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WILLIAM NASARRE : CONFIDENCES DÉRANGEANTES D'UN HOMME D'ÉGLISEWILLIAM NASARRE : CONFIDENCES DÉRANGEANTES D’UN HOMME D’ÉGLISE

dimanche 4 juin 2006, par Jean Christophe Grellety

Dans un ouvrage intitulé "Confidences dérangeantes d’un homme d’Eglise", William Nasarre raconte son parcours qui l’a conduit à devenir prêtre, et à connaître, de l’intérieur, les hommes d’Eglise. Dans le landerneau de la côte basque, ses "révélations" représentent une nouvelle douche froide pour beaucoup de chrétiens. Un document, un témoignage supplémentaire à ajouter au dossier "Humanité versus Eglise catholique"...

VP : William Nasarre, quel âge avez-vous aujourd’hui ?

WN : 33 ans.

VP : Et il y a peu, vous étiez prêtre, dans et pour l’Eglise catholique. A quel âge vous est-il venu l’idée, le voeu, de devenir prêtre ?

WN : A 8 ans. Je suis allé à la messe pour la première fois, et, en voyant le prêtre officier, célébrer la messe, il m’a semblé qu’il faisait quelque chose qui le dépassait et qui était merveilleux. J’ai suivi le catéchisme, parce que je m’intéressais à l’histoire de la religion, mais j’étais briefé par des gens qui étaient issus de Mai 68. Lorsque j’ai dit au curé qui nous faisait le catéchisme que je voulais devenir prêtre, il m’a ri au nez. Pendant toute cette première partie de ma jeunesse, l’encadrement était très « laxiste », mais dans le bon sens du terme.

VP : A quel âge êtes-vous entré au séminaire ?

WN : A 21 ans. Et j’ai été ordonné à 30.

VP : Une formation de 9 années ?

WN : Oui, on m’a beaucoup freiné. Et puis, quand j’ai commencé à faire mes années de séminaire, c’étaient des années florissantes pour l’Eglise, nous étions très nombreux et nous côtoyions des séminaristes qui avaient beaucoup d’expérience, beaucoup de vécu. Je veux parler également, et surtout, de vécu sexuel. Car c’est là que le harcèlement sexuel a commencé. Un séminariste a été renvoyé, mais c’est celui qui précisément avait été victime de harcèlement...

VP : L’Eglise aime bien les coupables...?

WN : En tout cas, l’autorité nous disait, « ne vous inquiétez pas, on s’occupe de tout, il n’y aura plus de problèmes », mais pour moi, ce fut le début de la dégringolade, un enfer pendant plusieurs années, parce que j’ai dénoncé cette situation, ces agissements.

VP : Pavés, par ces fils du Seigneur, de « bonnes intentions » ! Réaliser l’enfer sur terre, c’est apporter une preuve de l’existence du diable, au moins ! Mais comment peut-on réussir à vivre dans l’enfer ?

WN : Ma mère a eu un cancer. Pour sa chimiothérapie, je sortais tous les lundi, pour aller la retrouver et la soutenir.
On ne m’a même pas aidé ni soutenu lorsque j’ai annoncé le cancer de ma mère. Un ami, lui, m’a épaulé pendant cette période très difficile. Je vivais dans la peur quotidienne, mais je voulais être prêtre, la foi m’aidait à tenir bon.
Pendant la messe, les participants sont parfois conviés à se donner le geste de paix.
Moi, mes coreligionnaires me le refusaient systématiquement ! J’étais le vilain petit canard noir qui avait parlé...
Lorsque ma mère est décédée, j’ai reçu une lettre de mon supérieur qui m’indiquait que je devais accomplir une troisième année de stage. En fait, l’Eglise m’invitait, sans mot dire, à partir de moi-même. On ne vous vire pas, on vous harcèle, et on vous pousse à partir.

