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DE GAULLE : LES VÉRITÉS INTERDITES - vox-populi.net

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DE GAULLE : LES VÉRITÉS INTERDITESDE GAULLE : LES VÉRITÉS INTERDITES

dimanche 26 mars 2006, par Jean Christophe Grellety

Fondateur (et premier bénéficiaire) de la Vème République, qui est encore le régime de la France de 2006, Charles de Gaulle fait l’objet d’une propagande d’Etat sans faille. L’homme a ses conteurs attitrés, les aèdes et autres bardes de sa vie épique : Jean Lacouture, Max Gallo, son fils...
La Gaullolâtrie ne veut pas entendre parler de ce qui fâche. France Télévisions propose une nouvelle mise en scène qui, comme celle d’Hitler diffusée par TF1, ne nous apprendra rien, mais permettra de montrer comment l’individu qu’il fut a pu travailler, avec tant d’acharnement, à devenir l’homme qui prétendait se confondre avec « la France », « la voix de la France », devenant ainsi le premier véritable successeur de Louis XVI...

Qui est-il ?

Natif de Lille, il est le troisième enfant d’Henri et de Jeanne de Gaulle, une famille dont les biographes disent pudiquement qu’elle était « traditionnaliste et conservatrice », ce qui signifiait que papa, maman et les femmes vénéraient le pape, entretenaient la mémoire du Roi, exaltaient la France et le « patriotisme ».
Son père était professeur dans l’enseignement catholique, réputé pour être « dévôt et patriote ».
Charles reçoit une formation chez les Jésuites, qui lui apprennent à lire autant ceux et celles qui sont du « bon côté » que les autres : Maurras, le national socialiste français, mais aussi Peguy, rare catholique dreyfusard...
En 1908, il intégre Saint-Cyr avant d’être affecté au 33ème régiment dirigé par le Colonel... Pétain.
Lorsque la guerre de 14 est déclarée, il est lieutenant, participe aux combats, est blessé trois fois puis se bat à Verdun avant d’être fait prisonnier.
A la différence de nombreux gradés, De Gaulle n’est pas un couard qui se cache derrière ses troupes, ni un flatteur qui gravirait, marche après marche, les échelons du pouvoir militaire.
Car après que le tout nouveau Maréchal Pétain l’appelle pour travailler auprès de lui, au Conseil Supérieur de la Guerre, afin de lui faire écrire un ouvrage sur l’Histoire du Soldat Français, le futur Général refuse d’offrir les épreuves et le texte au Maréchal, comme un « nègre » littéraire l’eut fait.
Le Maréchal ne pardonne pas l’affront. De ce jour, jusqu’à sa décision de quitter Bordeaux pour rejoindre l’Angleterre, afin de mettre en place une « représentation nationale » résistante à l’Allemagne nazie, triomphante sur l’Hexagone, De Gaulle fait et propose les bons choix.
Dans son ouvrage, « Vers l’armée de métier » en 1934, il soutient que la défense nationale française, face à l’Allemagne nazie qui affirme ses prétentions et ses objectifs militaires, doit moderniser ses moyens d’actions, en privilégiant la mise en place de « moteurs cuirassés », d’unités de chars, capables d’intervenir avec rapidité et puissance...
Ce sera cette « force mécanique supérieure » qui, lors de la Guerre éclair de 1940, provoquera la défaite de la France, dont l’armée était pourtant réputée être « la meilleure du monde ». Mais la meilleure armée du monde ne peut rien avec les plus mauvais chefs du monde - sans compter ceux qui travaillent depuis plusieurs années à une "étrange défaite". [1]

De Gaulle incarne-t-il la Résistance ?

Dès le 18 Juin 1940, sa voix résonne sur les ondes de la BBC. Le Comité de la France Libre se met en place à Londres, et il rassemble des Français de tous horizons. De là, il s’affirme comme le « chef » des Français. Or, la Résistance réelle est celle qui opère sur le territoire hexagonal, là où les dangers, et la mort, rôdent : la Gestapo, les S.S, la Wehrmacht, la Milice...
La Résistance est le fait de milliers d’anonymes, d’hommes et de femmes, dont les activités en réseaux vont contribuer à affaiblir la machine de guerre nazie. En Limousin, les chefs militaires nazis rapatrient des troupes du Front Russe pour tenter de liquider la Résistance de cette région que les soldats appellent « la petite Russie », résistance dirigée par Georges Guingouin (décédé le 27 Octobre 2005).
L’unification de la Résistance est l’oeuvre de Jean Moulin, mais celui-ci meurt des coups portés par Klaus Barbie. Lorsque l’Allemagne nazie s’effondre - alors qu’elle propose le régime du chef par excellence, alors qu’elle est vaincue par un réseau d’alliés "égaux" - et que les dirigeants du régime de Vichy fuient ou sont arrêtés, De Gaulle rentre en France.

