de la foi est affaire de mécréants également."

      Je crains que vous n’ayez pas compris. Je vous invite à relire le passage que j’ai énoncé.

      "Il faut vivre dans la Vérité pour savoir en juger et il faut être près de D’ieu pour savoir en parler."

      Ben voyons - et c’est pratique pour vous puisque vous y prétendez. Mais je ne vous crois pas. Savez-vous pourquoi ? Parce que je suppose que "la proximité" d’un être humain avec ce que nous appelons "Dieu" provoque et provoquerait un état d’illumination ; et que les paroles, les idées exprimées par un tel "illuminé" ne serait pas simpliste, terre à terre, mais "révélerait" d’une manière étonnante le sens du réel qui nous entoure.

      "Parler des religions sous l’angle laïc n’est pas la bonne mesure."

      C’est ce que nous disent aussi tous les intégristes, même si vous, vous n’en êtes pas un...

      "Un peuple gérant sans la dimension au sacré est un peuple sans boussole."

      Un peuple qui a le nez écrasé sur un "sacré" factice est un peuple stérile, figé, sans avenir parce que sans Histoire.

      "La gestion de la cité par la laïcité pour échapper aux problèmes religieux, c’est une gestion par le bas, une fuite en avant. "

      En un sens, oui, car même les Républiques sont encore religieuses...

      "Gérer le groupe humain en relation avec cette dimension transcendantale qui nous habite et qui nous inspire, cela est une gestion par le haut. Quoique vous en pensiez. Les juifs ne sont pas les seuls élus. Il y a eu par le passé et il y a encore aujourd’hui d’autres peuples rayonnants. "

      Vous me permettrez d’analyser moi-même ce "rayonnement".

      "Mais ils sont souvent victimes des puissances, comme le Tibet avec la Chine ; je peux parler de ces grands peuples chamanistes et de haute spiritualité qu’on été les indiens d’Amérique, sacrifiés par les mêmes mécréants matérialistes adorateur du « veau d’or »."

      C’est vrai : colonisateurs criminels des Amériques avec Jesus à la bouche et la "Bible" dans la main...

      "Parler de Dieu en tant que Juif n’exclut pas les autres. Tout le monde est prétendant à l’amour de Dieu. Il n’y a pas que les Juifs."

      Tant mieux, mais il faudra aller plus loin pour convaincre.

      "C’est une forme d’antisémitisme également que de penser cela et de soulever ce point là, alors que dans mon exposé, je parlais et je cite : Je suis un juif spirituel et dans cette dimension je rejoins les autres êtres spirituels de quelques réalités qu’ils soient, juifs, arabes, chrétiens..."

      Oui, mais si je vous relis, vous écrivez bien et affirmez que le peuple juif est "élu" - oui ou non ? C’est une forme d’antihumanisme que de penser cela...

      "Ce n’est pas être fondamentaliste juif ou similaire au intégriste arabe ou autres que d’affirmer sa foi et que Dieu est terrible."

      Cela dépend.

      "Cela est expérience personnelle et je peux le crier sans être hystérique pour autant mais seulement cela dérange de parler de Dieu. "

      Absolument pas. Mais c’est le fait de charger Dieu de caractères, d’idées, de volontés trop humaines, qui est pénible lorsqu’on a le souci de notre humanité reliée par la source dont nous sommes tous issus.

      "On n’est pas fondamentaliste parce que l’on parle de Dieu et de sa force terrible."

      Cela dépend. Il y a combien de fondamentalistes qui tiennent ce discours sans savoir de quoi ils parlent. Lorsque les terroristes du 11 septembre 2001 ont commis les crimes que vous savez, comment "Dieu" a t-il pu les recevoir en son sein ? Je me suis amusé à écrire une nouvelle sur cette idée, "Sans anges gardiens", et j’en suis venu à penser qu’une torture exceptionnelle de "Dieu" pourrait être, là-bas, de condamner un être à la solitude et au silence, miroir de son point de départ personnel. Mais ne dit-on pas que "Dieu est bon" ? Qui sait, "Il" les a peut-être reçu en souriant, en formulant une blague sur Mahomet, ...

      "C’est justement ce qui manque à cette époque chez les fondamentalistes de tout poil d’ailleurs. Entre parenthèse parler de Dieu n’est pas encore un délit."

      Bien evidemment, sinon je serais un délinquant.