VP : Depuis des lustres, l’Eglise représente une organisation de mâles, qui excluent les femmes, des mâles qui vivent entre eux. L’homosexualité est une conséquence de cette situation. Or, les prêtres n’ont pas le droit de la pratiquer, puisque l’Eglise les invite à vivre comme s’ils n’avaient pas de corps...
Mais qu’en est-il dans la réalité ?

WN : Nous avons un corps ! L’Eglise nous demande de nier notre incarnation, notre sensibilité. Mais ce n’est pas dans la prière que l’on peut réussir à trouver les forces pour réfréner des pulsions ou des mouvements de désir envers une autre personne.

VP : Car en niant ainsi la condition humaine, on favorise le développement de perversions. Et l’Eglise a effectivement favorisé de telles perversions, si l’on en croit la lecture de la rubrique des faits divers. Je pense notamment aux affaires de pédophilie.

WN : On n’a pas le droit de castrer l’homme. Un homme peut donner de sa personne, mais aussi aimer et être aimé. Je suis, bien sûr, favorable au mariage des prêtres.
Car, dans la réalité, beaucoup de prêtres ont une compagne, ou un compagnon...

VP : Une compagne...
Mais si l’organisation catholique est si fermée aux femmes, on peut faire l’hypothèse que ces dirigeants principaux, homosexuels déclarés ou non, rejettent la sexualité, parce qu’elle signifie, socialement, pour le monde des profanes, les rapports homme-femme.

WN : En tout cas, pendant notre formation au séminaire, on nous apprenait à nous méfier des femmes, à nous tenir à distance.

VP : Avec la sortie du film « Da Vinci Code », la polémique a repris du poil de la bête, puisque l’Opus Dei mène une campagne d’information afin d’opposer les « vérités » aux « erreurs ». On ne sait pas d’où elle tire ses informations, car, sur Jésus, comment savoir autre chose que ce que nous racontent les prétendues « bonnes nouvelles » ?

WN : Et ces nouvelles concernent un homme qui avait 33 ans, et ne nous parle que de la dernière année de sa vie. Mais qu’a-t-il fait avant ? A-t-il vécu ? A-t-il vécu avec une femme ? A-t-il été marié ? Peut-être que quelqu’un sait quelque chose là-dessus, quelque part ; peut-être y a-t-il des textes...

VP : Dans la bibliothèque du Vatican ? Mais ses trésors sont propriété de l’Eglise...
Et puis le secret absolu tient peut-être dans l’inexistence de Jésus !
Quand vous êtes devenu prêtre, comment avez-vous vécu cette « transformation » ? Une partie du calvaire était terminée...

WN : Lorsque j’ai été ordonné, je me suis dit, « maintenant, je fais ce que je veux ». J’ai donc officié la messe de manière différente. Pour moi, la messe devait être associée à la joie. J’ai donc réalisé des messes « festives ». Je prêchais sans papier ; les croyants pouvaient prendre la parole. Pour l’Eglise, j’étais trop original, et très populaire !

VP : Mais vous êtes parti...

WN : Au nom de l’amour, oui, et vous saurez pourquoi dans quelques jours ou semaines, j’ai encore beaucoup de choses à dire...

Entretien réalisé par Jean-Christophe Grellety, le samedi 3 Juin 2006, à propos de l’ouvrage, "Confidences dérangeantes d’un homme d’Eglise"

NB de la rédaction au 20/06/07 :
Dans la mesure où certains de nos lecteurs ne lisent pas les posts qui suivent (il faut dire qu’ils sont nombreux), deux rappels :
- 1) Inutile de nous écrire, cette liste de commentaires est close pour cause d’affluence et de certains posts d’un goût douteux.
- 2) Pour ceux qui ont le désir d’écrire à William Nasarre dans un esprit de fraternité, nous le souhaitons, vous pouvez le faire sans passer par nous à l’adresse suivante : confidences.nasarre@free.fr
Bonne continuation à tous !


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