La liste noire des erreurs, des fautes et des échecs

A peine a-t-il posé le pied sur le sol national que De Gaulle ose insulter des soldats français. En effet, les soldats du commando Kieffer ont participé au débarquement de Normandie (sur la plage Sword entre Lion-sur-Mer et Colleville-Montgomery). Les troupes françaises ne constituent pas le gros des troupes débarquées. Les soldats de ce commando ont fait preuve de courage et de sens tactique, mais De Gaulle refuse de les saluer, car, formés par les officiers des commandos d’élite britanniques, ils portent un habit militaire façonné par les anglais et sur lequel est cousu un symbole anglais !
Alors que les Anglais lui ont offert une base arrière pour mettre en place la future « France libre », ce premier excès de « patriotisme » est le signe d’un état d’esprit dangereux, qu’il va développer à outrance : l’indépendance », dans sa version autarcique, comme si la France ne devait rien à personne...
La liste des "compagnons de la Libération" est également discutable : de nombreux héros et héroïnes de la Résistance n’en font pas partie - ils étaient communistes - tandis que les gaullistes historiques sont propulsés au sommet de cette gloire. Est-ce pour cela qu’il oublie d’honorer la participation des soldats des « colonies » et singulièrement les soldats algériens qui ont œuvré à la libération de la France ?
Alors qu’il accède aux responsabilités suprêmes, il oublie déjà d’être juste, droit et visionnaire comme il avait pu l’être auparavant. Le 8 Mai 1945, à Sétif et à Guelma, les célébrations de la victoire se transforment en émeutes : une centaine de colons sont tués. Quelle est la compréhension et l’interprétation de ces événements par le pouvoir ? Quelle est la réponse des nouvelles autorités, issues de la Résistance, et rassemblées autour de De Gaulle ? La répression.
S’il est certain que nombre de grands résistants français n’ont pas pris la mesure, dès cette date, de cette trahison de l’Etat français envers les Algériens (que la rhétorique officielle continuait de distinguer des Français ou qu’elle qualifiait encore d’indigènes), De Gaulle était-il lui aussi ignorant des faits, ou tout simplement un partisan déterminé d’une Algérie Française ?
En France, « l’épuration » (c’est-à-dire la détermination, l’examen - voire le procès - de l’identité des collaborateurs et des criminels du régime de Vichy), est désorganisée, incohérente et De Gaulle fait tout ce qui est en son pouvoir pour l’atténuer, au nom d’une « unité nationale » bien pratique pour celles et ceux qui ont beaucoup à se reprocher.
Le désormais célèbre Maurice Papon passe ainsi entre les mailles du filet, grâce à un certificat de complaisance, dit de « résistance ». Si Papon avait simplement échappé à cette identification avant de disparaître dans l’anonymat et une inexistence sociale jusqu’à la fin de ses jours, De Gaulle n’aurait pas été sali par les mauvaises oeuvres du haut fonctionnaire bordelais. Mais en 1958, Maurice Papon est nommé Préfet de Paris. Sa responsabilité personnelle est engagée dans les événements du 17 octobre 1961 : des civils algériens, membres du FLN, entendent défiler pour une marche de la paix, mais les forces de police se déchaînent et les cadavres des manifestants assassinés flottent sur la Seine. Papon est maintenu dans ses fonctions.
De Gaulle est alors Président de la République, élu par 80000 « grands électeurs », à la suite d’un coup d’Etat fomenté par ses amis, profitant de la « crise d’Algérie ».
Car De Gaulle n’est pas revenu de son exil politique de manière démocratique, mais a été présenté tel le sauveur de la nation - comme Pétain l’a été en juin 40 pendant la débâcle [2] Il profite de ce "coup d’Etat permanent", selon la formule-titre d’un ouvrage de François Mitterrand, pour instaurer une République de nom et de façade, une "monarchie constitutionnelle", qui maintient un pouvoir censitaire (avec le Sénat) et au coeur de laquelle se trouve un Président de la République aux pouvoirs exorbitants. En fait-il bon usage ? Il faut constater qu’il ne règle pas la crise d’Algérie. Il va à Alger haranguer les foules d’un "Je vous ai compris" qui ne veut rien dire [3] et puis, face à l’échec humain patent d’un maintien de la France et des Français en Algérie, organise un départ dans des conditions déplorables - les premières et principales victimes de ce départ précipité étant les Harkis restés en Algérie, qui, malgré les accords d’Evian, ont été massacrés (des milliers, dizaines de milliers de victimes ?).
En France, le pays est cadenassé par la concentration des pouvoirs économiques, politiques, et médiatiques (l’ORTF dispense une information muselée, aseptisée). La démocratie est de plus en plus formelle. La contradiction entre le "grand âge du capitaine" et la déferlante de la jeunesse issue du baby-boom devient intenable et aboutit aux événements majeurs de cette décennie, avec ce que symbolise et signifie "Mai 1968".
Mais malgré "la chienlit", le "vieux Général" ne voudra pas partir. "Le sens de l’honneur" l’y contraindra en 1969, après qu’il ait perdu le référendum sur le transfert de certains pouvoirs aux régions et la transformation du Sénat.

La France a-t-elle besoin de grands hommes ?

La traduction de cette question par : la France a-t-elle besoin de grands chefs, d’un grand chef, est une trahison. Tous les pays du monde ont besoin de "grands hommes" - et soit-dit en passant, désormais, de "grandes femmes". Mais cela ne signifie pas que la structure du pouvoir doit continuer d’être archaïque, articulée autour d’une personne unique, puisque le système dépend trop alors de son génie ou de sa bêtise, si ce n’est de sa folie.
Charles de Gaulle a été incapable de "moderniser" l’organisation politique de la France parce qu’il vivait dans un culte narcissique de sa personne, réputée géniale en toutes choses, sur des références monarchistes injustifiées dans la tête d’un Président d’une République.
Mais si, dans certaines circonstances de sa vie, le Général sut faire des bons choix, il est prouvé, acté, que son conservatisme familial et social l’a conduit à choisir des hommes peu fréquentables pour des responsabilités nationales, à devenir de plus en plus manichéen, à s’identifier au Roi-du-Bien, ce qu’il n’était pas.
De De Gaulle à Chirac, en passant par Mitterrand, il faut constater cette "étrange défaite" de la République, consubstantiellement laïque : dirigée par des catholiques (dont l’un fut même proche et sympathisant de "la Cagoule"), la République Française, fondée par et dans la Revolution Française, ne parvient pas à remettre les clés du pouvoir au peuple, à réaliser la souveraineté.
Ne pas avoir trahi la République et la France n’a pas transfusé dans le cerveau et l’âme de De Gaulle génie, intelligence, sensibilité et grandeur pour toute la durée de sa vie.
Il ne fut pas l’un des "géants du 20ème siècle".


[1Cf. le livre de Marc Bloch, "L’étrange défaite", écrit dans les semaines qui ont suivi la déroute de 1940.

[2"Or, en dépit d’une erreur courante, volontiers propagée par ce dernier" (Le Pen) " de manière parfaitement contradictoire avec sa propre injonction d’amnésie, et première véritable révision historique repérable sur ce dramatique épisode, ce n’est pas la Chambre de Front Populaire élue en 1936 qui a voté les pleins pouvoirs à Pétain, mais une Assemblée bien plus large, quoique très incomplète, et notablement plus conservatrice, de députés et de sénateurs." (Gérard Boulanger, dans "A mort la Gueuse", Calmann-Lévy, 2006, page 290)
Cf. notre prochaine interview de Gérard Boulanger, pour son livre, "A mort la Gueuse" ou comment Pétain liquida la République à Bordeaux, 15,16,17 juin 1940.