      "On n’est pas fondamentaliste parce que l’on crie sa foi, juive ou arabe."

      Cela dépend de la manière dont on le fait, là encore.

      "C’est l’expérience de Dieu qui éclaire tout et cela est hors de portée de ceux qui ne la font pas."

      L’expérience de Dieu ? Son expérience à lui, ou l’expérience de son existence ? Curieuse hésitation de sens... Qui laisse entendre que, parfois, ceux qui pensent avoir "l’expérience de Dieu" pensent eux-mêmes "être Dieu", glissement tragique...

      "Parler de D’ieu que l’on soit juif ou arabe on n’est pas pour autant intégriste et ce n’est pas mon cas."

      Je pense qu’il ne faut pas abuser des répétitions.

      "Mais ce politiquement bien pensant laïcisant européen est dérangé par cette dimension spirituelle qui éclaire tous les peuples qui prennent la peine de la rechercher. C’est justement là que cela fait mal. Juif ou arabe dans la dimension d’Amour et dans l’expérience de Dieu sont des frères."

      C’est ce que j’ai dis, sans que "Dieu" me le révèle ou me dise de le dire. Je dois être inspiré...

      "Ce sont les autres les dangereux. "

      Tiens, tiens...

      "Et cette Europe qui fuit le problème religieux par une laïcisation comme solution gère par le bas. "

      Répétitions...

      "C’est dans une relation au sacré qui transcende tout que se trouve la solution de la gestion de la cité. Toutes les sociétés par le passé se sont inspirées d’une façon ou d’une autre de la dimension spirituelle pour éclairer leur vie et celle des autres. Et nous nous croyons pouvoir faire l’impasse sur Dieu pour gérer notre vie."

      Qu’en savez-vous ?

      "Nous voyons ce que cela donne. La barbarie n’est pas loin et pour cause est existe à nouveau en France, dans ses banlieues."

      De la "barbarie", j’en ai observé partout dans le monde, y compris en Israël - partout. Je me souviens d’un rabbin (ce fut heureusement une exception) qui a tué des arabes en prière, à Hébron si je me trompe. Barbarie ? Universelle - sauf avec les peuples premiers...

      "C’est par l’élévation spirituelle que l’on peut échapper aux conflits religieux."

      Je suis d’accord, mais "l’élévation spirituelle" ne peut se confondre avec "l’élévation" religieuse de type sectaire...

      Je ne commente ni ne réponds à la suite, car il y a trop de répétitions.

      Voir en ligne : L’action littéraire

    • Réflexions sur l’État juif ou l’État des Juifs :

      La nécessité affirmée par les sionistes de disposer pour les Juifs d’un État juif suppose que les Juifs soient porteurs d’une différence qui, précisément, les différencie des non-juifs.

      Si les juifs sont différents des non-juifs, et nous laisserons aux juifs le soin de définir cette différence, les non-juifs sont nécessairement différents des juifs. Si cette différence justifie que les juifs disposent d’un État juif, cette différence justifie également que les non-juifs disposent d’États non-juifs. En revanche, si cette différence n’existe pas, il n’y a pas lieu de créer d’État juif.
      Enfin, si cette différence existe mais ne justifie pas la création d’États non-juifs, cette différence ne justifie pas non plus la création d’un État juif.

      Cependant, les gentils accepteront néanmoins le maintien d’un État juif, pour les Juifs, en tant que de besoin.
      Il appartiendra à cet État d’apprendre à respecter ses voisins. Il appartiendra à cet État d’apprendre à vivre autrement qu’entouré d’esclaves et de bantoustans.
      Il lui appartiendra d’apprendre à faire de réelles concessions, en échange des concessions réelles qu’il a obtenues et qu’il obtiendra. Il lui appartiendra de se faire admettre autrement que par la terreur, et de mériter sa sécurité.
      Il lui appartiendra de cesser de se prendre pour Josué, et de cesser la guerre envers les habitants de la Palestine. Il lui appartiendra enfin de cesser de traiter les goyim comme leurs prétendus ancêtres prétendent avoir traité Sichem, Hamor et les fils de Hamor (Gn 34).