[3Jacques Marseille déclare au Monde : "Le deuxième scénario est celui de la "rupture-trahison". Notre histoire en offre deux superbes. La plus belle est celle de De Gaulle, qui arrive au pouvoir en 1958 avec une opinion qui croit que, comme elle, il est pour l’Algérie française, alors qu’il est persuadé qu’il faut s’en débarrasser. Pour faire cette rupture-trahison, il faut un charisme très fort, beaucoup d’autorité et de cynisme."
Le Monde, édition du 25 Mars 2003

Commentaires

  • Votre article est lacunaire et tendancieux.Qui a rétablit les libertés en 1944 et qui a lutté contre les factieux en 1958.A l’époque tout le monde craignait l’arrivée des paras sur Paris.Laissons ce pauvre type Papon et n’oublions pas que personne n’a osé à l’époque parler de la francisque de Mitterrand, de ses rapports avec Vichy, de son amitié pour Bousquet qui est encore plus criminel que Papon.Lisez Péan, Benamou et un livre oublié du député Israelien Bar Zohar sur "L’oréal
    sans fard" vous allez apprendre des choses sur les liens de Mitterrand avec les milieux de la Cagoule et l’extrême droite.Mitterrand a été trés heureux d’utiliser la Constitution de la 5e République !Pour la modernisation de la France, voyez le programme spacial,le
    nucléaire,la téléphonie, les transports
    la recherche (laissée pour compte aujourd’hui !), la politique culturelle
    de Malraux.Tout cela vaut bien l’Opéra de la Bastille, le fiasco économique de
    Mitterrand, ses trahisons, les scandales
    économiques, les années fric, Tapie,la
    télé de Berlusconi (la 5).Mazarine entretenue par nos impots,le fiston qui
    se remplit les poches avec Patrice Pelat
    les suicides de ses amis et collaborateurs et la promotion de Le Pen
    avec la proportionnelle.Miterrand un homme de gauche non un aventurier disait
    Guy Mollet !

    • Plutôt que de lire "lacunaire", comblez les lacunes !

      Tendancieux : non. Je me suis contenté de lister un certain nombre de faits concernant les comportements, les idées, et les actions de De Gaulle. Il n’est pas un Géant, il n’est pas un individu médiocre et sans intérêt. Lorsqu’il pense et agit contre son milieu social, jusqu’en 40, il est vraiment un homme qui pense et veut "le bien" des Français. Ensuite, lorsqu’il revêt les qualités de chef, les défauts et les tares hérités de ce milieu social prennent le dessus et... Lorsque vous affirmez, par suggestion "qui a rétabli les libertés en 1944", vous commettez un amalgame d’un pouvoir populaire à un pouvoir personnel : car c’est le gouvernement issu de la Résistance qui rétablit les libertés en 1944. Les "factieux" d’Alger lui ont été bien utiles pour revenir au pouvoir... Bousquet plus criminel que Papon ? Vous voulez parler de la Seconde Guerre Mondiale, mais moi, je parle de toute son "oeuvre", de haut fonctionnaire, et une partie décisive de sa vie de haut fonctionnaire s’est déroulée alors que De Gaulle était au pouvoir.

      François Mitterrand ? Mais n’ai-je pas suggéré dans le texte qu’un proche de la Cagoule avait "viré sa cutie", ... ? L’entretien, sur ce même site, accordé par les époux Delluc, à propos du traître et du criminel, Jean Filliol, a été l’occasion de parler longuement de la Cagoule - et donc d’évoquer les amitiés cagoulardes de François Mitterrand (Charente oblige)

      La critique de la 5ème République concerne également François Mitterrand. Il est celui qui l’a condamné à sa naissance, mais il s’est volontiers glissé dans les habits du monarque présidentiel. A partir de là, il perd une part essentielle de sa crédibilité.
      Votre critique (lacunaire et tendancieuse ?) de François Mitterrand ne m’intéresse pas. Il ne s’agit pas, pour moi, de critiquer l’un pour sauver l’autre. Pour l’un et l’autre, je constate qu’ils ont été incapables de ne pas succomber aux "charmes" de la grande bourgeoisie française, et que le syndrôme de la Cour de et depuis Louis XIV a fait pencher la 5ème République vers les aristocraties, historique et capitaliste, alors que la République est fondée par ET pour le peuple.

      Quant au fait que le développement de technologies modernes (le spatial, le nucléaire, ...) serait une conséquence de la volonté et du génie gaulliens, c’est comique ! A sa place, un autre Président aurait vu apparaître ces technologies et aurait contribué à la "modernisation" de la France.

      Voir en ligne : L’action littéraire

    • Il n’est pas possible de résumer en quelques lignes l’histoire de ces 60 derniéres années.De gaulle,a bien été poussé à démissionner pae une bonne partie de la droite (Giscard et les centristes).Sa politique étrangére, la décolonisation, sa politique colbertiste ne plaisaient pas à la corbeille.A l’époque, mon pére ancien résistant-déporté avait des camarades communistes ou de gauche qui votaient de Gaulle.La grande bourgeoisie votait Lecanuet ! Le mouvement gaulliste a changé sous Pompidou pour devenir un parti conservateur.Et puis l’intégrité de l’homme est incontestable, cela change, de nos jours, magouilles à droite et à gauche !
      Pat

    • Il n’est pas possible de résumer en quelques lignes l’histoire de... Donc, taisons nous ? Vox Populi existe aussi pour dire des choses que d’autres ne disent jamais !

      De Gaulle a été poussé à démissionner par une bonne partie de la droite ? Peut-être, mais "la" gauche l’a t-elle regretté, a t-elle essayé de l’en empêcher ? Non. Le vieil homme était trop décalé...

      La décolonisation ? Vous êtes sérieux, ou vous voulez qu’on en parle plus précisément ?

      Des camarades communistes qui votaient De Gaulle ? Bien sur, l’image de l’homme de 40 l’a beaucoup aidé tout au long de sa carrière... Alors que, lui, il ne loupait pas les communistes. Le téléfilm, diffusé hier soir, a d’ailleurs le mérite de ne rien taire de son anticommunisme primaire ; et de son caractère irascible et insupportable (j’ai la vérité et tous les autres se trompent), surtout quand il ose faire la leçon à des résistants qui ont risqué leur vie pendant quatre ans ! Sans compter qu’en 44-45, il capte, de manière illégitime, toute l’autorité nationale.

      Si l’intégrité de l’homme est incontestable (et sur ce point, je ne me prononce pas, ni de manière positive, ni de manière négative), cela ne doit pas occulter ses fautes, ses erreurs, ses échecs.

      Voir en ligne : L’action littéraire

    • vive de gaulle...

    • dsl, encore un bug, et message envolé..
      En gros, considérations attristantes sur un homme... cela contribue à la facile critique de la France qui peuple ça et là notre paysage médiatico-intello cultivant la bonne conscience.
      A contre-courant de ce que l’on aimerait entendre, mais l’air du temps, la mode est à l’accusation facile, à la repentance de bon aloi. Tous ce qui contribue à "une certaine idée de la France" dans la mémoire collective nationale est récupéré par des "anti-conservateurs" autoproclamés qui proposent.. quoi ?
      Vos remarques sur les communistes sont.. attristantes. La nostalgie bolchévique est toujours vivace chez nous, preuve s’il en est d’un marquage idéologique réussi !
      J’espère que nous aurons l’occasion de débattre d’un sujet qui ne se résume pas à quelques diatribes vulgaires.

    • Vous avez écrit :

      "Quel dommage de continuer à lire de fausses accusations, des dénigrements basés sur une vision tronquée de l’histoire, teintée d’un historicisme commun aujourd’hui... On reproche à De Gaulle d’avoir balayé les communistes même ayant eu des titres de gloire résistants... Il existerait certainement aujourd’hui des "lepénistes" pouvant faire preuve de courage et bravoure, pourtant je vois mal notre belle intelligentsia de gauche s’en accomoder ! Et ceci d’une manière complètement niaiseuse, compte-tenu du danger représenté par quelques guignols déversant en particulier leur haine dans les stades, toutefois pas représentatifs de l’électorat de Le Pen... Faux prétexte, compte-tenu de la position du bloc soviétique au cours de la guerre de 40 (avant, pendant et après...). Cette volonté d’indépendance et cette "certaine idée de la France" nous a bel et bien sauvés. Nous marcherions au pas de l’oie aujourd’hui, ou boufferions des hamburgers plus que nous en ingérons déjà ( !!), ou bien travaillerions pour des kolkoses annexés du kremlin... Nos belles âmes ont décidément du mal avec cette idée d’une France grande, indépendante et forte - en dehors de la vision sucrée qu’ils peuvent en avoir-, qu’ils s’empressent bien sûr très vite de qualifier de "nationalisme social"... Sans parler de vos commentaires sur la colonisation et la contestation du rôle de De Gaulle.. Historicisme, déni de la problématique socio-économique et culturelle... Vous tentez de lire cette époque avec des filtres actuels... en 2006 où nos banlieues crament et une jeunesse pré-post pubère bourgeoise (on parle pour bon nombre d’une bourgeoisie d’état...) manifeste pour une idéologie avec toujours plus de déni d’une réalité, en se sentant l’âme de soixantehuitards... Ca, ça doit sans doute être la faute à De Gaulle... aussi :) Tout ceci est bien petit."

      Comme d’habitude, il faut lire cette logodiarrhée ! Mais OU SONT LES FAITS dans votre critique de... ? Un exemple de ce délire : critiquer de De Gaulle, ce serait faire preuve de bolchévisme ! Mais d’où une telle critique peut-elle être énoncée ?
      De l’extrême-droite ?
      Lorsque vous écrivez que vous espérez que "nous aurons l’occasion de débattre d’un sujet qui ne se résume pas à quelques diatribes vulgaires", vous parlez de ce que vous faites ! Car c’est vous qui vous trouvez dans des diatribes vulgaires. Moi, j’ai listé un certain nombre de faits : certains sont à l’honneur de De Gaulle, d’autres ne le sont pas.

      Faire la vérité sur un homme, ce n’est pas tomber dans les travers de ses panégyristes !

      Voir en ligne : L’action littéraire

    • Logodiarrhée... le terme est charmant est témoigne sans doute d’une belle obsessionalité, qui éructe en qualifiant de réac ceux qui essaient (en vain, en France) de replacer les tenants de l’idéologie communiste devant le tribunal d’une histoire qu’ils n’ont cessé (et ne cessent) de bafouer, de travestir pour tenter de la rendre conforme à leur folie. Folie faussement colorée d’humanisme.
      Votre libre intermrétation de mes propos :"critiquer De Gaulle, c’est faire preuve de bolchévisme"... mais c’est une maladie, je n’ai jamais dis cela, preuve de votre aveuglement ! J’ai simplement dit que De Gaulle a recadré les cocos quand il est arrivé au pouvoir, conscient des dangers de l’idéologie "internationaliste" qui quelques années plus tôt avait aboutit, faut-il vous le rappeler, au pacte germano-soviétique (ceci n’est sans doute pas un fait, mais né de l’imagination fascisante de certains... on a l’habitude...).
      Et puis, je maintiens ; vous renvoyez à d’autres la pauvreté d’une attaque à la mode en les insultant. Bel exemple ! Je suis sûr que vous êtes un passionné D’Hannah Ahrendt, de Koestler ou de Dostoïevski...