      A la seule fin d’une réflexion collective sur cet étrange statut, je vous livre un article paru dans le journal Haaretz, daté du 31 décembre 1995 et écrit par Israël Shahak :

      La loi religieuse juive est inhumaine

      Dans son article “Who is a pursuer”, paru sur Haaretz le 11 décembre 1995, le rabbin Yehuda Hankin cite le verset « tu ne te dresseras pas contre le sang de ton prochain » (Lévitique,ch.19, verset 16) et tente de le comparer à la loi, “commune dans quelques états civilisés, enjoignant à tous les citoyens de sauver la vie de tout être humain”.
      Ce devoir, dit l’auteur, provient uniquement du verset biblique cité, comme si le devoir élémentaire de sauver une vie humaine n’était pas déjà connu dans la Grèce et la Rome ancienne !
      Quittons un instant le problème de la source de ce devoir, et concentrons nous plutôt sur le sens des mots “être humain”, “Adam” en hébreux, dans la loi religieuse juive. Je ne sais pas si le rabbin entend le dicton talmudique bien connu qui sert de base à l’ensemble de la loi religieuse juive : “Vous (les Juifs) êtes appelés êtres humains Adam, mais les nations du monde (c’est-à-dire les non-Juifs) ne sont pas appelés êtres humains Adam”.
      Un tel adage semble limiter l’usage du concept “êtres humainsAdam aux seuls juifs.
      A un autre endroit de son article, en discutant de l’interdiction de tuer des non-Juifs Goyim, il n’utilise pas l’expression “êtres humains”,mais parle seulement de non-Juifs. Il s’abstient de dire qu’il y a dans la loi religieuse juive une prohibition générale et égale de tuer des êtres humains. De la même manière, il ne mentionne pas le fait que, bien qu’il soit interdit aux Juifs de tuer des non-Juifs, cette interdiction est très différente de l’interdiction de tuer des juifs.
      Contrairement à ce qui est “commun dans quelques états civilisés”, quand un Juif tue un non-Juif, il ne devrait pas, conformément à la loi religieuse juive, être puni en aucune façon, et l’acte n’est pas considéré comme un meurtre.
      La loi religieuse juive édicte explicitement, déjà dans le Talmud, qu’il est défendu aux juifs de sauver la vie d’un non-Juif.
      En ce qui concerne la vie d’un Juif irreligieux, la loi religieuse juive dit que les Juifs pieux devraient le tuer, s’ils peuvent le faire.
      Maimonide a écrit : “Mais en ce qui concerne les non-Juifs avec lesquels nous ne sommes pas en guerre et les gardiens de troupeaux (juifs) de petit bétail, et autres pécheurs (juifs) similaires, nous ne devrions pas causer intentionnellement leur mort, mais il est défendu de les sauver, car il est écrit : « tu ne te dresseras pas contre le sang de ton prochain », et un non-Juif n’est pas ton prochain” (Les lois du meurtre et de la conservation de la vie, chapitre 4, loi 11).
      Concernant les pécheurs juifs, Maimonide a écrit à peu près : “Cependant, les Juifs infidèles et idolâtres (…) et ceux qui dénient la divinité de la Bible et de la prophétie, c’est un devoir pieux ("mitzvaen", terme utilisé, par exemple, pour l’obligation de faire la charité) de les tuer.
      Si les juifs ont la possibilité de les tuer publiquement en les décapitant avec une épée, ils devraient agir ainsi.” (Ibidem, loi 10).
      En ce qui concerne la conservation de la vie, le sujet est traité plus spécialement en relation avec les lois du Sabbat. Quand sauver une vie non-Juive rend nécessaire la violation du Sabbat par un juif pieux, alors une telle violation est strictement interdite.
      Une telle violation est cependant permise, et même ordonnée, dans le cas du sauvetage de la vie d’un Juif. Le sage, rabbi Aquiva Eger (mort en 1837) dont les notes sur le “Shulham Arukh” le principal recueil des lois religieuses juives, sont imprimées dans l’édition courante de ce livre — et étaient donc certainement bien connues du Kolel de l’Université Bar-Ilan où Yigal Amir effectuait ses études — stipulait que les Juifs n’ont pas le droit de sauver un navire en danger le jour du Sabbat si il n’ont pas une connaissance certaine que le navire transporte des Juifs, puisque la plupart des voyageurs en bateau sont des non-Juifs.