      En termes de faits, vous ne donnez rien d’autres qu’une idéologisation de l’histoire qui vous sied. Il est vrai que nous quittons un siècle relativiste à outrance, avec des "penseurs" déclarés à défaut d’être éclairés qui n’ont pas accepté K Popper, n’ont même plus conscience de la manipulation des "faits" qu’ils font en permanence, au point ou certains veulent y trouver la preuve de la propre couleur idéologique qu’ils y ont mise ! Ils tournent en rond, fiers de leur bonne conscience qui les autorise à toiser les "réacs" de tous bords qui les contredisent.
      Voyez-vous, si vous souhaitez que l’on discute de faits, il faudrait que vous admettiez une bonne fois pour toutes que ces faits existent en dehors de vous, de toute grille de lecture idéologique... et, de plus, éviter l’historicisme... ce qui nous ramène à un débat plus vaste que la collecte joyeuse et branchée à laquelle vous vous livrez.

      Enfin, vous évoquez donc des "faits" à l’honneur de De Gaulle... là encore, stratégie qui dit "je suis de bonne foi, je reconnais des qualités au bonhomme"... Je cherche donc toujours ces fameux "faits" !

      En terme de logochiasse (mmm tellement populo...), panégyriste n’est pas mal non plus... Faire la vérité sur un homme, ce n’est effectivement pas tomber dans les travers de ses contradicteurs tendance qui n’ont de victoire (parfois) que celle sur leur propres mots (maux ?).

      Ces fameux contradicteurs que l’ont attend toujours sur la repentance de leurs errements d’hier toujours vivaces aujourd’hui, sur la défense de causes necessitant infiniment plus de courage aujourd’hui : l’anéantissement résultant du totalitarisme idéologique qui tient lieu de cohérence dans leur esprit embrumé, processus de "pensée" dans lequel ils se retrouvent si bien à côté d’une certaine tendance indigéniste ou "Ramadaniste" de bon ton.
      Luttez aujourd’hui pour sortir de cette grille néo-marxisante à deux balles qui vous fait voir tout contradicteur tantôt comme bourgeois, tantôt comme fasciste, au choix...
      Pour en terminer avec le "débat" lancé sur De Gaulle, je vous propose de le terminer avec vos disciples qui n’en sont pas à leur première lutte ( :))au bistrot du coin, c’est sans doute là que ce "débat de fond" prendra toute son ampleur. Ou peut-être plutôt que de lancer de tels propos, faudrait-il faire preuve de plus de modestie en admettant que la vie du bonhomme (si contestable soit-il) et l’histoire ne peuvent être envisagées à travers quelques lignes pissées en référence au téléfilm du moment, mettant en scène un acteur que l’on pouvait voir sur l’autre chaîne en inspecteur La Bavure dans le Chef d’oeuuuuvre Bessonien Taxi 2.. Sacré référence, et piètre débat en effet.

    • Le gouvernement issu de la résistance rétablit les libertés en 44 !!! Mais quelle liberté, quelle libération sans De Gaulle ? Quel pouvoir des résistants sans le débarquement, le recul et l’opiniatreté d’un homme et sa foi dans son pays, sans les illusions sur son peuple... ?
      Ici encore, vous reprochez aux critiques de Mitterand de s’appuyer sur lui pour éviter une critique de De Gaulle. Mais le problème est bien que Mitterand, dans sa stratégie de défiance à l’autorité gaullienne a usé d’une même mauvaise foi que l’on trouve dans les détracteurs de De Gaulle aujourd’hui, confirmée effectivement par son opportunisme incomparable, sa fourberie mielleuse qui n’avait d’égale que sa cruauté et son cynisme politique.
      Tellement fort que ses apôtres justifient aujourd’hui cette attitude à travers la fin soit disant visée..."Le Grand Dessein"... Belle caricature oui !

      Je ne trouve absolument rien de comique à la politique gaulienne de grands travaux et de développement des infrastructures. Elle nous fait vivre encore tous les jours aujourd’hui et a assuré des rayonnements technologiques et économiques dont la portée effectivement vous dépasse. Qu’il est nul de dire que n’importe qui aurait fait pareil, qu’en savez-vous ???

    • Vous avez écrit également :

      "Logodiarrhée... le terme est charmant est témoigne sans doute d’une belle obsessionalité, qui éructe en qualifiant de réac ceux qui essaient (en vain, en France) de replacer les tenants de l’idéologie communiste devant le tribunal d’une histoire qu’ils n’ont cessé (et ne cessent) de bafouer, de travestir pour tenter de la rendre conforme à leur folie. Folie faussement colorée d’humanisme. Votre libre intermrétation de mes propos :"critiquer De Gaulle, c’est faire preuve de bolchévisme"... mais c’est une maladie, je n’ai jamais dis cela, preuve de votre aveuglement ! J’ai simplement dit que De Gaulle a recadré les cocos quand il est arrivé au pouvoir, conscient des dangers de l’idéologie "internationaliste" qui quelques années plus tôt avait aboutit, faut-il vous le rappeler, au pacte germano-soviétique (ceci n’est sans doute pas un fait, mais né de l’imagination fascisante de certains... on a l’habitude...). Et puis, je maintiens ; vous renvoyez à d’autres la pauvreté d’une attaque à la mode en les insultant. Bel exemple ! Je suis sûr que vous êtes un passionné D’Hannah Ahrendt, de Koestler ou de Dostoïevski...

      En termes de faits, vous ne donnez rien d’autres qu’une idéologisation de l’histoire qui vous sied. Il est vrai que nous quittons un siècle relativiste à outrance, avec des "penseurs" déclarés à défaut d’être éclairés qui n’ont pas accepté K Popper, n’ont même plus conscience de la manipulation des "faits" qu’ils font en permanence, au point ou certains veulent y trouver la preuve de la propre couleur idéologique qu’ils y ont mise ! Ils tournent en rond, fiers de leur bonne conscience qui les autorise à toiser les "réacs" de tous bords qui les contredisent. Voyez-vous, si vous souhaitez que l’on discute de faits, il faudrait que vous admettiez une bonne fois pour toutes que ces faits existent en dehors de vous, de toute grille de lecture idéologique... et, de plus, éviter l’historicisme... ce qui nous ramène à un débat plus vaste que la collecte joyeuse et branchée à laquelle vous vous livrez.

      Enfin, vous évoquez donc des "faits" à l’honneur de De Gaulle... là encore, stratégie qui dit "je suis de bonne foi, je reconnais des qualités au bonhomme"... Je cherche donc toujours ces fameux "faits" !

      En terme de logochiasse (mmm tellement populo...), panégyriste n’est pas mal non plus... Faire la vérité sur un homme, ce n’est effectivement pas tomber dans les travers de ses contradicteurs tendance qui n’ont de victoire (parfois) que celle sur leur propres mots (maux ?).

      Ces fameux contradicteurs que l’ont attend toujours sur la repentance de leurs errements d’hier toujours vivaces aujourd’hui, sur la défense de causes necessitant infiniment plus de courage aujourd’hui : l’anéantissement résultant du totalitarisme idéologique qui tient lieu de cohérence dans leur esprit embrumé, processus de "pensée" dans lequel ils se retrouvent si bien à côté d’une certaine tendance indigéniste ou "Ramadaniste" de bon ton. Luttez aujourd’hui pour sortir de cette grille néo-marxisante à deux balles qui vous fait voir tout contradicteur tantôt comme bourgeois, tantôt comme fasciste, au choix... Piètre débat en effet."

      Les tenants de l’idéologie communiste devant le Tribunal de l’Histoire ? En effet, vous ne me trouverez pas à vos côtés. Car je distingue le "soviétisme" du "communisme" ; ou encore le ying et le yang chinois du communisme - la Chine d’aujourd’hui : la plus grande réserve d’esclaves pour le capitalisme. Pour ma part, je n’oublie pas que la majorité de ceux et de celles qui ont résisté au nazisme étaient des hommes et des femmes de gauche, ne vous en déplaise ; il est vrai qu’il y a eu aussi des hommes de droite et même d’extrême-droite qui le furent, parce qu’ils firent passer leur amour de la patrie avant celle de leur classe. Mais qu’ils soient communistes, socialistes, républicains, anarchistes..., les hommes et les femmes de gauche qui se sont battus contre le nazisme en France l’ont fait par et pour l’humanité, et pas seulement pour défendre leur patrie.

      Vous n’avez jamais dit que... ? Mais relisez-vous ! Vous accusez celui qui critique De Gaulle d’être sensible aux sirènes du bolchévisme !

      Le pacte germano-soviétique ? Entre un futur génocidaire et un boucher paranoïaque, une telle concorde à l’entrée de la guerre n’est pas surprenante ; surtout qu’il s’agissait pour l’un et pour l’autre de ne pas se dévorer tout de suite, puisqu’ils n’étaient pas prêts. Mais je pense que, malgré sa folie personnelle, Staline n’était pas assez idiot pour ne pas savoir que les nazis plaçaient le "communisme" (qui n’en fut pas un à mes yeux) en tête de la liste des ennemis...

      Vous insulter ? Je vous ai posé une question. Est-ce que vous mesurez ou non que votre critique relève d’une pensée d’extrême-droite (Mitterrand, les cocos, ..., toute votre sémantique converge) ? Est-ce que vous l’assumez ?

      Et vous avez tout faux : Hannah Arendt énonce, certes, des vérités parfois intéressantes, mais m’ennuie en général. Dostoïevski est loin d’être mon auteur préféré. Quant à Koestler, c’est un penseur intéressant, mais il n’est pas mon maître à penser !

      Vous prétendez que je me livre à une "idéologisation des faits". Pourtant, pour ne parler que de ce fait, lorsque De Gaulle revient au pouvoir en 1958, j’approuve la qualification de "coup d’Etat". Si vous avez vu les deux films diffusés sur France 2, dont la mise en scène et les dialogues paraissent baser sur des témoignages de valeur, il faut constater que les gaullistes, de 55 à 58, préparent ce qu’ils définissent eux-mêmes comme un coup d’Etat ! nécessaire à leurs yeux, mais un coup d’Etat tout de même, alors...

      Vous cherchez ces faits à l’honneur de De Gaulle ? Pourtant, mon papier est précis. Lorsque De Gaulle résiste ou n’adhère pas aux théories et aux objectifs de sa classe sociale, avant 40, il est un homme remarquable. Ensuite, plus il avance vers le pouvoir, plus il décline dans la mesure où il ressemble trop à ceux qui l’ont précédé, dans les défauts de l’homme de pouvoir : arrogance, suffisance, mépris des autres, ...

      Voir en ligne : L’action littéraire

    • Bien. Vous distinguez donc le communisme du sovietisme. Belle pirouette linguistique. Je m’en vais donc distinguer le lepénisme du national-socialisme, et, somme toute, je peux trouver certaine légitimité et arguments à le faire. Mais comment intellectuellement et surtout humainement (puisque nous en sommes déjà ici à la comptabilisation des souffrances tenant lieu de légitimation idéologique...) justifier cette élégance intellectuelle ? Vous ne la tolérez pas vis à vis de ce que vous nommez pêle-mêle "l’extrême droite", joli fourre tout bien pratique, et vous l’octroyez sans gêne. Malheureusement pas surprenant quand on sait qu’une telle dialectique a fait les beaux jours du communisme, idéologie meutrière s’il en est -il y a encore du travail en matière de devoir de mémoire-, dont certains nostalgiques occidentaux aujourd’hui tentent de travestir l’essence en incriminant ce qui ne serait somme toute que des "dérives" ou de mauvaises "interprétations" du texte sacré de Marx, ou des aspirations de Baboeuf, générant toujours des vocations chez les nouveaux robins des bois des temps modernes. Il m’insupporte d’entendre encore aujourd’hui, spécialement en France, ce discours en même temps que la lubie de voir des fascistes partout. Irez vous jusqu’à l’attitude de Mouloud Aounit qui se discrédite de plus en plus vis-à-vis des "fidèles" de l’humanisme moderne en criant au fasciste dès qu’on touche à un voile ou un turban ou bientôt un poignard sikh ?
      D’accord sur le fait que la Chine contient aujourd’hui un réservoir "inespéré" pour un capitalisme pur et dur... une matière humaine idéale, car bien formatée finalement pour supporter des conditions socio-économiques dures et superbement conditionnée idéologiquement... Un grand merci au grand timonier et ses successeurs !
      Vous parlez de résistance au nazisme... et de l’attitude de gens de gauche... Où était la gauche européenne dès 1933 ? Si l’on remonte plus loin, où était-elle encore lors de l’affaire Dreyfus ? J’attends toujours que l’on me démontre ses qualité autoproclamées d’anti-fascisme-racisme et d’anti-anti-sémite...
      L’amour d’une patrie signifie pour vous quelques chose de "sale". J’y vois pour ma part la reconnaissance, l’identification de valeurs pour un peuple -pas forcément sensible à la rhétorique marxiste les désignant à travers leur classe sociale- à travers la nation, ce que d’aucun seront tentés de qualifier de nationalisme. Mais que propose la gauche finalement aujourd’hui à travers une surprotection étatique aboutissant nécessairement à une forme de nationalisme que nos voisins européens ne cessent de nous reprocher ? N’ayant plus le grand frère rouge, une forme d’internationalisme effréné butte contre la réalité d’un monde où la fameuse trame idéologique se plaque péniblement ; il y a bien les altermondialistes, me direz-vous...
      Je ne pense réellement pas que les résistants n’affirmant pas forcément de valeurs de gauche pendant la guerre, ne se battaient pas pour des valeurs intériorisées et transmises par leur sentiment d’appartenance à une nation dont ils étaient fiers et delaquelle ils se sentaient redevables... certainement pas pour des idéaux intellectualisés. Qu’est-ce-qui est bien ?
      Qu’est-ce-qui est pire ?