      On trouve aussi dans le Talmud une discussion sur ce que les Juifs devraient faire un jour de Sabbat, si un mur s’est effondré sur des êtres humains, qui enjoint que seulement dans le cas où il y a une possibilité qu’un Juif se trouve sous le tas de pierres, il est permis à un Juif de déplacer les pierres pendant le Sabbat. Bien sûr, il est strictement interdit aux Juifs pieux d’apporter une assistance médicale à un non-Juif pendant le Sabbat, même si sa vie est en danger, excepté si en sauvant le non-Juif, des Juifs peuvent aussi être mis hors de danger.
      Laissez-moi souligner que cette règle est appliquée actuellement, et que les Juifs religieux, et plus spécialement les ultra-religieux (Haredim) la respectent.
      Contrairement à eux, ceux que nous appelons “goyim” font leur possible dans la plupart des cas pour sauver la vie de tout être humain.
      Ainsi, contrastant avec les lois et les coutumes de la plupart des états civilisés, la loi religieuse juive est explicitement une loi inhumaine. Ces inhumanités sont répétées encore et encore dans tous ses livres, dans le Shulhan Arukhet ses principaux commentateurs.
      Nous devrions savoir que dans la mesure où la police des États non-Juifs n’intervenait pas, les Juifs pieux refusaient vraiment de sauver une vie non-Juive et tuaient cruellement, directement ou par un meurtre camouflé, les juifs irreligieux, sans autre forme de procès.
      Ils ne tuaient pas seulement les “traîtres” et les “indicateurs” juifs, comme on le prétendit par la suite. Ils n’accordaient pas la moindre attention au commandement : « Tu ne tueras point » quand ils tuaient ceux qu’ils considéraient comme des hérétiques juifs, tout comme l’Inquisition ou les Croisés n’accordaient pas non plus la moindre attention au même commandement, en lequel ils croyaient également, quand ils tuaient ceux qu’ils considéraient comme les ennemis de Dieu.
      Il y a cependant deux différences majeures entre les deux cas. Ce que commit l’Inquisition catholique est parfaitement connu, principalement parce que des catholiques indignés ou infidèles, ou d’autres critiques chrétiens ont protesté contre cela. Ce qui a été commis par ce que l’on peut appeler l’Inquisition juive, qui n’est pas moins terrifiant que les actes reprochés à l’Inquisition catholique, n’est pas connu parmi nous. La raison en est que, au lieu d’écouter la voix des rebelles et des infidèles juifs, la majorité des Juifs préfére écouter la voix des rabbins. Ceux-ci “expliquent” la loi religieuse juive aux juifs séculiers jusqu’à ce qu’ils soient capables de créer une théocratie dans laquelle ils traiteront les juifs séculiers plus sévérement que Khomeini n’a traité les iraniens séculiers.
      Ils tueront (ourééduqueront) tous les Juifs qui ne veulent pas leur obéir.
      Cela s’ajoutera à ce qu’ils feront à l’égard des non-Juifs dans ce pays, ce qui, dans notre cas, signifie ce qu’ils feront aux Palestiniens.
      La seconde différence entre nous, les Juifs, et les chrétiens, est que l’Église catholique, et à coup sûr la majorité des chrétiens actuellement vivants, se sont repentis de ce que l’Inquisition a fait, et ils soutiennent, au moins verbalement dans certain cas, la liberté d’expression et de conscience, et le régime démocratique. Par contraste, avez-vous jamais entendu dans le judaïsme, fût-ce un seul rabbin orthodoxe, ou même un seul rabbin, conservateur ou réformé, qui se repente pour ce que Maimonide a écrit à propos des non-Juifs ? Où avez-vous jamais entendu parler dans le judaïsme d’un seul rabbin qui condamne un seul propos du Talmud ? On ne peut échapper à la conclusion que la tradition religieuse juive, qui comporte l’interdiction de sauver la vie à un non-Juif et le devoir de tuer les juifs infidèles, est encore dangereuse car elle a conservé son autorité parmi certains Juifs.
      Et pour en revenir au Rabbin Hankin :
      Il n’y a aucun rapport entre les lois civilisées qui obligent chaque citoyen à aider n’importe quel être humain dont la vie est en danger (qu’il soit Juif ou non) et la loi religieuse juive qui limite explicitement ce devoir humain uniquement à l’égard des Juifs.