      Je maintiens que je n’utilise pas votre rhétorique qui consiste à "traiter" de bolchéviques ceux qui ne sont pas d’accord avec moi. Mais je crains de ne pouvoir vous en convaincre !

      Sur Staline, si vous admettez qu’il fut un boucher, vous identifiez la paranoïa d’hitler à son idéologie. Pourquoi ne le faites-vous pas du premier ?

      Le pompon est d’apprendre enfin que ma sémantique relève de l’extrême droite... Parce-que je dis les cocos ?? plutôt affectueux en effet pour des criminels qui continuent à propager une bonne conscience écoeurante.
      Parce-que j’énonce des traits de caractère de Mitterand ??? Je ne comprends pas.
      Au regret de vous choquer, je l’assume mais alors... complètement !

      Au sujet des auteurs mentionnés, j’ai donc tout bon, et vous semblez mal avoir perçu mon ironie : je me doute bien qu’ils ne sont pas votre tasse de thé, vu le mépris idéologique des faits que vous entretenez en permanence. Pourtant Harendt reste s’il en est un exemple de lucidité vis à vis des mécanismes de la pensée totalitaire, il ne me semble pas que l’on puisse qualifier ses écrits de fascisant.. Harendt d’extrême droite, vous devriez tenter un essais, il ferait...fureur (pardon !).
      Je ne conteste pas complètement votre vision du coup d’état, ceci dit, dans l’apréciation d’un évènement débordant un cadre juridique défini, la fin définit, selon le point de vue idéologique que l’on embrasse, le choix des termes... Que ce qualificatif de coup d’état ait été lancé par Mitterand ne vous inquiette pas quand au fondement de cette appréciation !
      De Gaulle n’était pas un professionnel de la politique, je vous le concède. C’était un militaire, un homme dans l’action. On peut évidemment lui reprocher son attitude face au pouvoir. Je constate que bon nombre de professionnels de la politique depuis n’ont pas su montrer plus de retenue, moins de mépris et de suffisance, tout en n’ayant pu se prévaloir d’un destin qui les a placé aux plus hautes responsabilité d’une nation, puis d’un état... c’est peut-être à méditer avant de réduire la valeur d’un homme à ces défauts...

    • Pirouette linguistique ? Non : histoire de la langue et de la pensée

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Communisme

      Heureusement que vous êtes là pour que nous apprenions à distinguer entre le lepénisme et le national-socialisme ! Car, effectivement, les différences sont notables et connues. Faut-il vous les indiquer ? Et ce n’est pas parce que le lepénisme n’est pas identifiable au national-socialisme que le lepénisme est sympathique !

      Ou votre mauvaise foi est évidente, ou votre ignorance éclate au grand jour : le "communisme" est un projet, que quelques uns qualifient même d’utopie, dont la première "réalisation", théorique, revient à Platon. Vous voyez que de Platon jusqu’au 20ème siècle, de l’eau a coulé sous les ponts, et des penseurs ont repris, à leur manière, ce projet. Le soviétisme a prétendu réaliser le communisme. C’était son droit - d’y prétendre. Sauf que le système était tout sauf égalitaire... Donc, l’URSS n’était pas un pays communiste - et il en va de même avec la Chine d’aujourd’hui.

      Le communisme fut-il une idéologie meurtrière ? Je vais vous surprendre peut-être, mais je crois que vous avez raison. Elle est meurtrière à l’égard des systèmes, des organisations, des partis, des personnes, qui soutiennent la hiérarchie, ... Réaliser le communisme, c’est tuer la société de classes. La question est : faut-il tuer pour... ?

      Votre question, concernant un rapprochement spirituel avec Mouloud Aounit, est ridicule, mais aussi perverse : ridicule, puisque, sur Vox Populi, nous (moi et d’autres) avons publié des articles qui défendent une laïcité sans compromis face à l’assaut des sectes "religieuses" ; perverse, parce que vous voulez lier la critique du fascisme à la personne, délirante, de Mouloud Aounit. Bien tenté, mais désolé, cela ne marche pas. Le fascisme est une réalité historique, et l’utilisation de son concept est toujours pertinente. Mouloud Aounit en fait usage, il n’est pas le seul, et il faut considérer la manière dont ce concept est utilisé, au regard des comportements et des choix de chaque personne qui en fait usage.

      Où était la gauche européenne dès 33 ? Vous plaisantez ? La gauche allemande a été envoyée dans les camps de concentration, qui ont été ouverts pour elle. La gauche européenne et internationale s’est largement engagée dans la guerre civile espagnole, aux côtés des Républicains. Pendant que des cagoulards faisaient sauter des hangars où étaient entreposés des avions français, prêts à servir pour défendre les Républicains ("cadeaux" du Front Populaire).

      L’amour d’une patrie signifie toujours quelque chose de sale ? Non. Cet amour n’est pas identique, selon les individus et les groupes. Je suis français, et j’aime ma patrie, parce qu’elle fut, parce qu’elle est la patrie de la Révolution ; mais je ne peux aimer ma patrie d’une manière aveugle et totale, en oubliant... la liste est trop longue, et je l’ai déjà énoncé. "L’amour de la patrie" des cagoulards qui ont décidé de résister à l’Allemagne nazie me semble réducteur : ils se battaient "pour" les Français et rien que pour les Français. Je pense que beaucoup de résistants se sont, eux, battus pour l’Humanité, sa diversité, sa fraternité - c’est un amour qui va au-delà de sa patrie.

      Vous mélangez tout. Un exemple :

      " Mais que propose la gauche finalement aujourd’hui à travers une surprotection étatique aboutissant nécessairement à une forme de nationalisme que nos voisins européens ne cessent de nous reprocher ?"

      Un voisin européen a reproché à l’Etat français ce nationalisme économique : l’Italie ! Et cela concernait une affaire de capital, et non cette surprotection que vous liez à la gauche, et qui pour elle n’a pas le même sens, puisqu’il s’agit de "protéger" les citoyens (sécurité sociale).

      Concernant Hitler, je n’identifie pas sa paranoïa à son idéologie : sa paranoïa a alimenté, nourri, fondé son idéologie. Avec Staline, la logique de la guerre contre les pays impérialistes lui a permis de liquider l’ensemble de ceux qui constituaient une menace à ses yeux, en affirmant qu’ils étaient des traîtres. Quel rapport avec le communisme ?

      Le mépris des faits historiques ? Quelle blague ! Depuis le début de notre "dialogue", je suis le seul à faire référence à des faits ; vous, vous êtes dans l’incrimination intellectuelle et personnelle, uniquement. Donc, ou bien vous tentez de nourrir vos propos avec des faits, ou bien il faut cesser de discuter puisque vous passez du coq à l’âne. Je n’ai pas vocation à perdre mon temps à ce point.

      Voir en ligne : L’action littéraire

    • Belle suffisance.. Mais n’ayez crainte, je daignerai répondre à votre flot continu d’insanités idéologiques... avec des faits et pas une interprétation de ce que je voudrais que la réalité soit. Et sans mépris, comme le souhaite GSD, mais vraisemblablement vous ne semblez pas concerné à ses yeux par cette attitude... C curieux comme on distingue le mépris chez celui qui ne partage pas son opinion... Le communisme, une religion d’amour :)
      Je vous répondrais donc dès que le temps me le permet, et je veillerai - surtout- à ne pas mobiliser votre temps précieux de penseur averti.

    • comment peut on lire l’histoire avec tant d’aveuglement ? En 1940, ce général fuit la France pour demander aux autres d’entrer en résistance. Il se met à l’abri et laisse les autres aller au combat. C’est du jamais vu pour un "héros". Léonidas est mort avec ses troupes, Davy Crockett également, nos légionnaires aussi, à Camerone, ont eu le sens du sacrifice suprême pour défendre leur cause. Pas De Gaulle... Lui, il a bien aimé envoyer les autres au feu... Quel "héros" ! Le plus fort c’est que les français l’ont ensuite mis sur un piédestal (les Américains, eux, étaient beaucoup plus circonspects sur cet olibrius). Quels cons ces Français. Mais , après tout, ils ont les héros qu’ils méritent

    • Voici un commentaire énigmatique. "Comment peut on..." ? Comment comprendre ? ! Fuir la France pour aller s’installer à Londres, cela peut se comprendre. Les chefs de guerre cités dans le commentaire appartiennent à une autre époque. Des combattants ne peuvent se permettre de perdre leurs chefs, s’ils sont bons. Entre Alexandre le Grand, au milieu de ses soldats et les chefs de guerre d’aujourd’hui, il y a des siècles d’Histoire et désormais "la guerre industrielle". De Gaulle est en Angleterre, bien. Mais qu’une fois revenu en France, il veuille incarner TOUTE la Résistance en effaçant celle qui a vécu à ses risques et périls en France, non. La mort de Moulin lui a ouvert un boulevard. Moulin vivant à la fin de la guerre, c’eut été une autre musique. Par contre, après la guerre et jusqu’en 1969, son bilan n’est pas brillant : une République monarchiste à tendance dictatoriale (ah, la liberté des médias dans les années 60...), des nominations scandaleuses (Papon, préfet de Paris), des reniements de sa parole (les Harkis abandonnés en Algérie) et la reconnaissance d’une faute au moment de son départ, "nous n’avons pas fait assez contre Vichy".

      Voir en ligne : L’action littéraire

    • vous avez tout compris. jean moulin en a fait les frais.
      un jour justice sera faite. merci

    • analyse superficielle et erronnée sur plusieurs points, vous n’avez pas assez enquêter, les médias ne racontent que des histoires
      RPF

    • A bon ? Lesquels ? C’est plutôt votre post qui me paraît bien superficiel...
      GSD

  • Après la nouvelle diffusion d’Ete 44, sur France 3, le De Gaulle de la Libération ne parvient pas à chasser le naturel, et chez lui, il se fait entendre comme un galop. Alors qu’il a seulement dirigé la Résistance depuis l’Angleterre, que cet asile lui a permis de rester en vie (à la différence de Jean Moulin), son obsession est d’empêcher la Résistance, le CNR, de prendre le pouvoir, et à cause de cette obsession, il va offrir le pouvoir aux hommes des partis d’avant 40 ! Là où il débarque, à Bordeaux, à Toulouse, à Paris, il morigène les hommes qui ont pris tous les risques, parce que "l’ordre", chez lui, sacré, n’est pas assez respecté !

    http://fr.docderef.com/fr.ete44.html

    Voir en ligne : L’action littéraire

  • Un manque flagrant de contextualisation dans dans votre analyse qui me dégoûte et je pèse mes mots

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