    • Etre "français", est-ce une identité "ethnique" ? Pour cette identité, les Français ont-ils fait le nécessaire pour disposer d’un Etat français ? Le "nationalisme" n’est-il pas la chose du monde la mieux partagée depuis plusieurs décennies dans le monde ? Dans ce cas, puisque l’identité juive existe, pourquoi n’existerait-il pas un Etat juif ? Il existe. Comme le fait que "des non-juifs disposent d’Etats non-juifs".

      Vous parlez de ces habitants et cet Etat en tant qu’agresseurs, systématiques. Et que faites-vous des agressions qu’ils subissent ? Il faut tout regarder, tout prendre en compte - c’est ce qui permet de ne pas être "partisan" dans cette affaire comme dans tant d’autres. Les Juifs qui habitent Israël ne sont pas des Saints, les Arabes qui vivent dans les pays frontaliers d’Israël non plus.

      Enfin, qu’une part du monde "théologique" juif et israëlien développe des thèses racistes, historiquement fausses et stupides, est un fait connu dans le monde entier. Mais nous avons nos propres malades, comme dans le reste du monde.

      La "sécurité" d’Israël est un droit sacré, inaliénable, comme elle l’est pour tous les peuples du monde. Ce genre de considérations ne permet nullement d’avancer vers des solutions réelles, effectives, sérieuses, qui passent, au minimum, par un dialogue israëlo-arabe, et qui passe surtout par le développement d’une réelle amitié. Or, pour être l’ami de quelqu’un, il faut aussi ne pas penser que, soi, et entre toi, on est les plus beaux. Pour avoir un ami, il faut avoir besoin de lui pour vivre. De ce point, Juifs et Arabes sont beaucoup trop "narcissiques" et autarciques, alors qu’aucun être humain sur cette planète ne peut être ce qu’il est sans l’immense réseau humain. Cette maladie-là, mentale, il faut la soigner.

      Voir en ligne : L’action littéraire

  • Jean Robin publie :

    "La judéomanie : ..."

    "Judéomanie : n.f. Admiration outrée pour la communauté juive, qui génère de l’antisémitisme par retour de boomerang.

    De peur d’être qualifiée de judéophobe, la France est progressivement devenue judéomane.
    Malgré cela, notre pays est souvent présenté comme antisémite, en France et à l’étranger. Cette entreprise de désinformation a un nom : la création de fausse image.
    Or la judéomanie en France est évidente, ce livre est le premier à en apporter toutes les preuves, au risque de subir les foudres des bien-pensants.
    L’inégalité doit être dénoncée même quand il s’agit du favoritisme pour une communauté, et surtout lorsque ce ‘privilège’ se retourne finalement contre elle, comme c’est le cas avec la judéomanie puisqu’elle génère de l’antisémitisme.

    La judéomanie est un phénomène apparu il y a vingt-cinq ans, Bernard-Henri Lévy et son livre l’Idéologie française en est l’un des détonateurs, du fait de l’écoute immense qu’il reçut de la part de nos élites politiques et médiatiques.
    C’est pourquoi j’accuse nos dirigeants politiques, et notamment Jacques Chirac et Lionel Jospin, qui se sont ‘couchés’ (comme disait De Gaulle) en faisant de la France un pays judéomane, amplifiant ainsi le communautarisme dans notre pays.

    Non seulement l’antisémitisme n’est pas combattu à la source, mais son développement est par ailleurs favorisé par la judéomanie, véritable entorse au principe républicain de l’Egalité. La France n’est pas antisémite, elle compte en son sein et ce depuis plusieurs siècles la deuxième plus nombreuse diaspora juive au monde. Elle est par contre devenue judéomane. C’est pourquoi, si nous souhaitons vraiment combattre l’antisémitisme, et que celui-ci disparaisse, il convient de combattre également la judéomanie."

    Voir en ligne : Le site du livre

  • Depuis la publication de cet article, je m’y attendais : il en fallait bien un pour polluer le débat. Toutes mes félicitations, ce fut vous, vous êtes le premier !
    Ce qui me choque le plus, c’est que nous avons visiblement affaire à quelqu’un qui n’est pas dénué de culture. Qu’en faites-vous pour oser considérer qu’une partie de l’humanité vous est inférieure ?
    Vous comprendrez peut-être, en tout cas je le souhaite, les raisons qui ont fait que malgré sa parfaite syntaxe, je n’ai pas publié votre post.
    Depuis bientôt trois ans que nous existons, c’est un phénomène assez rare, que je vous laisse méditer.

    Gaëlle Sartre-Doublet,
    Rédactrice en chef de Vox Populi.

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